Protégeons nos manifs des violences policières !

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Irène, gréviste RATP, victime de la brutalité ignoble des flics à la manif du 9 janvier

Jeudi 9 janvier, la violence s’est déchaînée dans les manifs partout en France. Une gréviste de la RATP s’est fait littéralement tabasser par la police à Paris, avec des ITT (incapacité temporaire de travail) à la clé, parce qu’elle ramassait son téléphone tombé à terre. Tout ça parce qu’elle ne voulait pas perdre les photos de ses enfants qui étaient dedans. À Rouen, un retraité cheminot s’est fait frapper à la tête (15 points de suture) et gazer à bout portant tout simplement pour avoir posé une question. Des grévistes arrêtés, des infirmières frappées au sol, les CRS qui font des croche-pieds pour faire tomber les gens à Toulouse… Les vidéos tournent et les images sont terribles, innombrables. 

Comme lors de la loi Travail, la répression est la seule carte que le gouvernement a à jouer. Macron, qui n’a aucun soutien dans la population, n’a plus que la police et la gendarmerie pour tenir et faire passer sa sale politique. Il tente de nous intimider et de créer la peur et la division dans nos rangs pour casser le mouvement. Les flics jouent le rôle de défenseurs des injustices sociales, des inégalités de classes, de protecteurs d’un système pourri et corrompu, dont seuls les super riches bénéficient.

Nous ne nous ferons pas avoir par ces provocations. Ce qui fait le plus peur au gouvernement, c’est que le mouvement continue de s’élargir et renforce son caractère de masse et c’est ce que nous allons faire comme disait l’assemblée générale des cheminots de Sotteville-lès-Rouen.

Le gouvernement joue avec le feu

Mais c’est l’inverse qui s’est passé. La répression nous a mis en rage. Une gréviste dans une AG de la RATP disait vendredi : « Si un collègue m’avait dit : « Demain je reprends le boulot, là je peux plus… », je lui aurais dit : « OK, t’as fait 38 jours de grève, déjà bravo, moi je vais continuer parce qu’on a dit jusqu’au retrait, mais chapeau à toi. » Mais après ce qu’il s’est passé hier ? Là c’est pas possible. Ils tabassent nos collègues, des grévistes ! Il faut qu’on tienne ! Et la semaine prochaine, faut qu’on reparte tous ensemble. Au moins une semaine de plus ». Oui il faut continuer, renforcer et élargir la grève, aller vers une grève générale pour dégager Macron et toute sa politique.

C’est inacceptable de ne pas pouvoir manifester en sécurité ! Des services d’ordre doivent être créés par les organisations syndicales, les assemblées de grévistes… pour protéger nos manifs. Non seulement pour que la manif soit sûre, mais aussi pour qu’on puisse se concentrer sur la lutte, les revendications, les slogans, etc. et non pas que l’attention de tous les cortèges soit portée sur les agissements des flics. Il faut des services d’ordre mixtes (hommes et femmes, étudiants, lycéens, travailleurs) qui discutent démocratiquement et collectivement de leurs tâches. Ces questions doivent être discutées en AG de lutte.

Y en a assez de la répression : Macron, Philippe, Castaner : dégagez !

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