Quelle est la stratégie des capitalistes français ?

Les mandats de Macron ont bien servi le CAC 40 : luxe, banques, aviation, construction, armement, tourisme et énergie. Ces secteurs sont prioritaires pour le capitalisme français.

L’autre grosse volonté est de faire de la France le pôle européen logistique. Il y a les projets d’autoroutes qui passent en force, le canal Le Havre-Dunkerque, la mise à gabarit de l’Oise, et des méga pôles logistiques dans le nord. Le but est de faire circuler toujours plus vite les marchandises, au mépris de l’environnement.

À cela s’ajoute le développement d’une grosse filière bois. Ainsi, Alliance Forêt Bois rachète et détruit nos forêts vivantes, remplacées par des champs de pins maritimes, qui poussent plus rapidement.

Les capitalistes français sont si gourmands de dividendes que le sous-investissement chronique leur a fait abandonner la course avec les États-Unis et la Chine sur les nouvelles technologies. Ils n’ont d’autres choix que de se servir de leurs modèles dans l’informatique, l’IA… pour ensuite revendre des services ou se lancer dans le marché du stockage des données avec la multiplication des datacenters.

Même chose avec le retard pris dans l’automobile : Stellantis fait tourner ses usines à 55 % et a fait une alliance avec la multinationale chinoise Dongfeng pour produire des voitures électriques à Rennes et Flins et « rentabiliser » ces sites.

Tout le reste de la production industrielle a été plus ou moins abandonné. Depuis 2014, l’État a laissé faire la vente de plus de 1 600 entreprises, dont une bonne partie à des fonds de pensions américains. La désindustrialisation continue avec des fermetures et 75 000 emplois menacés en ce moment.
Les travailleurs n’ont pas à payer par leur licenciement, le chômage ou par la destruction de l’environnement les choix des capitalistes pour leurs profits.

Il faut exproprier sans indemnité toutes les entreprises qui licencient et les placer en propriété publique sous le contrôle démocratique des travailleurs !

Article paru dans L’Égalité n°236 par Malou