Succès pour les postiers des Hauts de Seine mais la direction de la Poste continue de réprimer les grévistes

poste92Les postiers des Hauts-de-Seine ont enfin gagné sur l’essentiel de leurs revendications : titularisation des précaires, délais de 12 mois pour la restructuration qui devrait entraîner des suppressions d’emploi. La grève s’était partiellement étendue à d’autres bureaux de poste en Ile-de-France, comme en Essonne en particulier à Epinay-sur-Orge (59 jours de grève) ou à Paris intra-muros (Paris 15) sur leurs propres revendications

La direction ayant joué le pourrissement du conflit, la lutte aura donc duré 173 jours (près de 6 mois !). Cette grève est la plus longue qu’aura connue la Poste malgré la répression de la part de la direction et de l’État, avec la complicité de certaines organisations syndicales, à laquelle ont dû faire face les grévistes : intimidations, calomnies et fausses accusations, procédures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement ou à la révocation, paie à zéro euros, interventions policières contre les piquets de grève, convocation au commissariat et même à la Sureté du territoire (anti-terrorisme !) et gardes à vue…

Une procédure disciplinaire ayant pour objectif la révocation du responsable départemental de SUD-PTT à Paris – Olivier Rosay – a été ouverte pour son soutien à cette grève exemplaire ainsi qu’à celle des postiers de Paris 7 qui avaient refusé de distribuer les tracts du FN. Le conseil de discipline aura lieu le 31 juillet. Un rassemblement de soutien est prévu dès 13h00 devant le 100 rue Maurice Arnoux à Montrouge.

La Poste craque de partout… les postiers résistent !

Mais il n’y a pas que dans les Hauts-de-Seine ou à Paris que les postiers en ont marre et qu’ils se mettent en grève, parfois soutenus par des collectifs d’usagers. Depuis le début de l’année, il y a eu des grèves de plusieurs jours voire plusieurs semaines dans une soixantaine de villes(*), dans des bureaux de postes ou dans des centres de tri. A Ajaccio, en Corse, le mouvement en est à plus de 70 jours de grève, la direction a essayé de monter un centre de distribution parallèle en mobilisant des cadres et en embauchant des CDD et des intérimaires, sans grand succès, ça s’improvise pas d’être postier, Partout les directions départementales de la Poste jouent le pourrissement et la répression face aux postiers combatifs qui tentent de résister à la dégradation de leurs conditions de travail dues aux restructurations et réorganisations, à la suppression d’emploi (89.000 postes supprimés en 10 ans) ou à l’accroissement du nombre de précaires corvéables et jetables à merci…

A l’instar des cheminots, des intermittents ou des salariés du privé en lutte, par leur combativité, les postiers prouvent la disponibilité des travailleurs et des travailleuses pour un véritable mouvement de résistance à la politique du gouvernement Hollande-Valls-Gattaz. Ce qu’il manque encore aujourd’hui, c’est une véritable stratégie syndicale pour s’y opposer réellement tous ensemble.

Non aux restructurations et à la dégradation des conditions de travail

Pour des embauches massives de postiers afin que la Poste puisse rendre un service de qualité

Pour la titularisation de tous les précaires

(*) à Montauban, à Nantes, à Peyrehorade, à Questembert et à Bubry, à Créteil, à Hyères, Ajaccio, à Aubigny-sur-Nère , Decazeville, à Rodez, à Nancy, à Faverges, à Saint-Nazaire, Vierzon et Sancerre et plus largement dans le Cher, à Mont-de-Marsan, dans le Pays Basque, à Nogent-sur-Seine, à Villard-Bonnot, à Crèvecœur-le-Grand, à Latresne, à Estrées-Saint-Denis, à Narbonne, à Lourdes, à Saint-Germain du Puch, à Saint-Gaultier-Argenton, à Bretenoux, à Fouesnant, à Cavaillon, à Lormont, à Calvi, à Espalion, Quimperlé et Moëlan-sur-Mer, La Madeleine, à Grenoble, à Chauny, à Albi, à Antibes-Juan-les-Pins, à Saint-Médard-en-Jalles, Carbon-Blanc, Cahors, Digne-les-Bains, à Céret, Labège, La Vallette et à la Seyne, à Castillon, à Bagnères-de-Luchon, à Luzenac, à Ribemont, à Mulhouse-Dornach, à Blain, au Havre, à Agen, à Bellême…

Mélenchon fait une pause… avec grand bruit

mélanchonMélenchon aime faire le buzz autour de sa personne. Pour dire qu’il prend du « recul » comme il dit, que la « pression est trop forte », il ne peut s’empêcher de tout ramener à lui, drôle de méthode pour évacuer la pression… « Il faut aussi que le grand arbre n’empêche pas le reste de la forêt de pousser »… rien que ça.

En gros, Mélenchon nous explique qu’il a tout faux depuis 2009 mais que c’est la faute des autres. Il explique à sa manière mais c’est en grande partie vrai, que le caractère « insurrectionnel » de sa candidature en 2012 en explique le succès. Mais il oublie d’expliquer que c’est dans un accord de long terme avec le parti communiste qu’il s’est engagé en fondant le Front de Gauche. Il fait mine de découvrir 5 ans après que ce parti, qu’il connaît depuis les années 70, a sa propre stratégie. Mélenchon se plaint que le PCF a choisi dans de nombreuses villes un accord avec le PS aux municipales mais il ne raconte pas à ses lecteurs que c’est le cas depuis 1977, et que depuis, cet accord a été reconduit bien que le PS soit devenu de plus en plus ouvertement procapitaliste. Pourquoi ? Parce que Mélenchon ne veut pas rompre avec le réformisme, et sa « révolution citoyenne » ou sa « révolution par les urnes ». Il ne veut pas remettre en cause sa propre participation gouvernementale avec Jospin ou son soutien indéfectible à Mitterrand. Il fait semblant de découvrir des désaccords avec le PCF. Pourtant, en février dernier, il vantait la possibilité d’un accord avec Europe Ecologie sur la base d’une liste de circonstance à Grenoble avec un pur produit du « capitalisme vert » l’actuel maire de Grenoble, Eric Piolle. On voit mal la différence de fond avec les élus PCF qui prétendent que le PS a accepté leurs demandes dans les villes où il y a eu accord aux municipales.

Volatilité ?

Mélenchon n’est pas à une contradiction près. En 2012-2013 il dit « qu’ils s’en aillent tous », en 2014 il dit, à propos de la possible élection de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017 (c’est quand même loin dans le temps…) « elle y arrivera, (…) parce que la société est en train de se diriger vers le point ‘qu’ils s’en aillent tous’ Et quand le point ‘qu’ils s’en aillent tous’ est atteint, tout saute en même temps ». Où est le problème ? N’est ce pas ce qui s’est passé en 1789, ou lors de La Commune de Paris, ou ce qu’il a manqué en Mai 68, une révolution qui chasse du pouvoir tous les corrompus et les privilégiés. En fait, Mélenchon ne veut pas pousser au bout la logique du « prenez le pouvoir » qui était pourtant un très bon slogan de campagne en 2012. Si le peuple prend le pouvoir, ce n’est pas pour le repartager avec ceux qui l’enfument à longueur de journée, qu’ils soient au PS, à EE-LV ou à l’UMP. Quant à savoir si Le Pen y « arrivera »… ce fatalisme ressemble à la politique de l’autruche alors qu’il faudrait renouveler l’appel à construire un outil politique qui soit l’expression de la révolte qui gronde parmi les travailleurs, les jeunes, les chômeurs…

Le combat continue

Prendre le temps de réfléchir et d’analyser est indispensable pour changer la situation. Que Mélenchon ait besoin de recul, on peut le comprendre, mais il y aurait certainement autre chose à dire dans ce cas, et en tous cas si on veut vraiment prendre du recul, on ne se fend pas d’une interview quasi uniquement centrée sur soi-même. Ça, ça ressemble plus à un moyen d’attirer l’attention et faire parler de soi que de se mettre à l’écart.

Que le FdG soit un échec définitif, on en sait rien. Par contre ce qui est sur, c’est que s’il ne s’oriente pas réellement vers les couches les plus exploitées et les plus opprimées, s’il ne devient pas un porte parole de la lutte contre la politique d’Hollande-Valls-Gattaz, alors le FdG ne sera pas l’instrument qu’utiliseront des millions de travailleurs, de jeunes, de chômeurs, pour organiser leur colère et la transformer en lutte. Et il est clair que ce n’est pas l’orientation que proposent des forces comme le PCf ou autre.

Entre temps, loin des préoccupations de la présidentielle de 2017, il va falloir affronter le plan d’austérité du gouvernement et les nouvelles attaques patronales, et c’est cela qu’il faut préparer.

Les débats du Front de Gauche «et autre» vont-ils déboucher sur une alternative à gauche du PS ?

méluche_laurentA la tête du Front de gauche le score du FN est perçu comme une catastrophe et la faute en serait à Hollande qui coulerait la « gauche » avec sa politique. Du coup, les débats se sont multipliés depuis quelques semaines ainsi que les tractations et discussions dans les coulisses. Dès qu’il s’agit de discuter, il y a beaucoup d’agitation. Mais le soucis, et non des moindres, c’est que cela peine à déboucher sur des éléments concrets tant en terme d’action que d’organisation.

Aux élections européennes, les listes à gauche du PS et d’Europe Ecologie les Verts ont réuni 10% des votes exprimés : Front de Gauche, Nouvelle Donne, Lutte Ouvrière et NPA. Il ne s’agit pas d’additionner des programmes qui sont différents sur certains points importants. Mais les électeurs qui ont voté pour ces listes ont eux en commun leur rejet de la politique de Hollande et des politiques d’austérité, ce qui est une base commune pour agir ensemble, sans parler évidemment des millions d’abstentionnistes qui partagent les mêmes aspirations.

Le Front de Gauche prendra-t-il une initiative ?

A l’extrême gauche, Lutte ouvrière se refuse à débattre de tout pas politique concret, se refusant, de fait, à peser sur les débats publics. Le NPA a gâché la possibilité d’un parti construit avec la base et sur une ligne résolument anticapitaliste. La direction du NPA n’a pas seulement créé une situation où désormais ce parti n’ira que de crises paralysantes en déchirements, elle a également démoralisé une couche plus large et repoussé la possibilité d’un nouveau parti des travailleurs et de la jeunesse à une perspective malheureusement pour le moment assez lointaine. Quant à la crédibilité du NPA à faire un nouveau parti, elle prête désormais à sourire, voire plus.

Avec 6,5% (et en repensant aux 11,1% de Mélenchon à la présidentielle de 2012), le FdG est la force qui aujourd’hui a le plus d’audience, mais pour en faire quoi ? Des trois principales composantes du FdG, deux ont la même idée, exprimée de manière différente. Autant Mélenchon et le PG, que le PCF, sont tournés vers les députés grognons du PS et les «écologistes». Le PCF parle même d’une «nouvelle majorité à gauche». Et ça parle d’élargir le Front de gauche en Front du Peuple sans rien de précis. Probablement plus large quant au nom, mais identique quant au fonctionnement : le consensus ou l’affrontement au sein du comité national avec comme seuls décideurs les dirigeants du PCF, du PG et accessoirement des autres composantes.

Mélenchon depuis des mois plaide pour une orientation vis à vis d’EELV mais achoppe évidemment sur une dure réalité : EELV est partie prenante de la majorité gouvernementale et n’entend pas entrer en opposition. Quant à la 3ème composante importante du FdG, désormais appelée «Ensemble» et regroupant divers courants (dont la Gauche Anticapitalste issue du NPA), elle a permis aux membres isolés du FdG de rejoindre une structure qui était plus ouverte et qui essaie de poser la solution en terme d’orientation politique et non de solution technique. C’est à dire qu’Ensemble propose que la «nouvelle majorité» à gauche se fasse autant sur des propositions que sur un mode d’organisation du FdG. Dans la réalité, Ensemble, bien qu’ayant une approche plus souple, reste focalisé sur les scores électoraux comme critère fondamental, et participe de la même cuisine du FdG, souvent très éloignée des besoins de la classe ouvrière et de la jeunesse. Le dernier appel en date (qui se multiplient eux aussi), «Gauche : ne plus tarder», est lancé par des dirigeants du PCF, du PG, d’Ensemble, d’EELV…

Improbable «majorité» ou agir dès maintenant avec une large couche active dans la lutte des classes ?

On peut s’étonner de tout ce temps passé en discussions et rencontres pour n’aboutir à rien pour le moment. S’il s’agissait de confronter des idées et des programmes très différents sur le fond cela pourrait se comprendre mais ce n’est pas le cas. Tout autant Mélenchon que le PCF cherchent d’improbables ruptures des députés socialistes «grognons» ou d’EELV d’avec la majorité gouvernementale. Non seulement ceux-ci n’iront pas à la rupture et encore moins sur une base remettant en cause le capitalisme, mais ils le disent eux-même, ils ne seront pas dans l’opposition à Hollande mais dans la «contre proposition», ce qui ne changera rien au fond de sa politique.

Ce qu’il manque, c’est que les travailleurs et la majorité de la population aient un parti à eux, qui soit la voix de leur colère mais aussi le cadre dans lequel ils pourraient s’organiser, défendre des revendications communes contre les politiques d’austérité et contre le capitalisme et sa loi du profit. C’est un tel outil de résistance à une échelle de masse qui fait défaut. La discussion au sein du FdG ne prendra un sens que si elle se fixe comme objectif de construire une véritable force politique pour stopper la politique d’Hollande-Valls dès maintenant. Si les discussions continuent de tourner en rond et autour de formules creuses, si elles continuent de n’être en grande parties tournées que vers la cuisine politicienne de «gauche», alors une large partie des travailleurs, des jeunes, des syndicalistes, de tous ceux qui luttent, ne s’y retrouvera pas. Le danger alors est réel, non pas que la «gauche» disparaisse, mais que l’expression de la colère contre le capitalisme ne trouve pas un outil pour s’organiser massivement.

Alex Rouillard

voir aussi l’article « Mélenchon fait une pause… avec grand bruit »

Stop aux bombardements sur Gaza ! Stop à la terreur d’Etat israélienne !

israelDes centaines de civils morts et plus de 1500 blessés, le bilan humain du terrible assaut lancé par le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou s’aggrave chaque jour. Les frappes aériennes sur la bande de Gaza révoltent, à juste titre, des millions de personnes. Le meurtre barbare de 3 jeunes israéliens au mois de juin ne peut en aucun cas justifier la brutalité des frappes de l’armée israélienne. Il s’agit évidemment d’un prétexte, le plan des dirigeants israéliens étant avant tout de continuer à étouffer Gaza mais aussi d’afficher une certaine force militaire au moment où plusieurs régions du Moyen Orient (Syrie, Irak…) sont menacées de chaos.

Netanyahou affirme que la brutalité des frappes est nécessaire pour contrer les tirs de roquettes sur les villes israéliennes de la part de milices palestiniennes. Mais une écrasante majorité du peuple palestinien est sans défense. Les tirs de roquette sont sans commune mesure avec les imposantes forces armées israéliennes. Ils sont d’ailleurs contre productifs, effectués à l’aveugle, ne gênant en rien le régime israélien bien au contraire. La sauvagerie des bombardements effectués par le régime israélien est révoltante d’autant plus que les roquettes lancées depuis Gaza n’ont quasiment pas fait de victimes.

Cette terrible offensive militaire ne résoudra rien

Netanyahou a rejeté les conditions du cessez-le-feu des dirigeants du Hamas à Gaza : la fin de l’offensive israélienne et la fin du blocus, la libération des prisonniers libérés en vertu d’un échange de prisonniers mais à nouveau arrêtés et l’assurance qu’aucun sabotage du nouveau gouvernement palestinien «d’unité» ne sera tenté.

Toute la stratégie de la coalition de droite de Netanyahou a été de poursuivre l’occupation répressive des territoires palestiniens et de créer encore plus de « faits accomplis » à travers ses programmes de construction et d’expansion des colonies juives. Les Palestiniens des territoires occupés subissent une répression sévère faite d’incursions militaires régulières, un chômage et une pauvreté terribles et ils se retrouvent bloqués et confrontés à la confiscation permanente de leurs terres. Sur cette base, le conflit national semble sans fin : les Palestiniens n’ont d’autre choix que de continuer à se battre pour la libération nationale et pour des conditions de vie décentes. Dans le même temps, en Israël, 23% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La classe dirigeante israélienne ne défend les intérêts que des grandes entreprises israéliennes et de la minorité ultra nationaliste.

Une classe dirigeante israélienne qui a provoqué l’escalade

Suite à l’assassinat des 3 jeunes israéliens, les forces militaires israéliennes ont alors lancé une infâme opération de punition collective dans les territoires palestiniens. En conséquence, des manifestations et émeutes généralisées de Palestiniens ont éclaté dans certaines régions d’Israël. Il y a également eu des manifestations anti-guerre menées conjointement par des Juifs et des Arabes à Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa auxquelles a participé le Mouvement Socialiste de Lutte (section soeur de la Gauche révolutionnaire en Israël / Palestine).

Solidarité avec les peuples opprimés, lutte contre la guerre et toutes les classes dirigeantes qui la provoquent et l’utilisent

Les manifestations anti-guerre doivent être renforcées avec des revendications et des slogans qui poussent à l’unité des travailleurs, des jeunes et des masses opprimées quelles que soient leur culture, leur nationalité, contre les fauteurs de guerre, et les pseudo-libérateurs qui se servent de la religion pour asseoir leur pouvoir. La classe dirigeante israélienne a le soutien direct ou indirect des principaux gouvernements impérialistes pour des raisons stratégiques et économiques. Tomber dans l’antisémitisme et les autres clichés simplistes ça n’est que rendre service aux principaux dirigeants des pays capitalistes dominants mais aussi aux apprentis dictateurs qui montrent déjà leur potentiel de barbarie en Irak et ailleurs.

La majorité des Israéliens soutiennent la mise en place d’un Etat palestinien indépendant et sont favorables au démantèlement des colonies. Mais le gouvernement Netanyahou instrumentalise les choses pour alimenter la peur des Israéliens Il est fort possible que l’opération terrestre à Gaza décidée par le gouvernement Netanyahou entraîne un nouveau et terrible massacre.

Construisons la lutte contre le massacre en Palestine sur une base anti-capitaliste, et contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie.

Pour l’unité des travailleurs, des jeunes et des masses pauvres partout dans le monde contre le capitalisme, l’impérialisme et l’exploitation, pour construire un avenir sans guerre, ni terreur, ni pauvreté.

• Stop au massacre ! Pour la fin des frappes aériennes et des autres attaques contre Gaza ! Non à cette guerre, celle d’un gouvernement israélien acquis à la cause du big business et des colonies !
• Pour la fin du blocus de Gaza! Pour le retrait immédiat de l’armée israélienne des territoires Palestiniens.
• Pour une lutte de masse des Palestiniens, sous contrôle démocratique, afin de lutter pour une véritable libération nationale !
• Pour des organisations des travailleurs et des jeunes indépendantes, en Palestine et en Israël, luttant ensemble contre la guerre, l’exploitation, les bas salaires…
• Contre le capitalisme, pour un État palestinien socialiste et démocratique au côté d’un Etat israélien socialiste et démocratique, avec Jérusalem pour capitale commune et garantie des droits démocratiques pour toutes les minorités, dans le cadre de la lutte pour un Moyen Orient socialiste et pour la paix.

tract au format PDF : tract palestine 18 07 2014

Il faut une riposte tous ensemble !

Gel des retraites, bas salaires, précarité… pour nous !
Cadeaux pour les grands patrons et les riches !

Assez de la politique de Hollande et Valls

Alors que la situation sociale se dégrade encore avec une augmentation continuelle du chômage, le gouvernement ne fait rien pour stopper les licenciements. Bien au contraire, il les a facilité avec l’ANI et via La Poste par exemple continue le démantèlement des services publics. Encore des restructurations et des fermetures qui font face à la grève et la détermination des postiers depuis des mois. Dans tous les secteurs, c’est la répression des travailleurs et syndicalistes qui luttent. La grève des cheminots a montré comment le PS aujourd’hui ne défend plus les travailleurs en les stigmatisant comme la droite. Mais cette grève a été une première étape avec une grève nationale contre la politique du gouvernement.

Les attaques du gouvernement c’est pas fini !

Le cinéma autour des députés frondeurs ne laisse pas de doute. Ils votent toutes les attaques. De mêmes que les « écologistes » qui à chaque fois qu’ils font une « proposition », c’est pour nous faire payer des taxes. Le pacte d’austérité c’est encore 50 milliards d’économie qui sera une saignée pour les services publics et donc l’emploi et 30 milliards en moins de cotisation de branche famille que nous devrons payer par nos impôts. Le pire est à venir avec le traité du marché transatlantique qui est négocié en coulisse avec les Etats Unis pour casser l’ensemble des législations sociales.

La tactique du « dialogue » social en échec

Le gouvernement essaye de faire passer ses attaques comme légitimes en faisant signer des syndicats minoritaires et le patronat, et en refusant les revendications des salariés. Ce que l’on voit c’est qu’une nouvelle fois Valls cède devant Gattaz en reportant le compte pénibilité pour la retraite et le temps de travail à 24h minimum pour les temps partiels. Le compte pénibilité avait permis à la CFDT partenaire privilégié du PS de justifier sa signature de l’ANI. Face à sa base mécontente elle a parlé de rupture du dialogue mais pas longtemps. D’ailleurs elle ira quand même à la conférence sociale alors qu’il n’y a rien à en attendre… Et le Medef aura gain de cause, le choix du gouvernement sera vite fait. FO et la CGT, puis la FSU, ont finalement boycotté cette conférence. Pour la CGT, le bureau confédéral, qui avait décidé d’y aller, a reçu de nombreuses motions de syndicats et de structures syndicales (unions locales, unions départementales, fédérations) contre la participation à ce qui était jugé largement comme une mascarade durant les jours qui ont précédé la conférence. Gageons cependant que tous essaierons de retourner à la soupe aux différentes commissions annoncées par Hollande dès la rentrée de septembre.

Mais ce gouvernement n’est pas très solide et tous craignent une explosion sociale. Il faut une riposte tous ensemble des travailleurs, des jeunes, des chômeurs, des retraités… L’enjeu de la rentrée sera d’instaurer le rapport de force nécessaire pour  stopper la politique d’Hollande-Valls et dépasser les freins bureaucratiques au sommet de certains syndicats.

L’été sera sûrement encore marqué par les scandales autour de l’Ump, de Sarkozy et la possibilité de son retour à la rentrée.  Mais gardons à l’esprit l’affaire Cahuzac et les revenus des ministres  »socialistes ». Ces deux partis défendent les capitalistes et sont financés par eux. Le retour de Sarkozy est simplement un des plans de secours au cas où ça ne marche plus avec Hollande. Mais l’UMP peine à se faire entendre car elle n’aurait pas fait mieux et c’est donc la bataille des chefs qui domine. Malheureusement, le collectif 12 avril qui promettait une alternative à gauche ne donne pas grand chose même s’il proposerait peut être une manifestation à l’automne. La récente déclaration commune CGT/PCF fait le constat d’un nécessaire rapport de force mais ne propose encore rien.

Ce qu’il manque aujourd’hui c’est une voix indépendante des travailleurs pour se faire entendre, une force qui nous permette de s’organiser pour lutter pour nos revendications et contre le capitalisme. La Gauche révolutionnaire lutte pour cela rejoins-nous !

Précarité et répression des syndicalistes, La Poste s’acharne !

poste92La Poste continue à supprimer des emplois par milliers (4500 pour l’année 2013) tout en usant et abusant des différents dispositifs existant de contrats « aidés » pour embaucher temporairement et quasiment sans frais. C’est contre la suppression de plusieurs emplois et notamment celui d’une précaire que La Poste refuse de titulariser, espérant certainement « embaucher » une autre personne avec les mêmes avantages, que la grève s’est déclenchée à Rueil-Malmaison et s’est étendue à plusieurs bureaux du 92 : Gennevilliers, Courbevoie…

La Poste s’est acharnée sur les grévistes et les syndicalistes. La « Justice » et la police sont venues à son aide : convocation des grévistes plusieurs fois devant la Sûreté Territoriale avec Garde à Vue de 10h en mai pour 3 d’entre eux, Gaël, Mohamed et Brahim. La dernière en date, le 2 juillet montrait le ridicule de l’acharnement : 15 cars de CRS pour « protéger » le commissariat, et des vigiles qui avaient soi-disant porté plainte mais qui ne sont pas venus…

La Poste et l’Etat utilisent de tels moyens pour éliminer les foyers de contestation et de résistance contre le démantèlement de ce qui reste du service public postal. C’est sans compter sur la détermination des grévistes qui ont non seulement multiplié les interventions et prises de parole dans tout le 92 mais également dans d’autres départements. C’est le scénario cauchemar pour La Poste, qui jusqu’à maintenant bénéficiait du fait que les directions nationales des syndicats de postiers n’organisaient pas la bataille contre les réorganisations à l’échelle de tout le pays. Alors que le 4 juillet, les postiers qui ont lancé la grève en sont à leur 157ème jour, des grèves longues continuent : Ajaccio depuis le 21 mai, Paris 15ème et dans le 91. Rien que pour la Corse, si les plans de la direction passent, c’est près de 200 emplois qui seront supprimés. Des grèves ont éclaté à Aubin-Decazeville, à Aubigny (Cher), etc.

Les syndicalistes SUD-PTT du 92 proposent d’organiser une première coordination des bureaux en grève avec les militants SUD et CGT des bureaux en lutte avec de prochaines actions communes.

La Poste commence à subir des reculs : le licenciement de Gaël a été refusé par l’inspection du travail, la réorganisation sera reportée à la fin 2015 à Gennevilliers…

L’acharnement de La Poste laisse planer des menaces sur certains postiers de Paris 15ème (deux licenciements en cours) et contre deux autres de Gennevilliers. Le soutien est plus que nécessaire d’autant qu’ailleurs, les dirigeants de La Poste suivent la ligne générale : à Fécamp un postier et syndicaliste a été mis à pied 3 mois pour… « insultes et refus d’obéissance » !

Contre les suppressions d’emploi et les restructurations, contre les sanctions et la répression, soutenez les postiers en lutte !