Tous ensemble contre les politiques racistes

P2 racismeLa position inacceptable de l’État français dans l’affaire de l’Aquarius, navire transportant 629 réfugiés (dont sept femmes enceintes et onze enfants en bas âge) en juin n’est qu’un énième chapitre dans les politiques racistes menées depuis trop longtemps. Nous soutenons l’accueil des migrants fuyant la misère, les persécutions, la guerre, la dégradation environnementale…

Article publié dans l’Egalité190

Les persécutions et la violence envers ces personnes sont insupportables. Le nombre d’enfants enfermés dans les centres de rétention progresse. Sur les premiers mois de cette année, ils étaient 300. Les conditions d’accueil sont déjà largement insuffisantes mais les autorités se permettent de fermer les centres d’accueil et d’orientation comme celui d’Allex dans la Drôme.

Nous devons aussi être aux côtés des militants qui viennent en aide aux migrants, contre le harcèlement policier et judiciaire, comme peut le subir Cédric Herrou dans la Vallée de la Roya. La répression clairement raciste contre les quartiers populaires, en particulier contre la jeunesse issue de l’immigration, s’est aussi accrue. Cela va de pair avec une discrimination généralisée dans le domaine de l’emploi, du logement, des loisirs… Et les violences policières se multiplient, allant parfois jusqu’au meurtre. Des familles de victimes s’organisent, en particulier autour d’Amal Bentousi et plus récemment autour de la famille d’Adama Traoré.

Ce mouvement issu des quartiers populaires a commencé à s’inviter dans les manifestations syndicales et politiques, comme lors de la Marée Populaire du 26 mai. Nous soutenons la marche « Vérité et Justice pour Adama » du 21 juillet à Beaumont-sur-Oise.

L’affaire de tous

Les lois racistes et discriminatoires envers les immigrés n’ont fait que se renforcer au fil du temps. L’objectif est de désigner les étrangers comme les bouc-émissaires de la dégradation des conditions de vie et de travail de la majorité de la population, mais aussi de les précariser afin qu’ils soient une main d’œuvre corvéable à merci. La lutte des travailleurs sans-papiers, soutenue par certains syndicats, pour obtenir des titres de séjours est essentielle.

La lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations doit être au premier plan de la lutte du mouvement social et révolutionnaire. Des campagnes de masse devraient être développées par les syndicats et les partis défendant les intérêts des travailleurs et de la jeunesse. C’est une lutte pour l’unité de tous les opprimés contre les exploiteurs et les oppresseurs.

Par Yann Venier

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