Ces 3 géants cumulent un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros en 2024 et quasiment 20 milliards d’euros de profits en vivant au crochet des États. Les détournements d’argent public via la prime à la reconversion et le bonus écologique sont de 10 milliards d’euros depuis 2020, directement dans les poches des actionnaires.
À Dunkerque, Arcelor Mittal va toucher 1,2 milliards d’aides publiques pour décarboniser un de ses deux sites de production et fermer l’autre en licenciant 630 travailleurs.
Renault a bénéficié de quasi 1 milliard d’euros d’aides à la compétitivité ces 5 dernières années tout en licenciant 5 000 travailleurs. La démission du PDG a démontré la stratégie mensongère du groupe : il n’y aura pas de production de véhicules électriques, les lignes de production vont s’arrêter, les brevets vendus et la recherche délocalisée.
Le site historique PSA de Poissy est en cours de fermeture bien que sa direction mente en affirmant que c’est faux. L’usine va être vendue au PSG pour en faire un nouveau stade ! À partir de septembre, il n’y aura plus de modèle de voiture prévu à la production. On n’a pas à payer parce que les capitalistes ne font pas assez de profits à leur goût !
Il faut exproprier les actionnaires propriétaires de ces multinationales, sans indemnité ni rachat. Les syndicats doivent mettre au centre des revendications la nationalisation sous le contrôle des travailleurs car c’est la seule façon d’obtenir zéro licenciement. Pour gagner ça, il ne faut pas compter sur le gouvernement mais sur les travailleurs et leurs organisations, sur une base d’indépendance de classe !
Article paru dans l’Égalité n°229, par Mathieu
