Révoltes partout dans le monde ! Il est temps d’en finir avec le capitalisme et les impérialistes !

En 2025, des révoltes ont émergé ou continué dans de nombreux pays : Bulgarie, Madagascar, Serbie, Iran, Népal… Souvent, avec la jeunesse à sa tête, ces mouvements de la Gen Z portent en eux un sentiment « anti-système ». Toute une partie de la population mondiale a une colère grandissante contre les gouvernements et ceux qui servent les intérêts des capitalistes. On ne veut plus vivre dans cette société !

Manif pour la démission de l’ex-président Rajoelina à Antananarivo, Madagascar, 14 octobre 2025

Ces révoltes sont une réelle inspiration dans une époque où on nous dit que les révolutions ne sont plus possibles et que le capitalisme est la seule possibilité pour l’humanité ! La première étincelle est souvent causée par l’inflation insupportable et les coupes de budget, la corruption des gouvernements et les conditions de vie de plus en plus misérables. Des manifestations de plusieurs milliers de personnes s’en sont suivies, et face à la colère de la rue, plusieurs gouvernements ont chuté, parfois très rapidement.

Au Népal, il a fallu 6 jours, en Bulgarie le gouvernement a démissionné le lendemain d’une manifestation massive. Ça représente un élan d’espoir, et montre que c’est possible de virer tous ces pourris !

Les revendications de la Gen Z sont autour de la baisse des prix, plus de moyens pour l’éducation et la santé, et surtout la fin de la corruption au pouvoir.

Comment mettre en place nos revendications ?

Qu’est-ce qu’on fait une fois le gouvernement dégagé ? Quel programme et quelle politique mener après ?

Se limiter à la victoire de la chute d’un gouvernement, c’est prendre le risque que le prochain au pouvoir mène une autre politique contre nos intérêts. À Madagascar, c’est Herintsalama Rajaonarivelo qui a été nommé Premier ministre pour remplacer le général alors en place après le départ du président. La population malgache ne doit avoir aucune confiance en un dirigeant « technique » qui a eu une carrière dans la finance et qui faisait des missions pour la Banque Mondiale. Sa seule préoccupation sera de « redresser » le pays, au détriment de la population.

Ces révoltes ont en revanche toutes une limite majeure : l’absence de perspectives politiques contre les capitalistes et les impérialistes. L’organisation de la jeunesse et de la classe ouvrière, autour d’un programme socialiste et d’organisations comme un parti pour le porter et des syndicats, est centrale. Une fois que le gouvernement est renversé, on veut mettre à la place un gouvernement qui serve les intérêts de la majorité de la population. Comment passer d’une révolte à une véritable révolution ?

Le lien indispensable avec la classe ouvrière

Toutes ces révoltes confirment une vérité fondamentale : la jeunesse doit s’allier avec les travailleurs si elle veut une autre société. Pas parce qu’elle serait trop jeune pour gérer les choses, mais parce que ce sont les travailleurs qui produisent les richesses et font tourner la société. Ils peuvent donc changer la production, réorganiser fondamentalement l’économie et donc le pouvoir et la société toute entière.

On ne peut contrôler que ce que l’on possède, d’où l’enjeu capital de la nationalisation des grands secteurs de l’économie.

Ce sera le rôle d’un gouvernement socialiste, en lien avec les organisations de la classe ouvrière, et avec des élus sans privilèges pour empêcher la corruption. Nous pouvons organiser l’économie, la planifier nous-mêmes. Une première mesure est d’annuler les dettes et l’autre est d’exproprier les capitalistes et leurs multinationales. Ainsi, on peut investir massivement dans les services publics et garantir à toutes et tous les biens de première nécessité, entre autres.

C’est le seul moyen que nos revendications soient réalisées. Aucun gouvernement au service des capitalistes ne le fera, nulle part dans le monde. Alors viens rejoindre la lutte pour le socialisme !

Article paru dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026)