Fin 2025, des luttes pour les salaires ont eu lieu dans de nombreuses entreprises : Essilor en novembre, Arkema-Marseille en décembre… suite à des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) désastreuses pour les salariés. En moyenne, en 2026, les budgets NAO sont de +1,7 % contre 2,5 % en 2025, privilégiant les augmentations individuelles et non générales. La grève de 13 jours des salariés d’Arkema a permis de rehausser la valeur du talon (augmentation minimale) de 35 € à 50 €. Sur cette lancée, le syndicat Sud-rail a déjà appelé à une journée de grève de la SNCF le 13 janvier en revendiquant, entre autres, une hausse générale des salaires de 400 € et l’octroi d’un 13ème mois pour les cheminots. Une grève est possible à EDF suite à l’échec des NAO de décembre et la décision unilatérale de la direction, vivement critiquée par les syndicats.

Ces luttes restent avant tout défensives au vu des attaques du budget et de l’inflation, mais elles montrent que des travailleurs sont prêts à se rassembler et agir pour porter nos intérêts de classe face au patronat, ce qui constitue une base solide pour les prochaines luttes de masse qui seront nécessaires.
Article paru dans l’Égalité n°232, par Clément
