L’impérialisme : stade suprême de la destruction de l’environnement et de l’Homme

Le réchauffement climatique et les problèmes majeurs qui en découlent l’ont mis une fois de plus en évidence : les pays impérialistes détruisent de plus en plus la nature et les conditions de vie de milliards d’être humains.

Les tensions entre eux sont de plus en plus fortes. « Guerres économiques » et conflits militaires augmentent, tout comme leurs budgets militaires. En grande partie dû à la volonté d’accaparer les ressources (matières premières, pétrole, métaux et minéraux précieux…) et de piller ainsi les pays néo-coloniaux. Sans parler des mono-cultures imposées au détriment de l’environnement de régions entières (destruction des espaces vitaux et des espèces animales et végétales…).

« La production capitaliste ne développe la technique et la production qu’en épuisant dans le même temps les sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur. » (Karl Marx)

Qu’est-ce que c’est, l’impérialisme ?

Dans L’impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), Lénine le définit ainsi : « L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes. »

Mais ce partage du monde n’est pas figé et les principaux pays impérialistes (USA, Chine, Russie…) se disputent les zones de domination économique et militaire afin de permettre à « leurs » multinationales de piller des pays entiers pour leurs profits.

Pillage des pays néocoloniaux

Lénine poursuit : « Le capitalisme s’est transformé en un système universel d’oppression coloniale et d’asphyxie financière de l’immense majorité de la population du globe par une poignée de pays « avancés ». »

Les États-Unis et la Chine (respectivement 25 % et 19 % du PIB mondial en 2024) dominent l’économie mondiale. L’économie US est encore basée en grande partie sur les combustibles fossiles (57 % de la production d’électricité) tandis que la Chine, aujourd’hui appelée « l’électro-État », est très performante en technologies de pointe et en énergies renouvelables. Ces technologies de pointe nécessitent énormément de minéraux et métaux précieux (cobalt, lithium, cuivre…) et, par conséquent, le pillage des pays qui en disposent en grande quantité. Dans ce secteur, les tensions entre les multinationales chinoises et US sont énormes.

Leur « guerre économique » pour l’accès aux minéraux précieux en R.D. Congo, en guerre depuis 25 ans et plus grand réservoir minéral du monde, l’illustre parfaitement.

La France, pays impérialiste en perte de vitesse, a pendant des décennies pillé brutalement le Niger, troisième producteur mondial d’uranium et également la Nouvelle-Calédonie qui possède l’une des plus grandes réserves mondiales de nickel.

Dégageons l’impérialisme et le capitalisme !

Protéger l’environnement nécessité de mettre en cause la propriété privée des moyens de production et la domination des multinationales qui sont à l’origine de la destruction de l’environnement. Ces phénomènes suivent entièrement la logique capitaliste et sont inhérents à ce système.

Le seul moyen pour protéger l’environnement et de dégager l’impérialisme des pays opprimés est de renverser le capitaliste à l’échelle mondiale.

Article publié dans L’Égalité n°235