Mort d’un militant nationaliste, solidarité avec LFI ! Comment faire reculer l’extrême-droite ?

Jeudi dernier à Lyon, un jeune militant nationaliste a trouvé la mort suite à une rixe entre militants « autonomes » et militants d’extrême-droite, notamment du collectif raciste et identitaire Nemesis, habitué des opérations de provocation. Cela a eu lieu non loin d’un meeting de Rima Hassan, militante contre le génocide en Palestine et élue européenne LFI. La FI n’avait rien à voir avec l’action contre l’extrême droite qui a été menée.

L’extrême-droite, en bons charognards, se saisit de l’incident pour orchestrer une déferlante de mensonges et d’agressions, jusqu’à même s’attaquer au siège de la France insoumise et une dizaine de permanences de députés ou candidats aux élections municipales de mars. En 2023, après la mort du jeune Thomas, ils étaient allés faire des ratonnades dans un quartier populaire.

Nous apportons notre solidarité à la France insoumise et la Jeune Garde accusées d’un meurtre dont ils ne sont pas responsables !

Il faut aussi rappeler que l’extrême-droite, la même qui a assassiné Clément Méric et le rugbyman Federico Aramburú, ou encore Djamel Bendjaballah, éducateur spécialisé, et Hichem Miraoui, coiffeur, représente une des principales menaces terroristes en Europe avec des projets d’attentats racistes et misogynes. Elle n’a aucune leçon de « violence politique » à donner à quiconque. Les méthodes de terreur par la violence sont les leurs. La nôtre : l’action de masse.

Travailleurs, jeunes, militants syndicaux, antiracistes… l’autodéfense et la sécurité de notre camp face aux provocations et agressions de fachos ou de policiers aux méthodes de gangsters est une nécessité. Et cette autodéfense doit être organisée, collectivement et démocratiquement, pour être efficace.

Faire reculer l’extrême-droite par la mobilisation massive des travailleurs et des jeunes !

Les actions minoritaires de petits groupes qui ne représentent qu’eux-mêmes ne peuvent pas faire reculer l’extrême-droite largement. Pire, cela peut même dégoûter des jeunes et des travailleurs et servir de prétexte pour nous réprimer en guise d’exemple. Au final, les premiers gagnants de cette opération sont Macron et les capitalistes car ce sont leurs principaux opposants politiques, la France insoumise, qui sont attaqués.

C’est un nouveau prétexte pour réprimer meetings et manifestations, mais aussi renforcer la propagande et les attaques racistes. Le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a déjà appelé les présidents d’université à « la mobilisation accrue », comprendre : pour « interdire les activités politiques et syndicales », comme quand des étudiants manifestent contre le génocide à Gaza.

Aux États-Unis, c’est la mobilisation de masse qui a permis de faire reculer Trump et l’ICE et leur violence raciste à Minneapolis. Et partout dans tout le pays, des centaines de milliers de lycéens et d’étudiants, de travailleurs de toutes origines, se mobilisent, font grève, contre la violence raciste et contre la politique de Trump au service des milliardaires. Les éléments d’autodéfense avec des gens qui s’interposent sans chercher la bagarre mais en fonctionnant collectivement montre ce que veut dire une autodéfense collective.

Là-bas comme ici, une telle autodéfense ne peut être coupée de la lutte contre la politique raciste du gouvernement. Que ce soit pour des manifs, meetings, … des services d’ordre permettent de s’exprimer librement et de se défendre si nécessaire, et que ses actions et méthodes soient discutées et maîtrisées démocratiquement par le plus grand nombre. C’est en s’organisant politiquement, en faisant campagne, en renforçant la lutte contre le racisme, contre Macron, le RN et les capitalistes, en luttant pour le socialisme, que l’on battra l’extrême-droite.