
La crise économique s’aggrave en France et une nouvelle vague de licenciements et de fermetures d’usines frappe les travailleurs. De nombreuses PME mettent la clé sous la porte et de grands groupes, comme Danone ou Stellantis, veulent fermer des usines. On compte 245900 licenciements au deuxième trimestre 2025 et 38 sites industriels de moins au premier semestre 2025. Parfois, les travailleurs tentent de résister, comme ceux de l’usine Cibem à Saint-Pierre-en-Auge, en grève quatre jours fin octobre contre la future fermeture du site. Ces luttes sont bien souvent trop isolées. Il faut que les syndicats appellent à une mobilisation de tous les travailleurs menacés de licenciements avec des revendications correctes et combatives.
Au lieu de réclamer un moratoire sur les licenciements, il faut que les syndicats se battent pour exiger « 0 licenciement », l’échelle mobile des heures de travail sans perte de salaire et la nationalisation des entreprises qui licencient, donc leur mise en propriété publique sous la gestion et le contrôle des travailleurs eux-mêmes.
Article paru dans l’Égalité n°231
