
Nouvelle année, nouvelle averse de licenciements : c’est donc 15 000 salariés de chez Arcelormittal, Bosch, Brandt, ou encore Stellantis, qui voient leurs emplois menacés. Pourtant, ces salariés, comme leurs collègues, ont permis à ces mêmes entreprises de ramasser un chiffre d’affaire de plus de 140 milliards d’euros, rien qu’à elles quatre ! Le public n’est pas en reste, 3 000 postes supprimés dans la fonction publique et le gouvernement veut le « non-remplacement d’1 fonctionnaire sur 3 ». Au total, la CGT recense 483 plans de suppression d’emploi depuis septembre 2023 et estime qu’il y a 300 000 emplois supprimés. C’est une estimation basse, il faut ajouter tous les plans de licenciements déguisés qui ne sont comptés nulle part !
Ces groupes industriels justifient cette hécatombe par « la concurrence chinoise ». Un joli épouvantail qui nous ferait presque oublier que ce sont ces mêmes multinationales qui délocalisent leurs productions pour assurer leurs bénéfices. Même avec 37,2 milliards d’euros de bénéfices en 2025, Stellantis évoque la fermeture de l’usine de Poissy et sa reconversion en stade tout neuf pour le PSG, tant pis pour les travailleurs et leurs familles.
Malheureusement, on voit souvent que les syndicats déposent les armes immédiatement en négociant uniquement le plan de licenciement. Or, ce n’est pas à nous de payer la crise des capitalistes, les travailleurs menacés doivent lutter en revendiquant « pas une suppression d’emploi, zéro licenciement ! ». Nous produisons, nous créons la richesse : luttons pour le contrôle et la gestion des emplois par les travailleurs eux-mêmes !
2eme article de notre dossier consacré au chômage paru dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026), par Pierre
