Préparons une grève générale pour dégager la politique de Hollande-Valls & co !

supKhomri

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La grève générale, c’est maintenant !

Enfin ! Le ras le bol accumulé par toutes ces années d’attaques contre nos droits, nos conditions de vie et de travail, s’est transformé en lutte de masse et tous ensemble. Le 9 mars, avec 500 000 manifestants dans toute la France, et déjà des milliers de grèves, c’était avertissement mais ils ont fait semblant de ne rien entendre. Le 31 mars, et ses millions de grévistes et de manifestants représente un pas décisif : l’heure de la révolte a sonné.

On ne veut pas de la loi « travail », on ne veut plus de ces politiques au service des riches et on se battra tous ensemble pour les stopper. La grève générale est notre arme la plus forte, celle contre laquelle Valls-Hollande, le patronat et les super riches, les flics qui tabassent les lycéens… ne peuvent rien. Elle peut nous unir tous, les lycéens, les étudiants, les retraités, et la vaste classe des travailleurs (dont ceux qui sont privés d’emploi) : ceux qui font réellement tourner l’économie et la société, qui sont réellement utiles alors que les actionnaires, les grands patrons et les politiciens à leur service, du PS au FN en passant par la droite, ne sont que des parasites. Nous sommes plus de 90% de la société. En avançant vers la grève générale, nous pouvons stopper les plans pourris de Valls-Hollande mais également combattre les sales coups du patronat dans les entreprises : les bas salaires, les horaires de fou, les congés refusés, les petits chefs incompétents qui nous harcèlent.

A nous de leur infliger une défaite

Jeter la loi « travail » à la poubelle, ça permettra d’infliger une défaite à toutes les politiques au service du capitalisme, qu’elles viennent du PS et d’Europe Ecologie-Les Verts, de la droite, ou du FN. Ça permettra également de donner un encouragement à tous ceux qui luttent contre les terribles mesures d’austérité partout en Europe, en Grèce, en Espagne, en Irlande,… tous ces pays où les banques françaises se gavent de milliards en exigeant le paiement de dettes que les peuples n’ont jamais contractées.

Car c’est un plan d’ensemble, répété en boucle dans les médias. La loi « travail » ça marche, regardez en Espagne, regardez en Allemagne,… Sauf que ces mêmes médias ne disent pas, évidemment, qu’en Espagne des millions de personnes se sont retrouvé ou bien sans logement, ou bien sans emploi, ou bien les deux, et que la misère a grandi. Ils ne disent pas non plus qu’en Allemagne, 12,5 millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté ! Et que l’Allemagne a connu une multiplication par 5 du nombre de grèves en 2015.

Normal, ces pseudo journalistes n’ont que le discours de leurs propriétaires à répéter : 90% des médias sont aujourd’hui possédés par les grands groupes capitalistes, les mêmes qui demandent à Valls-Hollande de mener la politique qu’ils mènent. Et la boucle est bouclée. Et demain, pour nous diviser, ils nous ressortiront l’excuse de la menace du FN, et la propagande contre les migrants ?

Les bandits du Capital

Valls, Macron, El Khomri sont les nouveaux mercenaires des super riches. La souffrance de millions de travailleurs et de précaires, ils ne connaissent pas, ne l’ont jamais connue. Ils font des loi sur le Travail en n’ayant jamais travaillé. Valls a dit devant le Medef « j’aime l’entreprise » comme il dirait « j’aime Jupiter » : il n’y a jamais mis les pieds ! Macron ne doit son poste qu’à ses amis haut placés comme Attali, avant d’avoir été conseiller (ne riez pas, c’est sérieux la haute finance, on paye des gens des fortunes pour « conseiller »…) dans la banque d’affaire Rothschild pour plus d’un million d’euros par an. Mais c’est évidemment ces gens là qui font des lois sur le « travail ».

Mais la loi Khomri n’est pas une simple loi, ni une attaque de plus. Ce gouvernement de mercenaires du capital nous a déclaré la guerre. La loi « travail » c’est une contre révolution sociale, la destruction du principal acquis des travailleurs tout au long du 20ème siècle, celui de se défendre collectivement pour ne pas être de la chair à patrons, pour ne pas être écrasés par l’exploitation et la course au profit à laquelle se livrent les grands groupes.

La crise du capitalisme n’en finit pas, les riches trouvent qu’ils ne s’enrichissent plus assez. Alors, il s’agit de restaurer des profits maximum en obligeant à augmenter le temps de travail sans hausse de salaire, en diminuant les jours de congés. Il s’agit d’empêcher les travailleurs de s’opposer à cela en facilitant les licenciements, et de diminuer au maximum les indemnités lors de licenciements injustifiés ou illégaux. Nous rendre complètement soumis à la dictature des patrons et des actionnaires.

C’est pour cela que le gouvernement fait la loi travail comme il a fait d’autres lois les années précédentes. L’ANI, qui facilite les licenciements, le CICE qui permet de donner des millions à des entreprises même si elles suppriment des emplois. Par exemple, La Poste, pour 2015, a reçu 318 millions d’euros de fonds publics, a annoncé 635 millions de bénéfices mais a supprimé 7600 emplois ! En tout, 41 milliards d’argent public donné en 2015, et le chômage a continué à grimper en flèche : plus de 3,5 millions de personnes totalement sans emploi. Et ça sera pire avec la loi El Khomri car faciliter les licenciements comme elle le fait, ça ne sert qu’à une chose : faciliter les licenciements.

28 % en plus. Ce n’est pas la revendication de hausse des salaires des grévistes de Lidl, de Mac Do, des transports en commun de nombreuses villes. C’est la hausse de la fortune de Bernard Arnault, homme le plus riche de France. + 7,6 milliards d’euros, l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers d’emplois, et pour une fortune de désormais 34,6 milliards d’euros. Fortune accumulée en licenciant des dizaines de milliers de travailleurs.

La fortune des 500 plus riches s’élève à 460 milliards (pour la partie qui est connue évidemment, une partie est bien cachée, la peur de manquer certainement…). Avec cette somme, on pourrait régler tous les problèmes sociaux et offrir une vie décente à tous et toutes : rendre la santé et l’Education gratuite, offrir un emploi à tout le monde, réduire le temps de travail, améliorer le logement… Notre problème c’est 500 personnes et quelques politiciens à leur service, en face nous sommes des millions.

Stopper la contre-révolution sociale

La lutte qui a commencé le 9 mars a remis la grève générale à l’ordre du jour. Parce que la loi El Khomri représenterait une telle régression, une telle victoire pour le patronat et les super riches qu’elle serait suivie de nouvelles attaques, plus violentes encore. Déjà Sarkozy a annoncé que s’il était élu, il supprimerait 350 000 emplois de fonctionnaires. Déjà avec ‘Etat d’urgence, et l’ambiance répressive de ces 10 dernières années on a vu surgir des petits Sarko et des petits Valls partout. Des proviseurs qui se permettent de frapper des lycéens, des petits chefs dans les entreprises qui hurlent sur les employés et qui n’écoutent rien quand on leur parle. Leur mépris et leur arrogance, on n’en veut plus. Tout comme on ne veut plus des discussions bidons entre les syndicats et le patronat/gouvernement. La direction de la CFDT qui se dit en faveur de la loi El Khomri (alors que toute une partie des militants de base sont contre) n’a rassemblé que 1000 personnes nationalement à sa journée d’action du 12 mars quand nous étions 500 000 trois jours avant. Le message est clair : face à la menace, c’est la lutte tous ensemble.

C’est cela qui a permis le succès du 31 mars et qui doit permettre de continuer après. Il faut des assemblées générales, des discussions dans les comités de mobilisation, soutenir les initiatives qui appellent à continuer la lutte et continuer à convaincre les travailleurs qui ne sont pas encore venu manifester et qui n’ont pas encore fait grève de le faire. C’est en arrivant ainsi à une véritable grève générale qui bloque toute l’économie comme celle de Mai 68 qu’on gagnera. C’est cela qui fait peur aux patrons et au gouvernement. C’est vers cela qu’on peut avancer en continuant la lutte, en démarrant des grève massive là où c’est possible. Le 31 mars, c’était le dernier avertissement, la prochaine fois on doit être encore plus nombreux et prêts à continuer !

Changer le système

Ce qui fait le succès de notre lutte, c’est la volonté de ne plus se faire écraser mais aussi le refus de continuer comme maintenant. Ce système pourri avec ses combines de politiciens, ses magouilles financières sans que personne ne soit inquiété, ses guerres pour le pétrole et les métaux rares, ses ventes d’avions et la légion d’honneur pour les pires dictateurs, on n’en eut plus.

Le capitalisme, avec ces millions d’enfants qui travaillent pour à peine survivre et fabriquer des objets qui sont vendus hors de prix en Europe, c’est un système monstrueux et barbare. Une lutte victorieuse contre la loi travail permettra d’engager la lutte pour renverser ce système, et ses institutions politiques au service d’une minorité de parasites qui font la cour au président ou aux riches.

Le capitalisme qui détruit l’environnement, nous oblige à consommer des aliments toujours moins surs, détruit les sols et les mers, il faut le mettre à bas.

Il nous faut un parti de masse, de lutte, contre le capitalisme, qui unisse les dizaines de milliers de jeunes et de travailleurs qui organisent et animent la lutte actuelle contre la loi « travail ». il ne s’agit pas de se contenter d’adoucir les choses, la vie est déjà terrible pour des millions d’entre nous, il ne s’agit pas de juste changer de « république » pour qu’elle soit un peu plus démocratique. Il s’agit de s’attaquer au fond du problème, au capitalisme, à l’exploitation, au chômage, à la misère. Il s’agit d’organiser l’économie pour satisfaire les besoin de tous, en mettant en propriété publique les principaux secteurs de production, de distribution, de transport, sous le contrôle démocratique des travailleurs et de la population. C’est cela la vraie alternative à ce système injuste, c’est le socialisme démocratique. Il faudra une révolution pour cela et nous pouvons tous et toutes, jeunes, travailleurs, chômeurs, retraités, homme ou femme, quelles que soient nos origine ou notre culture, la préparer. Il faut s’organiser pour cela, construire un parti révolutionnaire de masse qui permette d’organiser la victoire contre le capitalisme.

C’est pour cela que nous luttons. Pour en finir avec la dictature du profit et de l’exploitation, pour refuser que cette dictature s’aggrave encore avec la loi « travail » et pour réellement construire une autre société, un autre monde, tous ensemble, un monde réellement démocratique et libre, sans haine, sans misère, sans racisme ni sexisme : le socialisme.

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