Logement social : l’urgence d’une révolte populaire

Moins d’une demande sur dix en logement social est aujourd’hui satisfaite. Partout, les listes d’attente explosent, pendant que les loyers privés s’envolent et que les sans-abris se multiplient. Ce drame n’est pas une fatalité : c’est le résultat direct d’une politique menée au service des promoteurs et des rentiers. Depuis des années, les gouvernements successifs détruisent le logement public, privatisent les offices HLM, bradent les biens collectifs et subventionnent les spéculateurs immobiliers. Derrière cette logique se cache une réalité simple : le logement est traité comme une marchandise, pas comme un droit. Pendant que des millions de personnes vivent dans la précarité ou dorment dehors, des centaines de milliers de logements restent vides, détenus par des investisseurs qui attendent la hausse des prix.
Il est temps d’en finir avec ce système. Nous devons exiger :

  • la réquisition immédiate des logements vides
  • la nationalisation des groupes immobiliers
  • leur mise sous contrôle démocratique des habitants et des communes
  • un plan massif de construction de logements publics !

Le droit au logement ne se mendie pas : il se conquiert par la lutte, l’organisation et la solidarité de tous ceux qui refusent que nos habitations deviennent le terrain de jeu des capitalistes de l’immobilier.

Article paru dans l’Égalité n°231, par Le K