Le 14 décembre s’est déroulé le 2nd tour des présidentielles au Chili. Le candidat d’extrême droite, Kast, l’a remporté avec 58 % des voix face à la candidate de « gauche », Jara, prétendante à la succession de l’ancien président Boric, qui avait été élu avec 56 % des voix. Si une partie de la population la soutient, ce n’est pas la majorité. Le vote pour Kast est surtout un vote contre le gouvernement de Boric dont le bilan est déplorable. En effet, loin d’être favorable aux travailleurs et jeunes, la politique menée par Boric s’est inscrite dans la lignée des politiques conservatrices et libérales connues par le pays.

Ce qui a marqué le mandat de Boric c’est son incapacité à mener à bien ses promesses, par exemple au sujet de l’AFP (système de retraite), refusant de se confronter frontalement à la droite qui pourtant faisait déjà tout pour le bloquer. C’est également la répression subie par les Mapuches, avec la mise en place de l’état d’urgence sur leur territoire.
La bourgeoisie et la droite ayant mainmise sur les médias, la thématique de l’insécurité y occupe une place très importante. La droite se sert de cette propagande pour se rendre indispensable et s’imposer comme « solution ».
Le pouvoir de Kast est loin d’avoir des fondations solides. La droite n’apportera pas de solutions aux problèmes des jeunes et des travailleurs. La situation est déjà très instable. La classe ouvrière et la jeunesse doivent s’organiser politiquement et préparer la lutte !
Article paru dans l’Égalité n°232, par Izan
