Réforme du bac : encore plus d’inégalités et de tri social.

indexLa réforme du Bac imposée par Jean Michel Blanquer, ministre de l’éducation, avait déjà suscité la colère des enseignants l’année dernière. Sa mise en place cette année confirme les craintes. Loin de « l’école de la confiance » claironnée par le ministère, cette attaque va aggraver les inégalités entre lycéens et dégrader les conditions de travail de tous les personnels éducatifs.

Non à l’austérité !

Pour bien en comprendre les dangers, il faut replacer cette attaque dans le cadre global des politiques touchant les services publics depuis des années. Il s’agit en réalité de faire des économies de fonctionnement, ce qui à terme va ouvrir encore plus le « marché de l’éducation » au privé, via les entreprises de soutien scolaires, de contenu pédagogique (applications, logiciels, livres) et les écoles bien sûr.

Education une grève qui va continuer!

Les journées de décembre ont été tout à fait différentes des grèves des dernières années. Les grévistes ont été très majoritaires et l’ambiance s’est relevée toute autre, avec un mélange de combativité, de colère, de détermination. Les administratifs, les précaires, les enseignants du collège se sont mis en grève le 5 décembre et ont affiché leur volonté d’être en manif. En quelques jours tout le monde s’est organisé pour avoir une banderole, un mégaphone et défiler nombreux en cortège. Nous avons tous été gonflés à bloc par la force de la manifestation du 5 décembre. Le lendemain la salle des profs s’est transformée en AG avec l’envie d’enchaîner les jours de grève, de convaincre autour de nous et de participer aux mobilisations avec les autres salarié-e-s. Les discours d’Edouard Philippe n’ont fait qu’attiser la colère : « la promesse d’augmenter les salaires est une arnaque.

Grève à la Ratp, les travailleurs renforcés

1250976-prodlibe-2019-1157-greve-ratp-retraitesLa grève démarrée le 5 décembre à la RATP a été l’une des plus fortes que la Régie ait connue. 35 jours de grève à l’heure où ce journal paraît, et la grève n’est pas finie… Les grévistes de la RATP ont eu le droit à tous les mensonges dans les médias. On a l’habitude de la rengaine sur les privilèges, comme à chaque fois qu’il y a une grève dans les transports… il y a les mensonges sur les salaires mirobolants, alors qu’un chauffeur RATP gagne 1800 € brut, c’est pas la panacée, surtout quand on embauche à 4h et qu’on n’a guère de week-ends ou de jours fériés… Avec la grève, certains agents ont pu passer Noël avec leurs gamins pour la première fois de leur carrière ! Pour certains c’était leur toute première grève, pour d’autres ils ont fait les grandes grèves de 1995, 2003, 2007, une moindre partie (surtout aux bus et à la maintenance) a fait grève pendant la « loi travail » en 2016.

Comment le gouvernement essaye de nous arnaquer sur les retraites?

retraites-reformeUn régime universel ? À la base c’est le système par répartition actuel qui est universel car tout le monde cotise et il y une solidarité intergénérationnelle. Là, les salaires au dessus de 10 000 € vont sortir du système et capitaliser. Cela va faire perdre plus de 4 milliards par an aux caisses de retraite, et bien sûr ce n’est qu’un premier pas. En plus le principe d’« universalité » de cette réforme est bien remis en question chaque jour, puisque le gouvernement a promis des aménagements aux flics, et à d’autres professions comme aux danseurs des Opéras nationaux qui ont refusé.

Article publié dans l’Egalité 199

« Age pivot » le dessous de l’arnaque

indexLe patronat a prévenu par la voix du président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, il tient absolument à ce qu’il y ait une « mesure d’âge », autrement dit, un départ 64 ans. Il avance l’argument que « pour financer cette réforme, il faut travailler plus longtemps ». Au moins, c’est limpide, c’est bien là l’un des enjeux. L’autre est évidemment le maintien à 14% du PIB du budget retraite. Or comme la population de personnes âgées augmente, il faut donc réduire le service qui leur est rendu,ou bien qu’il leur soit rendu moins longtemps. Il faut donc que les travailleurs fassent valoir leurs droits plus tard. Pour le dire plus clairement, il s’agit de réduire le nombre d’années entre le départ à la retraite et la mort.

Amplifions la lutte pour stopper la politique de Macron

P1 198323-manifestation-sur-les-retraites-a-saint-nazaire-le-2-octobre-2010Les voeux de nouvelle année de Macron ont renforcé la détermination des centaines de milliers de travailleurs qui se sont mobilisés depuis le 5 décembre contre la casse des retraites. Avec son discours creux et son air méprisant, il s’est félicité de sa politique et nous a encore expliqué qu’il ne faut pas avoir peur et que bien sûr qu’on n’a rien compris, tout ça s’est pour notre bien… Nous lui répondons : dégage ! On est déterminés car on a bien compris que ce qu’il nous prépare c’est un avenir de précarité, de bas salaires et de conditions de vie encore plus dégradées que ce qu’on subit déjà.