Après une campagne acharnée, de nombreux porte-à-porte et activités de rue pour présenter notre programme aux Quevillais, la liste Décidons Petit-Quevilly a rassemblé 17,45 % des voix au premier tour des élections municipales, soit 868 voix !

La maire sortante Charlotte Goujon (PS), alliée au PCF et aux Verts, est réélue dès le premier tour avec 52,75 % des voix, mais elle a eu à peine 200 voix de plus par rapport à 2020… en s’étant alliée avec le PC et EELV ! Décidons Petit-Quevilly a eu plus de 500 voix supplémentaires. Ce score nous permet d’obtenir 3 sièges au conseil municipal. Cela nous permettra de faire d’autant plus pression sur la majorité PS pour qu’elle rende les comptes aux habitants sur les politiques d’austérité et de casse des services publics qu’elle applique.
Pendant cette campagne est ressorti un ras-le-bol général du PS et de sa politique Macron-compatible, et une envie de faire bouger les choses.
Un collectif militant qui va continuer de se construire
Le collectif reste vivant et continue de se construire, comme c’est le cas depuis 2020, car il ne suffit pas d’être présents que pendant les élections. C’est l’objectif de Décidons Petit-Quevilly : pour se débarrasser des politiques d’austérité, seule une mobilisation des habitants sera déterminante ! Déjà quelques jours après les élections, des jeunes étaient mobilisés suite à l’annonce de la fermeture d’une salle de quartier à St Julien.
Le collectif Décidons Petit-Quevilly a été lancé en 2019, à l’initiative de la Gauche Révolutionnaire et du groupe d’action LFI. Il compte des militant-es de notre organisation, de LFI, de collectifs locaux (l’Asti par exemple), des syndicalistes et des habitants, révoltés des conséquences de la politique de la majorité PS-PC-EELV. De même, le collectif est soutenu par la France Insoumise, mais la politique et le programme sont discutés par les militants.
Nous voulons que le collectif permette aux habitants et aux travailleurs de la Ville de s’organiser. Pour gagner des politiques favorables à la majorité des habitants, il faut des mobilisations les plus collectives possibles. Ça implique de discuter ensemble. De décider de nos revendications. De soutenir et de construire les luttes des travailleurs sur la ville et dans l’agglo. En fait, c’est le rôle qu’un nouveau parti des travailleurs pourrait avoir à l’échelle du pays.
Le rôle de la Gauche Révolutionnaire dans ce collectif va continuer : militer, apporter nos analyses contre le capitalisme et les politiques à la Macron, défendre le rôle central que doivent jouer les travailleurs et les jeunes. En particulier avec notre élue insoumise et révolutionnaire Leïla Messaoudi, également porte-parole de la Gauche Révolutionnaire.
Comment lutter dans nos communes ?
Le rôle d’un collectif comme le nôtre à la mairie serait d’imposer la non-application des budgets austéritaires. Par exemple, en 1983 à Liverpool, nos camarades du Militant (aujourd’hui Socialist Party) ont pris la mairie et amorcé une mobilisation massive contre les coupes budgétaires de Thatcher. Cette lutte était soutenue dans tout le pays par une campagne de masse. Le jour du vote du budget, 10 % des travailleurs et de la population était en grève, et a imposé à Thatcher de rendre 30 millions de livres de coupes budgétaires ! C’est la preuve qu’une mobilisation massive de la classe ouvrière peut arracher de grandes victoires.
Alors continuons de se mobiliser, au niveau communal et national, contre les coupes budgétaires et le capitalisme !
Ash
Article publié dans L’Égalité n°233 (avril-mai 2026)
