Défendons les acquis de la révolution cubaine

Cuba restait un des derniers pays se réclamant ouvertement du socialisme et s’opposant fermement à l’impérialisme américain. Né de la lutte révolutionnaire de 1959 menée par Che Guevara, Cuba a survécu au blocus économique et à l’effondrement de l’URSS, qui a plongé le pays dans une crise profonde. L’économie demeure fragile, marquée par la dépendance au tourisme, aux envois de fonds depuis l’émigration et aux alliances régionales comme celle avec le Venezuela, lui-même en crise. L’île est dirigée par une bureaucratie qui étouffe le peuple et qui libéralise l’économie depuis les années 1990.

La bureaucratie contre la révolution

La bureaucratie au pouvoir est incapable de défendre les acquis de la révolution face à la pression impérialiste. Mi-juin, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité 176 réformes ouvrant l’économie au marché capitaliste : transformation des entreprises d’État en sociétés par actions, développement de grandes entreprises privées, entrée directe de capitaux étrangers, réduction de la taille de l’État et refonte du cadre juridique et fiscal.

Le système de santé et d’éducation, avec la planification de l’économie, démontraient qu’une gestion socialiste de la société est bien meilleure que le capitalisme. Pourtant, ils sont aujourd’hui menacés. Le seul moyen de défendre ces acquis, c’est que les travailleurs cubains luttent en masse pour virer la bureaucratie parasite et les impérialistes et prennent le contrôle de l’économie et la gèrent collectivement en fonction des besoins de toutes et tous !

Article paru dans L’Égalité n°235

Par Léon R