Un membre de notre organisation sœur en Chine forcé de fuir le pays

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Hu Xufang (gauche) aux Etats-Unis

Hu et sa famille sont les victimes de la répression policière du régime chinois !

Hu Xufang est un ancien consultant en management de 45 ans, originaire de la province de Liaoning. Il est membre du Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO/CWI) en Chine, où l’organisation est illégale. En avril 2016, Xufang a fui avec sa femme et sa fille de six ans, direction les États-Unis. Dans la Chine de Xi Jinping, il y a de plus en plus de victimes de la répression policière.

Article publié par nos camarades de chinaworker.info

« J’ai été arrêté par la police en janvier 2015 », a-t-il dit à chinaworker.info. « Ils m’ont accusé de faire des déclarations anti-communistes. J’ai été menotté à un radiateur et frappé à maintes reprises pendant deux jours. »

La femme de Xufang a obtenu sa libération en soudoyant un officier supérieur. Xufang a ensuite été licencié alors que le harcèlement policier envers lui et sa famille a continué. Son père est mort en mars l’année dernière, et il est sûr que l’intimidation des forces de « sécurité » a joué un rôle dans ces événements tragiques.

Le rôle du magazine « Socialiste »

Xufang est depuis longtemps critique de la dictature du Parti soi-disant « communiste ». Lycéen, il a participé aux événements épiques de 1989 pour demander la fin du régime à parti unique. Plus récemment, Xufang a rejoint le CIO en Chine, qui est organisé autour du magazine clandestin « Socialiste » (Shehui Zhuyi Zhe), contribué à des articles et à des traduction sur les luttes internationales des travailleurs. Le CIO/magazine Socialiste fait campagne pour les droits des travailleurs et particulièrement le droit à former des syndicats indépendants. Nous nous opposons à la dictature du PCC et nous sommes pour des droits démocratiques en Chine, pleins et immédiats.

En Chine, toute activité politique qui n’est pas autorisée par l’État et menée à travers de ses structures contrôlées par en haut est illégale. Des membres et des sympathisants du CIO en Chine ont déjà été persécutés auparavant : arrestation, méthodes d’interrogation brutales et surveillance policière continue. Cela a été le cas de Zhang Shujie, qui a été menacé de cinq à dix ans d’emprisonnement pour « contact avec une organisation interdite » à moins qu’il ne se transforme en informateur pour la police. Zhang Shujie a fui la Chine en 2011, avec l’assistance de membres du CIO dans plusieurs pays.

En Chine aujourd’hui, la répression d’État est beaucoup plus sévère qu’il y a même cinq ans. L’accession au pouvoir de Xi Jinping, récemment couronné « dirigeant central » par les médias contrôlés par l’État, coïncide avec la plus sévère vague de répression depuis de nombreuses années. Dans un reportage de 2015, l’ONG Human Rights Watch a déclaré que « La répression des opposants est la pire en une décennie, et on n’en voit pas la fin. »

Des avocats, militants syndicaux, travailleurs grévistes, féministes, et même des individus qui « partagent des rumeurs » sur les médias sociaux ont été ciblés. Les méthodes du régime – détention illégale, aveux forcés, procès-spectacles, et plus récemment kidnappings à l’étranger – ont pour but de répandre la terreur et de dissuader quiconque qui puisse penser à contester les politiques pro-milliardaires et antidémocratiques du régime.

Nationalisme

La répression d’État en 2016 s’est aussi de plus en plus concentrée sur les « forces étrangères anti-chinoises » car le nationalisme chinois est devenu la principale arme politique du régime alors que l’économie vacille et que des millions de travailleurs sont sous le coup de baisses de salaires et d’un chômage croissant. De plus en plus, ceux qui contredisent la dictature – y compris des militants d’ONG qui informent les travailleurs sur leurs droits légaux – sont accusés de collaborer avec des « forces hostiles extérieures ». Le but de ces manœuvres est clair : détourner l’attention des vrais problèmes – la surexploitation et la politique anti-ouvrière du régie – et de porter la responsabilité sur une « conspiration extérieure ».

Socialist Alternative, les sympathisants du CIO aux USA, soutiennent activement la demande d’asyle de Hu Xufang. Les militants socialistes et ceux qui luttent internationalement pour la démocratie verront son cas comme un nouveau signal d’alarme sur la répression qui s’empire en Chine et la nécessité de défendre ceux qui en sont victimes. Et par-dessus tout, cela signifie qu’il faut intensifier la lutte internationale pour une société socialiste.

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