C’est un évènement important de la vie démocratique de la Gauche Révolutionnaire. Une Conférence Nationale est une assemblée générale de tous les militants, pour discuter d’un point particulier. Là il s’agit de notre programme et de notre approche de la période des élections présidentielles 2027, où nous soutenons de manière cri-tique LFI et la campagne pour Mélenchon. Cela se traduira par un texte discuté et voté.
Les travailleurs et les jeunes subissent des attaques féroces de la part d’un capitalisme en profonde crise. Contrairement à la bourgeoisie, la classe ouvrière n’est plus organisée comme une classe, c’est à dire comme un corps politique qui défend ses propres intérêts. Cela pèse lourd sur la situation, car si faibles soient les gouvernements au service des capitalistes, nous n’arrivons ni à bloquer leurs politiques ni à les dégager complètement.
Renforcer la classe ouvrière !
Or, il n’y a qu’une seule classe qui peut en finir avec le capitalisme, c’est la classe ouvrière, alliée à la jeunesse. Tout part de là. Comment renforcer la classe ouvrière ? Nous luttons pour l’unité maximale des travailleurs et pour tout ce qui permet d’accroître leur expérience politique. Dans ce contexte, cela veut dire pousser au maximum les travailleurs et leurs syndicats à entrer dans la bataille avec Macron et les patrons. Pour cela, il faut que de plus en plus de travailleurs et de jeunes se sentent fort et se dotent d’un programme à défendre partout où ils militent. La question politique est donc inévitable.
L’enthousiasme autour de la campagne de Mélenchon entraîne déjà des milliers de personnes qui cherchent une alternative à la politique au service des capitalistes, de Glucksmann à Philippe, et qui ne veulent pas que le RN arrive au pouvoir. LFI a tenu bon sous les attaques, affichant un programme qui se veut de rupture. Mais qu’est ce qu’on met derrière le mot « rupture » ?
La double tâche pour les militants marxistes
La Conférence Nationale a pour but de discuter de notre programme et des mesures nécessaires pour rompre avec les capitalistes. LFI, qui se revendique un « mouvement » et non pas un parti, fait pourtant la démonstration permanente qu’il y a un espace immense – et plus grand qu’elle – pour l’existence d’un parti de masse des travailleurs et des jeunes avec programme déterminé contre le capitalisme.
Alors que la crise politique et économique de la bourgeoisie s’approfondit, il y a de plus en plus de recherche politique : comment renverser ce système pourri qu’est le capitalisme ? Par quoi le remplacer et comment ?
En même temps qu’il faut participer à la reconstruction d’un mouvement ouvrier organisé, nous construisons un parti révolutionnaire pour le socialisme, c’est à dire la prise du pouvoir par la classe ouvrière pour en finir avec le capitalisme, son exploitation, ses guerres, ses injustices et les discriminations.
L’objectif de notre réunion est aussi de passer un nouveau cap dans la construction de notre organisation. Il y a du potentiel. Nous avons recruté de nouveaux camarades, notre organisation elle-même est appelée à se renforcer et à s’établir dans de nouvelles villes. C’est avec un grand enthousiasme et un tout aussi grand sérieux que nous préparons cette échéance jusque dans nos sections locales.
Article paru dans L’Égalité n°236
