Le 8 novembre, le gouvernement Sonko a annoncé la couleur. Désormais c’est l’heure des « sacrifices » face à la menace d’une intervention du FMI et d’un défaut de paiement. Résultat de décennies de pillage par les impérialistes, la dette publique est d’environ 132 % du PIB fin 2024. Diomaye-Faye et Sonko se cachent derrière l’excuse de l’ignorance de cette dette monstre, « cachée » par l’ancien président Macky Sall… qui avait utilisé la même excuse !
Ils ont imposé des taxes sur des produits tels que tabac ou alcool, ainsi que sur les transferts d’argent, dont dépendent de nombreux foyers. Mais la plupart des mesures de « sacrifice » restent inconnues. Tout en interdisant les manifestations et les grèves, avec la complicité honteuse des syndicats.
Ces mesures austéritaires vont continuer car la dette est un piège fait pour ne jamais en sortir. Le seul moyen est de construire un mouvement de masse des travailleurs et de la jeunesse pour l’annulation de la dette et des plans du FMI, en revendiquant la mise en propriété publique des banques, en rejetant les cadres imposés par les impérialistes et leurs institutions. Et ça, ce n’est pas dans les plans de ce gouvernement.
Article paru dans l’Égalité n°231
