
Les travailleurs de Saica Paper dans la Drôme ont réussi un coup de force du tonnerre. Pour empêcher le licenciement d’un cariste, ils sont rentrés massivement en grève mercredi dernier. Après plus de trois jours de grève massive, la direction a dû reculer !
Pour revenir sur les événements, la nouvelle responsable des ressources humaines, venant de BIOMET, est arrivée dans l’entreprise il y a 3 mois. Elle a voulu se débarrasser d’un élu CGT au Comité social et économique (CSE) pour « faute grave ».
Raphaël, cariste avec 24 ans d’ancienneté, a dû reprendre à plusieurs reprises un conducteur routier externe à l’entreprise afin de lui faire respecter les procédures de sécurité. Lors de la manœuvre, le chauffeur a chuté alors qu’il était à pied et Raphaël a eu une mise à pied conservatoire. Il a été convoqué à un entretien préalable à licenciement, ce mercredi 17 décembre.
La direction ne s’attendait à voir une centaine de grévistes, le jour de l’entretien, pour empêcher le licenciement. Le préavis de grève était illimité.
Les travailleurs en ont ras-le-bol ! Une centaine de camions passent tout les jours pour charger de la marchandise et les risques d’accidents sont réels et sérieux. Dans ce contexte, faire respecter les procédures de sécurité est vital.
Les travailleurs en ont profité pour faire un droit de retrait, ils se sont réunis en AG pour lister toutes les problématiques et les risques de santé et sécurité sur les postes de travail.
Le rapport de force imposé par les travailleurs a forcé la direction à revoir sa copie. Raphaël écope finalement de six jours de mise à pied, ce que le syndicat conteste, à juste titre. Cet exemple est riche d’enseignements : face à des employeurs prêts à broyer des vies sur l’autel du profit, la solidarité de classe est un véritable rempart !
