Loi anti-fast fashion : un petit caillou sur le chemin des capitalistes (asiatiques)

Une loi « anti-fast fashion » a été adoptée le 29 juin… 2 ans et demi après sa présentation. Ce gouvernement est bien plus rapide à faire des coupes budgétaires !

Les habitants d’Accra (Ghana) submergés de déchets textiles. Le « recyclage » des vêtements usés (dont une grande partie de ceux qu’on donne aux bornes, pensant qu’ils vont resservir) est en fait un vaste et opaque business impérialiste sur le dos des travailleurs, des enfants et de l’environnement, surtout en Afrique. Un problème colossal que des actions individuelles ne pourront jamais résoudre. C’est tout le mode de production capitaliste qui est responsable !

La loi instaure un malus de 10 € maximum répercutable sur le prix des vêtements issus de « l’ultra fast fashion » (Shein), et une interdiction de publicité. La loi est un genre de taxe censée dissuader d’acheter ces produits de mauvaise qualité et pas cher. Comme si acheter des choses de mauvaise qualité était un « choix » pour les millions d’entre nous qui avons peu de moyens.

L’hypocrisie, c’est que cette loi épargne la fast fashion française, dont l’impact environnemental et la production sont similaires, comme par exemple Kiabi… Pas surprenant : cette marque appartient à Mulliez (Auchan, Leroy Merlin…), 8e fortune française.

Cette loi suit la logique du gouvernement : une politique bourgeoise pour les profits des capitalistes français. Ceux du textile cherchent de la main d’œuvre payée au lance-pierre, travaillant 12 h ou plus par jour, manipulant des produits toxiques dans des conditions déplorables, afin d’accroître leur profit. Il n’est question que de ça sous le capitalisme. Vu que ces vêtements nécessitent peu de temps de travail, le seul moyen pour ces capitalistes d’augmenter les profits est de surexploiter les travailleurs et d’inonder le marché. Ils ont produit assez pour vêtir la population mondiale jusqu’en 2100 !

Il n’y a pas de solution à ces productions hyper-polluantes sous le capitalisme et sa production marchande dictée par le profit. Sous le socialisme, l’industrie textile ne fabriquera que des produits de très haute qualité, résistants, sains, et selon nos besoins sur le temps long.

Par Clément

Article publié dans L’Égalité n°235