Une mobilisation de la jeunesse qui s’étend et s’enracine
Après les mobilisations du samedi 17 octobre, nous sommes aujourd’hui en France à un tournant. La mobilisation lycéenne qui a commencé le 17 septembre dernier en Île-de-France, dans un lycée de quartier populaire du 94, s’est étendue très rapidement. Elle concerne les conditions d’études déplorables, la dégradation du matériel, des locaux, mais aussi des emplois du temps absolument indigestes qui font que les lycéens sont épuisés et ne voient pas non plus le sens de ce qu’ils font au lycée, puisqu’ils sont dominés soit par la fin des études après le bac, soit par la sélection par Parcoursup qui est donc particulièrement féroce et complètement injuste.

Déficits et coupes budgétaires dans les facs
Deuxièmement, la situation s’est étendue assez rapidement aux universités. Elles connaissaient déjà un petit peu des mobilisations sur les conditions de rentrée, puisque toutes les universités publiques de France ont commencé la rentrée 2026 avec un budget déficitaire. Les coupes budgétaires successives dans les budgets de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur par les gouvernements Macron sont les responsables directs de cette situation.
Il n’y a plus de moyens dans les services publics, plus de moyens dans le service public de l’éducation, de la maternelle à l’université.
Aux origines de la colère
La révolte dans les lycées des villes populaires de l’Île-de-France du 94 et du 93 a été l’élément déclencheur. Une colère gigantesque existe déjà depuis plusieurs années dans un certain nombre d’établissements. Bien sûr, la situation sociale, économique, les difficultés de voir un avenir pour une grande partie de la jeunesse sont des facteurs qui se sont accumulés.
Et puis politiquement, depuis deux ans maintenant, on voit une polarisation dans la société, et en particulier une radicalisation et un début de politisation dans la jeunesse face à un monde et une société de plus en plus injustes – et bien sûr face à la guerre, notamment depuis le début de l’offensive militaire et du début du génocide à Gaza par Netanyahou.
En arrière plan et tous les jours, c’est la situation économique qui pèse et révolte. Le gouvernement agite le niveau d’endettement de la France pour prétexter ses attaques antisociales. Les licenciements se multiplient dans le secteur industriel. C’est très difficile de trouver du travail. En particulier quand on est un jeune. Tous ces éléments s’accumulent.
Comment renforcer le mouvement étudiant qui s’installe ?
Dans les universités, nous devons nous adresser à nos camarades de classe et de promo qui ne sont pas encore dans la lutte. Et nous devons les convaincre de nous rejoindre ! La tactique des blocus a fait son temps. En effet, de plus en plus d’étudiants quittent le campus quand il y a blocus car il n’y a rien à faire et que ce n’est pas toujours facile de rejoindre un blocus. A cette étape, il faut que les étudiants qui veulent participer au mouvement puissent se retrouver et discuter ensemble afin que le mouvement étudiant puisse s’adresser à tout le monde. D’ailleurs les présidents d’université ont bien compris l’intérêt que les étudiants ne se retrouvent pas nombreux sur les campus, ils banalisent les cours, les passent en distanciel ou font du lock-out en bouclant les sites des universités !
Pour des AG et une mobilisation massives et démocratiques
Au contraire, notre objectif est de faire que les Assemblées Générales (AG) soient massives et que chacun puisse trouver une place dans la lutte ! Les groupes signal ou whatsapp ne suffisent plus pour se coordonner. Chaque fac ou campus devrait élargir sa base et discuter de ses revendications spécifiques, avoir des comités de mobilisation, élus chaque semaine, qui préparent les ordres du jour des AG, et qui proposent des projets de tracts à distribuer sur le campus. Il faudrait aussi élire régulièrement les représentant-es qui auraient comme mandat d’unifier le mouvement et de le renforcer, avec des coordinations à l’échelle locale puis nationale.
La mobilisation sur les facs doit être étudiante et travailleuse non seulement en comptant les enseignants mais également le personnel administratif et les employés du CROUS, lesquels étaient déjà en grève les 22 et 29 septembre.
Contre le racisme et les divisions !
Une partie grandissante de la jeunesse, celle issue des quartiers populaires, constate la répression et le racisme organisés par Macron, avec des interventions policières, systématisées, avec des contrôles au faciès, et bien sûr aussi toute une propagande et une idéologie qui s’opposent aux jeunes, notamment aux jeunes noirs et arabes ou musulmans ou supposés comme tels.
Le rôle des partis bourgeois et du RN pour diviser la lutte
Cet élément domine toute la propagande des partis bourgeois, de la droite LR, aux macronistes, et évidemment, jusqu’au RN. Ils utilisent le racisme et attisent la haine contre les musulmans comme un moyen de freiner la possibilité que les travailleurs et les jeunes s’unissent contre la politique de Macron. Le RN, chaque jour, un peu plus à l’Assemblée nationale, montre qu’il est au service des capitalistes, au même titre que Macron, en refusant l’augmentation des salaires, en refusant les lois qui défendent les droits des femmes et des enfants, en refusant les droits aux travailleurs et en validant les attaques contre les chômeurs et les précaires. C’est aussi une crainte d’une partie des capitalistes qui soutient Le Pen que le caractère capitaliste, anti-pauvre et anti-ouvrier du RN soit trop visible avant l’élection présidentielle.
Contre la vie chère et malgré la répression : le 17 octobre a été massif !
Entre 600 000 à 800 000 personnes dans la rue ! C’est massif. Et cela n’est pas étonnant, en réalité. Le prix de l’essence est autour de 2,40 euros et ça ne baisse pas. Le gouvernement ne prend aucune mesure décisive contre cela, et facilite que Total, entre autres, s’empiffre et s’enrichisse sur notre dos. Une grande partie des travailleurs subit tous les jours le prix élevé de l’essence et des transports en général, mais aussi la hausse insupportable des prix de l’alimentation, alors que les salaires stagnent pour la très grande majorité des travailleurs.
Le 17 octobre avait été annoncé comme une journée de mobilisation un samedi, à l’image de ce que les Gilets jaunes avaient pu faire et lancer il y a huit ans. Cette date était dans les têtes d’un grand nombre de travailleurs, et elle a été en fait ancrée comme une sorte d’étape. Cette étape est devenue un moment décisif parce qu’il y a le mouvement des lycéens qui s’étend aux universités, qui prend de l’ampleur, et pour lequel une grande partie des travailleurs sympathisent et s’identifient, bien sûr parce que ce sont leurs enfants qui sont concernés, mais aussi parce qu’ils s’identifient aux attaques que subissent les jeunes.

Face à la violence policière et administrative
La répression policière orchestrée par Macron-Lecornu et Nuñez joue un rôle important. C’est une répression est absolument inégalée à l’échelle de l’histoire des mouvements de jeunes, puisqu’on avait atteint avant le 17 octobre près de 8 000 interpellations. C’est plus que pendant le mouvement des Gilets jaunes en lui-même, qui a déjà été extrêmement répressif.
On a désormais, après le 17 octobre, deux jeunes qui ont perdu un œil, dont une jeune de 17 ans samedi à Mulhouse et un autre pendant les mobilisations lycéennes avant. Il y a des jeunes mutilés, une deuxième personne s’est fait arracher une main dans les mobilisations, des personnes qui ont fait des arrêts cardiaques dans les manifs. Et puis, il y a des blessés, énormément de personnes qui ont été touchées par la répression.
La répression ne se limite pas à la police. Pour ce qui est des lycéens, des conseils de discipline dans les établissements scolaires sont prévus à la rentrée après les congés d’automne, c’est-à-dire après le 2 novembre. Et des enseignants mobilisés vont certainement être sanctionnés.
Tout ça participe d’une répression et d’une criminalisation des jeunes qui sont associés à des gens qui détruisent, alors qu’ils se battent, au contraire, pour le droit et les moyens de construire un avenir meilleur. Sauf que cette exigence se heurte au système capitaliste et à son incapacité de répondre aux besoins de la majorité de la population puisque le système est basée sur la domination d’une minorité d’ultra-riches sur l’extrême grande majorité de la population.
Pour une nouvelle étape décisive : l’entrée en action des travailleurs
Bien entendu, face à une telle situation, il faut une nouvelle étape décisive dans laquelle les jeunes et les travailleurs sentent non seulement leurs forces collectives, non seulement leur masse, c’est ce qu’on a vu le 17 octobre avec une mobilisation qui est entre 600 à 800 000 personnes dans les rues, et cette mobilisation montre le caractère massif. Maintenant, et la détermination des jeunes aussi montre le caractère déterminé dans toute la mobilisation qu’a pu se sentir dans les mobilisations du 17 octobre, où malgré la répression et l’impossibilité dans les grandes villes de pouvoir défiler, parce que les ordres du préfet et du ministère de l’Intérieur étaient d’empêcher le développement de cortèges et de manifestations dignes de ce nom, ce qui s’est passé à Paris, mais ça s’est passé aussi dans des grandes villes, comme Marseille, où on a bloqué les accès aux autoroutes, bloqué les accès au centre-ville, et finalement laissé l’espace à ce que des groupes viennent faire des pillages, même si les éléments de pillage sont différenciés, puisqu’on a eu des pillages de magasins dans lesquels sont volées des choses qui vont être revendues, mais on a eu aussi des pillages de supermarchés où une partie, notamment à Paris, de la nourriture, en tout cas comme information, a été distribuée à des SDF, à des personnes qui dormaient à la rue. On a même vu des jeunes remplir un sac ou deux de courses alimentaires… pour manger.
La casse et les pillages sont des éléments d’émeutes car la situation sociale très dégradée. Ils ne sont pas du tout une solution. Et dans le mouvement, cette violence est contre-productive et empêche une partie des travailleurs et des jeunes de venir en manifestation par crainte de la répression.
Il y en a aussi une partie qui ne veut pas être associée à des éléments de chaos, parce que ce qu’ils veulent, c’est au contraire construire une société solidaire, une société collective, une société qui répond aux besoins de tous. C’est cet élément central qui doit être entendu et adressé par le mouvement ouvrier organisé. Car c’est l’intervention consciente et organisée de la classe ouvrière en tant que classe qui inversera le rapport de forces de manière décisive et rien d’autre. Et les syndicats et partis politiques qui se réclament des travailleuses et travailleurs doivent saisir l’opportunité ouverte par la révolte des jeunes : il faut démontrer le rôle central de la classe ouvrière en action.
Le 5 novembre, pour une journée de grève totale !
Les travailleurs et travailleuses, celles et ceux qui produisent la richesse d’un pays, sont présents dans les manifestations lorsque c’est possible. Ils ont été massivement mobilisés ce samedi 17 octobre, mais en l’absence d’un mot d’ordre de grève absolument déterminée, public-privé, un grand nombre et ne sentent pas le rôle central qu’ils ont à jouer.
L’expérience des mouvements précédents qui ont réussi à stopper la politique des gouvernements, ça a toujours été lorsque les travailleurs se mobilisent, se mettent en grève, s’organisent et se mettent en grève de manière durable.
Les directions syndicales, dans la suite du 29 septembre, qui avait été une journée de grève de la fonction publique, et d’un certain nombre d’autres secteurs qui avaient rejoint, ont appelé à cette époque-là à une journée de grève publique privée, contre les coupes budgétaires, contre les licenciements, le 5 novembre. Cette journée, évidemment, aujourd’hui, se situe dans une quinzaine de jours, à peine, et elle prend un caractère beaucoup plus intéressant que lorsqu’elle avait été annoncée fin septembre, alors qu’alors elle semblait un peu lointaine.
Pour un 5 novembre décisif dans la lutte contre Macron et les politiques pro-capitalistes
Aujourd’hui, avec le mouvement dans la jeunesse et la révolte dans la jeunesse qui s’est exprimée, cette journée du 5 novembre devient une étape centrale pour que la classe ouvrière prenne sa place dans cette mobilisation, amène les revendications pour l’augmentation des salaires, un blocage et une baisse des prix, mais aussi, évidemment, la lutte contre les plans de licenciement, et d’aller chercher l’argent dans les profits des capitalistes et des grosses multinationales qui font des dividendes et des profits records encore cette année.
Bien entendu, il s’agit aussi d’une confrontation avec la politique du gouvernement, puisque le gouvernement annonce un budget d’austérité absolument massif dans le même temps, ce qui explique pourquoi il y a cette date du 5 novembre, qui était annoncée aussi pour combattre la politique d’austérité et de coût budgétaire du gouvernement.
Dans cette situation-là, la journée du 5 novembre doit prendre une forme beaucoup plus massive, et beaucoup plus déterminée. Les directions syndicales doivent répondre à la hauteur de la situation. Les violences et la casse ne doivent pas être un prétexte pour redescendre la pression et encore moins minimiser l’enjeu de la grève du 5 novembre. Au contraire !
Il faut que dans les deux semaines qui nous restent, la mobilisation sur les lieux de travail, les assemblées générales, les heures d’information syndicales se multiplient, pour que les travailleurs dans leurs lieux de travail se saisissent de cette date, et en fassent une date décisive contre la politique de Macron, contre les capitalistes, et contre une société qui détruit l’avenir de la jeunesse, et casse les conditions de travail de celles et ceux qui sont au travail aujourd’hui.
Trois jours consécutifs de grève !
Le 5 novembre, c’est une grève interprofessionnelle, unitaire, des secteurs publics et privés, elle doit devenir une journée de grève totale. Une journée de grève totale, c’est-à-dire une journée militante, où les travailleurs en grève passent de lieu de travail en lieu de travail pour discuter avec les autres travailleurs, s’organisent en assemblée générale, et aussi prévoient des assemblées dans leurs lieux de travail, le soir même ou le lendemain matin, pour discuter des suites de la grève. Il faut qu’on sache tout de suite – ou mieux encore, avant – quelle sera la prochaine date après la grosse journée de grève et de manifestation du 5 novembre !
C’est aux travailleurs et aux jeunes de décider ensemble des suites de la mobilisation, et le 5 novembre, les travailleurs et les jeunes doivent se donner les moyens de pouvoir décider et d’imposer aux directions syndicales deux voire trois journées de grève successives, pour qu’on fasse monter la pression contre ce gouvernement et pour les faire reculer sur leur budget d’austérité.
Bien entendu, c’est une question centrale que la journée soit une journée avec une très grosse manifestation, dans des conditions de sécurité pour toutes celles et ceux qui veulent défiler, mais aussi une journée de mobilisation déterminée. Ça veut dire que cette journée doit se passer avec des assemblées dans les lieux de travail, des piquets de grève devant les entreprises, où on peut discuter avec les passants, où on peut discuter avec les collègues qui sont sur la même zone industrielle, pour pouvoir engager une bataille qui doit être une bataille décisive contre Macron, mais aussi contre toutes les politiques au service des capitalistes.
C’est ce que défend la Gauche Révolutionnaire, en construisant dans ses activités militantes, dans les lieux de travail et d’études, la grande journée de grève le 5 novembre du public et du privé, une journée de grève totale, avec des piquets de grève devant toutes les entreprises, devant les lieux d’études, devant les lieux de travail, devant les lycées, les établissements scolaires, mais également des assemblées générales dans la journée et le soir même, voire le lendemain matin, pour discuter des suites de la grève, et pour appeler à trois consécutifs jours de grève pour faire tomber la politique de ce gouvernement, et Macron et les politiques au service des capitalistes.
Une perspective politique pour les travailleurs et les jeunes
Politiquement, les travailleurs et les jeunes veulent se confronter à Macron. Il est détesté, haï par une majorité de la population, mais ce qui manque c’est la perspective de qu’est-ce qu’on met à la place de Macron, à quoi on peut remplacer Macron, et donc dans ce contexte-là, la question que les travailleurs et les jeunes s’organisent politiquement est centrale. On le voit bien : dès qu’une force politique agit de manière déterminée contre le gouvernement, elle est ciblée.
La France insoumise et les échéances à venir
La France insoumise joue en grande partie ce rôle aujourd’hui. Elle est sous attaque permanente des partis bourgeois et des médias, désignée responsable des dégradations matérielles mais aussi de la dégradation de la situation sociale. Pourtant les responsables, ce sont bien Macron et les capitalistes. La France insoumise joue un rôle central aujourd’hui, avec ses revendications comme le blocage des prix et la hausse des salaires par exemple. C’est aussi la seule force politique à une échelle de masse qui porte à la fois le soutien concret de ses militant-es insoumis-es et élu-es aux lycéens mobilisés, le soutien dans les universités et aussi la mobilisation, mais qui aussi appelle à étendre la mobilisation et à construire la journée de grève du 5 novembre.
Le soutien grandit pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027. Une grande partie de la jeunesse, mais aussi une partie croissante des travailleurs et des travailleuses portent un intérêt pour la France insoumise et voit l’intérêt qu’un mouvement politique traduise les aspirations des jeunes et des travailleurs avec un programme cohérent et assez combatif.
Il est clair qu’un mouvement de masse de grève contre Macron, à six mois de l’élection présidentielle, c’est évidemment une situation extrêmement favorable pour que les travailleurs et les jeunes aient enfin une voix politique indépendante des partis de la bourgeoisie, indépendante bien sûr de la droite, du RN et des macronistes, mais aussi indépendante du PS de Hollande et de Glucksmann, qui est un PS évidemment qui est là pour servir les intérêts de la bourgeoisie.
Challenger les capitalistes pour construire la mobilisation
La France insoumise devrait répondre à cela au-delà d’appeler à voter Mélenchon en 2027. Il doit appeler tout le monde à rejoindre ses rangs pour s’organiser dès maintenant dans la mobilisation et dans les semaines qui viennent, et pour construire la mobilisation et le mouvement de grève de masse nécessaire à faire chuter la politique de Macron.
La France insoumise tient sa convention nationale le samedi 7 novembre prochain. Ça doit être un moment dans lequel le mouvement appelle à sa structuration et à aussi l’organisation des jeunes et des travailleurs politiquement autour d’un programme combatif anticapitaliste pour des mesures de nationalisation sous contrôle ouvrier et sous gestion par les travailleurs de toutes les entreprises qui licencient, et en particulier les secteurs stratégiques comme celui de l’énergie, mais celui aussi du pharmaceutique et du médical, et bien sûr dans l’industrie, puisqu’on a vu l’annonce dans la semaine qui a précédé, le 17 octobre, de la mise en liquidation des fonderies de Bretagne, mais aussi de la fonderie des forges de Tarbes qui ont été happées par un fond spéculatif, Europlasma, et qui aujourd’hui se trouve en passe d’être obligé de fermer si les travailleurs ne se saisissent pas de cette situation.
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