Sauvons notre planète du capitalisme !

climate_change_action_protest-537x356Crise de l’environnement, avancée du capitalisme. Qui dit capitalisme aujourd’hui dit penser à tous les aspects à l’échelle de la planète. Le capitalisme, ce n’est pas seulement l’exploitation des ressources naturelles comme l’eau ou le pétrole, ce sont aussi les guerres qui en découlent, des guerres causées par et pour l’alimentation des marchés. Mais c’est aussi – et surtout – le marchandisation, l’exploitation des travailleurs, la production à bas coût pour un profit plus élevé profitant aux capitalistes. Bref, une double exploitation des travailleurs et de l’environnement, qui ne profite encore une fois qu’à une très riche minorité.

Le capitalisme cherche sans cesse à s’étendre et pour cela n’hésite pas à inventer de nouveaux outils et à dégrader la situation des travailleurs. Et le domaine de l’environnement est concerné avec le «capitalisme vert», c’est à dire par exemple par l’explosion des produits «bio». Ce marché capitaliste en pleine expansion cherche à intégrer de nouveaux produits labellisés «bio» pour accroître ses profits et en faire une mode (ce marché a une croissance de 10% en moyenne par an). Ces produits dits «verts» ne sont peut être que les mêmes produits non labellisés, ou même pourquoi pas, des produits contenant des OGM. Nous n’avons aucun moyen de le vérifier et bien sûr aucun contrôle démocratique sur la qualité de ces produits. Par contre ils coutent plus cher et rapportent beaucoup de profits. Au passage sont exclus de ce monde bio les plus pauvres qui ne peuvent pas se les payer ! Il faut donc payer plus cher pour le même produit sous prétexte qu’il a été produit en respectant soi disant la nature et le travailleur. Or ce n’est pas vrai : évidemment le sort des travailleurs s’empire avec la réduction des salaires, la recherche d’une main d’oeuvre peu chère et des licenciements.

Toute cette réalité est cachée sous une très large propagande de la part des entreprises, des Etats et du marché en général qui met en avant leur volonté d’améliorer la situation et de développer le rôle de chacun, la responsabilité individuelle dans la crise environnementale. Cette responsabilité individuelle est bidon.

Il ne s’agit pas de lutter chacun de son côté en adoptant des techniques comme le recyclage ou l’utilisation du vélo. Bien sûr, tout irait beaucoup mieux si tout le monde agissait de la même manière. Mais ce n’est pas possible car ce système maintient une majorité des hommes sur la terre dans la misère et la précarité. Ainsi ceux qui en ont les moyens font partie d’une faible partie de la population. Ce n’est pas en mangeant bio ou en recyclant qu’on sauvera réellement la planète. Les entreprises et le marché capitaliste exploitent les ressources et les travailleurs du monde entier, tout en détruisant la nature et en dégradant le climat et la biosphère, aggravant ainsi les inégalités sociales.

S’ils ne veulent rien changer… Occupons nous-en !

La preuve que ce n’est pas dans l’intérêt des Etats et des marchés de s’intéresser vraiment à la protection de l’environnement, et qu’ils se cachent sous une fausse propagande, c’est la multiplicité des sommets et des conférences sur l’environnement qui n’ont abouti à rien. Leurs promesses de réduire les émissions de gaz à effet de serre et les inégalités n’ont évidemment pas été tenues et celles-ci sont toujours en pleine hausse. En France pendant que Royal prétend lutter pour le climat, Macron et Valls développent les lignes de car pas chers à la place du train. Bonjour les écolos !

Une Conférence mondiale sur le climat (COP 21) des gouvernants et spécialistes est prévue à Paris fin novembre début décembre. Elle ne s’annonce pas différente des autres. Par contre de grandes mobilisations y sont prévues. Et c’est le moment pour que des jeunes et des travailleurs commencent à prendre conscience du rôle du capitalisme dans la dégradation du climat et s’engagent dans la lutte ! Il ne faut pas croire qu’on peut seul, chacun de son côté comme on veut nous le faire croire, contrôler l’avenir de l’environnement. L’unique moyen de le faire est de se mobiliser contre tous les instruments du marché, contre l’exploitation, bref, contre le capitalisme.

Pour en finir avec cette propagande, il est nécessaire d’unir les luttes pour l’environnement à celles contre le capitalisme, en organisant un mouvement organisé. Le capitalisme veut se donner l’illusion qu’il contrôle et veut améliorer la situation mais en réalité celle-ci lui échappe, elle réside dans notre lutte organisée pour le socialisme et un avenir meilleur.

Des mobilisations auront lieu ces mois prochains et de grandes manifestations se dérouleront à Paris les 29 novembre et 12 décembre. Rejoins-nous pour mobiliser et lutter !

Par Sofia Farhat

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