Assurance chômage : encore un sale coup de Macron pour pourrir la vie des chômeurs et de tous les travailleurs !

À l’été 2025, après 8 ans d’attaques continues sur les droits au chômage, les gouvernements de Macron annonçaient déjà vouloir faire « de 2 à 2,5 milliards d’euros » d’économie par an jusqu’en 2029, en durcissant les conditions d’accès à l’indemnisation des chômeurs.

Continuer la casse de l’assurance chômage pour servir les capitalistes

Le patronat demandait depuis longtemps un moyen de licencier des salariés en CDI sans avoir rien a payé, Sarkozy leur a offert les ruptures conventionnelle (permettant de contourner les indemnités de licenciement économique ou d’inaptitude). Les ordonnances Macron de 2017 ont facilité les « restructurations » et les « départs » négociés, permettant à PSA de virer 1 700 salariés la même année par des ruptures conventionnelles. Encore en décembre 2025, même procédé, c’est 450 employés de Nokia qui ont été poussés à la porte ! Au total, 515 000 ruptures conventionnelles ont été signées en 2024. Maintenant, le gouvernement et les capitalistes osent dénoncer des soi-disant abus !

Les directions de la CFDT et la CFTC se sont rangées avec le patronat, en proposant d’augmenter les carences, ou en proposant — accrochez-vous bien — des sanctions individuelles au bout de six mois de chômage. Même le gouvernement est (agréablement) surpris. Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a indiqué : « Le gouvernement demandait 400 millions d’euros […]. On aura 500 millions, voire 1 milliard en vitesse de croisière. »

En attaquant les ruptures conventionnelles, le gouvernement poursuit un double objectif : faire des économies sur l’assurance chômage pour financer ses cadeaux aux entreprises, et précariser davantage les travailleurs afin qu’ils n’aient d’autre choix que d’accepter n’importe quel emploi. Les syndicats de travailleurs ne doivent pas négocier ces attaques mais préparer la riposte contre toute la politique de Macron.

Préparons la riposte contre Macron et les capitalistes !

Personne ne choisit la précarité. Il y a au moins 6 millions de travailleurs privés d’emploi ! Pourtant le gouvernement et les capitalistes osent accuser les travailleurs de soi-disant « contourner les démissions » alors que les plans de licenciements tombent sans arrêt ! Assez de cette politique !

Il faut un front uni pour lutter contre Macron et ses sales coups ! Les syndicats doivent construire la lutte des travailleurs toutes et tous ensemble :

  • Pour un emploi décent pour tous !
  • Stop aux attaques sur les droits et l’assurance chômage, et sur le RSA !
  • Non aux temps partiels imposés, non aux contrats précaires. Aucun revenu sous 1 800 € net !
  • Baisse du temps de travail et répartition du travail entre tous jusqu’à disparition du chômage !
  • Pour la mise en propriété publique des groupes qui licencient, sous le contrôle démocratique des travailleurs et de la population.

Vincent