
Depuis octobre, les diplômes d’État du travail social sont remplacés par des certifications fondées sur des blocs communs à plusieurs métiers (assistant social, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants…).
Le prétexte : rendre les professions plus attractives. On ne voit pas trop comment. En réalité, c’est une uniformisation par le bas et une dégradation de la qualité des formations. Ainsi, les décrets réduisent tout ce qui n’est pas rentable immédiatement : la réduction du temps de stage, notamment pour les éducateurs de jeunes enfants, ou la suppression du mémoire de fin d’études, remplacé par une épreuve bilan. Cela vise clairement à limiter la réflexion critique sur les métiers de travailleurs sociaux, sur la société et ce qu’elle créer comme inégalités.
Il y a aussi un alignement de tous les diplômes sur des fonctions d’encadrement, éloignées du cœur de l’accompagnement social. Derrière, on peut voir l’objectif de transformer les travailleurs sociaux en simples gestionnaires du lien, au détriment des relations humaines. Ajoutée aux coupes budgétaires massives, cette casse des diplômes vient compléter la « contre-révolution sociale » que Macron et les gouvernements précédents ont entamée pour vider de sens le social.
Article paru dans l’Égalité n°231
