
Vu la crise politique et la détestation de Macron et de ses soutiens, les élections municipales des 15 et 22 mars auront un caractère politique plus marqué. C’est d’autant plus vrai que la division entre politique locale et nationale est devenue quasiment inexistante, tellement les pouvoirs des communes ont été réduits. Les majorités de droite, comme du PS et autres Macron-compatibles, n’ont fait qu’appliquer localement les coupes budgétaires décidées par les gouvernements.
Une partie des travailleurs et des jeunes envisagent peut-être de voter RN, pensant embêter le gouvernement. Mais ce serait une erreur car sur le fond ils ont exactement la même politique au service des riches, des patrons et notables locaux. Le RN est d’accord avec les coupes budgétaires, qu’il mène à grand renfort de racisme. Dans les municipalités qu’ils dirigent, leur bilan est celui de villes mortes, sans services publics mais avec plus de flicage et encore plus de tensions sociales… sans compter la corruption.
Face aux magouilles électorales sur le dos des habitants et face au RN, il faut des listes municipales avec un programme clairement en faveur des travailleurs et de la population.
Défense des services publics
Un des axes majeurs de notre campagne est la défense et le développement des services publics.
Se loger, se chauffer, se soigner et accéder aux services publics est devenu très difficile et cher. Nous exigeons la réouverture de tous les services publics fermés ou programmés à la destruction ainsi que des services publics en régie municipale 100 % publique pour les transports urbains, les déchets, la petite enfance…
Nous voulons une vraie politique de santé publique avec un centre communal public dont les professionnels seront rémunérés par la ville.
Logements décents
Les politiques d’urbanisme de la droite et du PS se résument à détruire les quartiers populaires, en utilisant leur vétusté. Résultat : moins de logements sociaux et des loyers qui explosent, tout ça pour permettre aux compagnies immobilières de s’en mettre plein les poches.
Ce qu’il nous faut, c’est des logements en nombre avec un loyer décent, sans discrimination pour l’obtenir. Nous exigeons la rénovation des bâtiments plutôt que leur destruction et la création de nouveaux logements sociaux.
Budget décidé collectivement
Au lieu de correspondre aux cadres fixés par les coupes, le budget municipal doit correspondre aux besoins définis collectivement.
La gestion de la ville, des quartiers, les services publics, sont des points qui devraient être discutés dans des assemblées générales locales afin que ce soit aux habitants de décider, et que les élus rendent des comptes devant celles-ci.
Pour des listes au service de la population
Ce ne sont pas les listes menées par le PS-EELV qui nous permettront de repousser les coupes budgétaires et encore moins de combattre la politique de Macron ! Malheureusement la direction du PCF continue sa politique erronée d’alliance permanente avec le PS.
À l’inverse, les listes LFI se positionnent en rupture avec le camp de Macron et de ceux qui font la même politique. Elles seront l’expression politique la plus large du rejet de la gestion actuelle. C’est la raison pour laquelle nous soutenons la démarche de LFI de présenter ses listes dans 200 villes.
Nous sommes pour des élus combatifs qui refusent d’appliquer les coupes budgétaires sur le dos de la population et qui soutiennent les luttes. Des élus sans privilèges ni cumul des mandats, indemnisés au salaire moyen d’un ouvrier qualifié, révocables par les habitants.
À la Gauche Révolutionnaire nous militons pour des listes larges, permettant d’unir toutes celles et ceux qui veulent des communes au service des travailleurs et de la population.
Nous t’invitons à en discuter et faire campagne avec nous !
Première partie de nos articles sur les municipales parus dans L’Égalité n°232 (janvier-février 2026), par Yohann Bis
