Rentrée sous tension dans les lycées

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Grève à la rentrée au lycée Angela Davis de Saint Denis

Pas sûr que Blanquer ait pris la mesure de la colère contre ses réformes et face aux conséquences directes dans les lycées, malgré l’impossibilité de mener sereinement les examens et les corrections des bacs généraux, technologiques et professionnels en juin-juillet. L’application de la réforme, notamment la fin des filières remplacées par un tronc commun et des options, a impacté les conditions de travail des enseignants, permis des suppressions de postes et creusé encore les inégalités avec moins d’options pour les lycées populaires.

Blanquer pense avoir « maté » la contestation en sortant l’arme de la répression, mais il y a une ébullition inédite dans l’éducation,à l’image de ce qui se passe en Île-de-France, où une AG a réuni des enseignants de 84 établissements et écoles, des parents, des lycéens. Des grèves sont déjà en cours, et d’autres appels ont été lancés pour le
10/09. La date de grève interpro du 24/09 est déjà dans les têtes. La colère n’a en rien été entamée, et en se liant aux jeunes et aux autres salariés, la lutte des enseignants va gagner en force.

Les fermetures de classes continuent!

Blanquer et Macron ont beau annoncer la priorité à l’école, les banderoles « non à la fermeture d’une classe » fleurissent sur les routes. Et pour cause : au niveau de l’éducation ce sont bien 1800 postes qui ont été supprimés. Dans le premier degré, le gouvernement a annoncé des créations de postes mais elles ne couvrent déjà pas  les besoins pour dédoubler les classes dans les zones d’éducation prioritaire. Moins de la moitié des postes nécessaires ont été créés !

Pour alléger les effectifs dans les écoles des quartiers les plus défavorisés, le gouvernement a trouvé une solution bancale : fermer des classes dans toutes les autres écoles, comme à la campagne et alourdir les effectifs de celles qui restent. Blanquer s’obstine à vouloir fusionner des écoles et des collèges, moyen de gratter encore
quelques postes au détriment de la sérénité d’enfants qui pourraient se retrouver dans de très grosses structures. Mais pas ouvrir de nouvelles classes et créer des postes !

Ce projet sur lequel le Ministre avait reculé en juin devant la mobilisation est revenu par la petite porte avec deux rapports publiés pendant les vacances, preuve que Blanquer veut à tout prix mettre en place les outils pour supprimer des postes dans les grandes largeurs.

Par L.C.

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