Pour la nationalisation d’Arcelor ! [Dossier chômage 4/5]

La bataille pour les aciéries d’Arcelor est portée sur le terrain parlementaire, il faudrait une lutte déterminée qui arracherait une véritable mise en propriété publique. ArcelorMittal avait déjà été racheté par l’État, des sites entiers avaient été fermés. Une fois le groupe renfloué par les fonds publics et les profits retrouvés par des licenciements massifs, il fut de nouveau privatisé. Dans la même veine, la renationalisation d’EDF par Macron, en 2022, leur permet en fait de continuer la vente à la découpe en contrôlant l’entreprise.

Grève et rassemblement des travailleurs d’Arcelor le 13 mai à Paris

Ces projets engendrent des suppressions d’emplois directs et indirects. Leurs « nationalisations » ne sont pas les nôtres. Quand nous revendiquons la nationalisation, nous entendons sa mise en propriété publique, donc collective, sous contrôle ouvrier démocratique, afin de répondre à nos besoins. Elle n’est pas temporaire, et ne comporte ni rachat ni indemnités pour les capitalistes expropriés. La mise en propriété publique pour aller vers la propriété collective des moyens de production et le contrôle de l’économie par la classe ouvrière.

4eme article de notre dossier consacré au chômage paru dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026)