Il y a eu 67 500 défaillances d’entreprises enregistrées en 2025, le plus haut niveau atteint depuis 2006. Près de 256 000 emplois sont menacés (depuis 2023, on dénombre déjà 245 900 suppressions d’emplois). Les TPE/ PME sont les plus touchées, mais les grandes entreprises sont également concernées. Pourtant, les dividendes versés aux actionnaires des grands groupes sont énormes et 211 milliards d’aides ont été versés par l’état pour « sauvegarder l’emploi ».
Macron et Lecornu continuent la politique d’austérité (services publics toujours pressurés, réforme de l’assurance chômage, attaque sur la santé…), aux dépens des jeunes, des travailleurs, des chômeurs, en s’appuyant sur des partis politiques qui très majoritairement refusent de s’en prendre aux immenses profits et richesses accumulées par les plus riches.

Jusqu’où allons-nous le supporter ?
L’urgence nécessite de se préparer à une lutte « tous ensemble » pour mettre fin à ces politiques capitalistes et balayer leurs défenseurs, Macron-Lecornu en tête. Il faut un programme combatif pour les jeunes et les travailleurs : augmentation générale des salaires et son échelle mobile pour lutter contre toute inflation, des moyens repris sur les milliards de profits pour les services publics et la santé, zéro licenciement en nationalisant sous contrôle ouvrier les entreprises qui licencient, réduction du temps de travail jusqu’à l’éradication du chômage.
Seul un gouvernement ouvrier formé par ceux qui sont au cœur de la lutte est en mesure d’appliquer ce programme. Ces mesures seraient des premières mesures centrales contre la dictature du profit capitaliste, ouvrant la perspective d’une société socialiste. Elles devraient d’ores et déjà être discutées sur tous les lieux de travail et/ou dans les AG ou comités lors de grèves locales ou sectorielles. Pousser les organisations syndicales à les adopter et les populariser et à appeler enfin à un mouvement de grève massif, combatif et déterminé à gagner !
Article paru dans l’Égalité n°231, par L.C.
