Brésil : Crise politique : quelle sortie pour les travailleurs ?

imagesEntretien avec André Ferrari – membre du P-Sol (Parti socialisme et liberté, parti de gauche large et militante au Brésil) et du comité exécutif de Liberdade, Socialismo et Revolução, organisation sœur de la Gauche révolutionnaire au Brésil.

Cet entretien a été réalisé il y a quelques semaines. De nombreux faits se sont passés depuis. Le gouvernement Temer est très fragile et il peut tomber dans quelques jours. Les manifestations gagnent une nouvelle ampleur. La répression nous rappelle les conditions de l’AI5 (Acte Institutionnel n°5, qui suspendait complètement la constitution) en pleine dictature militaire. Une nouvelle grève générale est en route. Cet entretien peut aider a comprendre mieux la crise politique au Brésil.

Il nous faut une gauche de combat !

885425-manifestation-contre-la-loi-travail-le-14-juin-2016-a-rennesContre les politiques de Macron, Fillon, Le Pen et du PS, un « Non » massif s’est exprimé de manière indépendante avec les 7 millions de voix pour Mélenchon. Il a fait écho à la grande mobilisation contre la loi « Travail » de l’an dernier, qui malgré sa puissance et sa détermination, avait buté sur une question très politique : par qui et quoi remplacer le gouvernement de Valls-Macron-Hollande ? Or,  une avancée politique a été faite à ces élections. Un début d’alternative au trio PS LR et FN est né. Il faut transformer l’essai !

Une alternative face au PS, LR et FN prend forme sous nos yeux.

La « France insoumise » attire désormais près d’un demi million de personnes. 30 % des jeunes ont choisi ce vote. De nouvelles personnes rejoignent les Insoumis avec la volonté de poursuivre le combat engagé de manière plus ou moins active durant la campagne présidentielle. D’autre part, des milliers de syndicalistes combatifs, de jeunes, résistent en organisant des luttes pour de meilleures conditions de travail, contre les licenciements, contre le racisme, pour l’environnement… Article publié dans l’Egalité 183

À bas le Front National !

manif-MLP-008Encore une fois le FN s’est retrouvé au second tour de la présidentielle, ce qui lui a permis face à Macron, le banquier, d’engranger près de 5 millions de voix supplémentaires par rapport à 2012. Mais la progression du FN est loin d’être irrésistible. D’ailleurs, seulement 600 000 voix séparaient Le Pen de Mélenchon le 23 avril dernier.

Le FN, c’est le pire pour nous

Leur montée est dangereuse pour nous les travailleurs et les jeunes. Car avec ces 10,6 millions de voix et tout l’espace qu’ils ont dans les médias, ils vont utiliser cette position pour renforcer leur propagande de division raciste et encore pourrir l’ambiance. Le Pen met tous les problèmes sur le dos des migrants, ou des musulmans, mais jamais des vrais responsables : les capitalistes. Article publié dans l’Egalité 183

Maroc. La répression incapable de briser les mobilisations sociales

maroc_freedom-600x451Dans la soirée du 28 octobre 2016, un marchand de poisson, Mohsen Fikri, fut assassiné à Al Hoceima (dans la région du Rif, au Nord du Maroc) à la suite d’un contrôle policier. Les effroyables images de sa mort diffusées avaient provoqué une grande colère et lancé l’un des plus vastes mouvements de protestation au Maroc depuis le Mouvement du 20 Février 2011. Les mobilisations se sont succédé depuis lors et ont commencé à se structurer autour du ‘‘Hirak’’ (la mouvance). Sa figure de proue, Nasser Zefzafi, a été arrêtée dimanche dernier sous le prétexte d’avoir interrompu le prêche d’un imam dans une mosquée d’Al-Hoceïma le vendredi.

Le PS ne sera plus le boulet de la gauche !

Par Fañch Ar Ruz

Par Fañch Ar Ruz

Avec 6,36 % et 2 291 565 électeurs au premier tour de la présidentielle, c’est une véritable débâcle pour le Parti socialiste et son candidat. Ils payent ainsi les années de politique au service exclusif des capitalistes. Mais ils ont aussi été sacrifiés pour les bas calculs du même Hollande, qui n’a pas hésité à liquider Hamon.

Hamon a passé sa campagne à donner des gages à ses ennemis (partisans de Valls, de Hollande ou macronistes masqués) en rabaissant son programme. Ce refus de combattre pour son programme était, de fait, un reniement de sa victoire aux primaires du PS. Il préférait se battre pour l’appareil du PS que pour les millions de pauvres et de travailleurs du pays. Entre la campagne combative de Mélenchon et celle, très libérale, de Macron, cela ne pouvait aboutir qu’à ce désastre.

Rachel Mahé, de la Gauche révolutionnaire, candidate France insoumise pour la deuxième circonscription de la Drôme.

Affiche GR votons rachelLa campagne pour les législatives bat son plein dans la chaleur drômoise, où notre camarade Rachel se présente. L’enjeu : ne pas laisser une majorité à Macron à l’Assemblée pour détruire le Code du travail et imposer la dictature de la précarité. Plus nous aurons de voix, plus cela permettra de poursuivre la dynamique engagée avec la campagne présidentielle. Une dynamique qui a permis à des milliers de personnes de militer, pour l’augmentation des salaires et des retraites, pour la sortie du nucléaire et la renationalisation d’EDF, la fin de la loi « travail » et le partage du temps de travail pour réduire le chômage, l’égalité salariale hommes-femmes… une campagne qui a permis à des millions de personnes, à travers les 7 millions de voix pour Mélenchon au premier tour des élections présidentielles, de relever la tête.