À un moment, il faut le dire : les discriminations racistes quand on cherche du boulot, les manifs contre le génocide en Palestine assimilées à l’antisémitisme, les contrôles au faciès, les inégalités si on est dans un quartier populaire, les jeunes noirs, arabes ou autres tabassés par des policiers fachos, les malheureux qui périssent par dizaines dans la mer à la recherche d’un futur… Y en a marre ! Tout ça nous révolte donc il faut agir. Voici ce que nous proposons.
Tous mobilisés le 18 décembre !
Le 18 décembre, pour la journée internationale des migrant-es, il y a un appel à une « Journée sans nous » : sans les étudiants, travailleurs et petits commerçants étrangers, immigrés, avec ou sans papiers. Une mobilisation pour casser la propagande qui décrit les immigrés comme des « profiteurs ». Pas seulement avec des discours, mais surtout avec une lutte, impliquant des milliers de travailleurs, étudiants… qui montre que les réels profiteurs et voleurs, ce sont les ultra-riches, les capitalistes et leur président Macron. C’est ça la force qui peut vraiment faire reculer le racisme : qu’on s’unisse dans la lutte pour l’égalité réelle, à travers l’amélioration des conditions de travail et de vie de toutes et tous.

Pour un mouvement antiraciste
En septembre, quand il y avait les mobilisations massives de « Bloquons tout » et la grève du 18 septembre, on n’entendait plus le RN et les délires anti-immigration de Retailleau. Dès qu’on lutte, ils n’ont plus le choix de montrer qu’en fait ils sont d’accord avec Macron et sa politique antisociale et raciste : pour plus de précarité, de répression, de violence, et moins de services publics.
Nous sommes pour qu’il y ait une vraie campagne antiraciste militante. Sur les lieux de travail, avec les syndicats, pour mobiliser et montrer que tous les travailleurs ont les mêmes intérêts. Dans les lycées et dans les facs aussi. On ne veut plus de ces politiques inégalitaires pour justifier le manque de moyen, et de toute cette sélection et de cette pression que le racisme empire. Les étudiants étrangers sont les premiers à être attaqués, comme avec les APL, pour après justifier les attaques sur tout le monde.
Toutes celles et tous ceux qui veulent faire campagne peuvent le faire avec nous et nous pouvons soutenir des initiatives pour construire cette lutte. Contacte-nous. Il faut s’organiser !
Une vraie égalité
Pour un antiracisme qui nous unisse dans la lutte pour l’égalité réelle, pour des conditions de vie, de travail et d’études décentes pour toutes et tous :
- Contre le racisme sous toutes ses formes
- Abrogation de toutes les lois racistes
- Régularisation de tous les sans-papiers avec titre de séjour de 10 ans et accueil digne des migrant.es
- Pour l’égalité réelle : un emploi pour tous ; à travail égal, salaire et droits égaux !
- Stop aux discriminations et à la précarité, un logement décent pour tous, stop aux expulsions
- Stop aux violences policières et aux violences racistes, pour la suppression de toutes les brigades spéciales (Brav, CRS, etc.)
- Stop aux coupes dans les services publics, reprenons les milliards que les capitalistes nous volent pour les financer à la hauteur des besoins
- Construisons un mouvement des travailleurs et des jeunes contre le racisme et contre le capitalisme !
Pour une société où le racisme n’a plus sa place
Les travailleurs et jeunes français et immigrés ont les mêmes intérêts à défendre. Lutter contre la politique antisociale, raciste et répressive de Macron, c’est lutter contre le système d’exploitation qu’il sert : le capitalisme.
Le capitalisme est responsable des migrations, et aussi du racisme car c’est non seulement un moyen de nous diviser, mais surtout de surexploiter une partie des travailleurs et des jeunes : moins de droits, salaires encore plus pourris, violences et discriminations.
Le racisme a des bases matérielles, pas seulement idéologiques. Tant que nous vivrons dans ce système basé sur la division de la société en classes et sur la recherche du profit à tout prix, le racisme va perdurer.
Pour l’éradiquer, il faut une société où ce ne seront plus les capitalistes mais les travailleurs qui seront au pouvoir, et où on organisera l’économie et la société pour satisfaire les besoins de tous, à la hauteur des besoins, de manière vraiment démocratique. Cette société, c’est le socialisme. C’est pour cette société que nous luttons aujourd’hui à la Gauche révolutionnaire avec notre organisation internationale le CIO. Rejoins-nous !
Article paru dans l’Égalité n°231
