Il va falloir dégager ce gouvernement au service des riches !

gouvAlors que l’économie rechute à nouveau la situation sociale est déjà grave. 3,8 millions de personnes bénéficient des minimas sociaux, il y a 6 millions de chômeurs et on peut ajouter 2 millions de travailleurs pauvres. Cela donne une idée de la misère dans la société. Après que le gouvernement ait facilité les licenciements et accompagné les plans sociaux il ne faut pas s’étonner que la courbe du chômage ne s’inverse pas. Ce n’est guère mieux concernant le logement avec 3,8 millions de mal logés et 700000 SDF. La ridicule loi sur l’encadrement des loyers qui n’aurait rien changé n’a même pas été appliquée. Notre niveau de vie ne cesse de baisser et l’augmentation de plus de 2,5 % de l’électricité et du gaz au 1er novembre est un véritable vol, après les autres augmentations !

Crise politique

Alors qu’ils font toutes les réformes voulues par le Medef, promettent la chasse aux chômeurs, la casse la Sécurité sociale, il cède aussi à la moindre action de la petite bourgeoisie (pigeons, petits transporteurs etc.) mais veulent faire les gros bras face aux travailleurs (cheminots, pilotes). Valls évoque l’idée de changer le nom du PS. Ça ne serait pas du luxe depuis le temps qu’ils n’ont plus rien de socialiste. Par opportunisme ils garderont probablement ce nom mais lance des états généraux pour leur apporter des idées dans l’optique de 2017. Pourtant il n’en manque pas d’idées avec Gattaz qui s’autoproclame  »héros de la nation » à la radio, exige que les patrons puisse licencier sans avoir à se justifier, tout en se vautrant dans l’argent publique donné sans aucune contrepartie
La droite n’est pas mieux placée pour apporter la critique avec leurs propres affaires et ne font que proposer pire que le PS pour nous. Le FN qui tentait de se démarquer a montré le même opportunisme via ses élus et veut maintenant se servir des migrants de Calais pour se faire de la pub tout en s’entredéchirant en interne.

La colère gronde !

Pour faire passer la politique anti sociale le PS s’en prend aux militants syndicaux à la Poste mais aussi dans bien d’autres entreprises et d’ailleurs casse petit à petit l’inspection du travail et les prud’hommes et veut s’en prendre aux seuils sociaux et la représentation des salariés dans les entreprises.
L’Etat réprime et tue également les contestations contre les projets aberrants comme celui du barragede Sivens.
Mais les luttes se multiplient et le gouvernement a peur que tout mouvement se transforme en explosion sociale portant bien d’autres revendications.
Les journées de mobilisation se succèdent après celles de septembre-octobre dans de nombreux secteurs, transports, la Fonction publique est appelée à se mobiliser le 18 novembre et une manif nationale des hôpitaux en lutte le même jour, le 6 décembre ce sont les associations de chômeurs. Beaucoup de secteurs sont en ébullition. Des luttes locales se développent pendant que d’autres finissent. Au cours du mois de novembre, la colère va aussi s’exprimer sur le terrain contre la rigueur et le budget de misère imposé par le gouvernement pour les services publics et la santé. Une manifestation le 15 novembre des forces politiques à gauche du PS (Pg, Pcf, Npa, Ensemble…) aura lieu contre l’austérité et le gouvernement. Certains espèrent davantage pouvoir peser sur le PS avec ce type de défilé que de construire la riposte nécessaire face à Hollande et Valls. Le 15 novembre sera utile s’il est un point d’appui pour proposer d’engager la mobilisation politique et syndicale.
Il ne faut plus attendre pour nous unir avec un plan de bataille contre ce gouvernement et le patronat.
Organiser la grève et l’action dans nos secteurs en novembre et décembre et converger en janvier 2015 autour d’une même journée de grève partout qui permette de bloquer le pays et de commencer à
changer le rapport de force.

Débat : où en est l’idée d’une force politique des travailleurs et des jeunes ?

Manifestation du 16 octobre dernier à Marseille. Des luttes contre la politique du gouvernement et celle du patronat ont lieu partout, dans les entreprises et dans les services publics. Il nous manque toujours un parti qui organisent les travailleurs et qui donne des perspective pour que nos luttes soient victorieuses

Manifestation du 16 octobre dernier à Marseille. Des luttes contre la politique du gouvernement
et celle du patronat ont lieu partout, dans les entreprises et dans les services
publics. Il nous manque toujours un parti qui organisent les travailleurs et qui
donne des perspective pour que nos luttes soient victorieuses

Le ras-le bol est massif et avec lui, le sentiment d’insécurité augmente dans le boulot et la vie. Les travailleurs, les jeunes et la très grande majorité de la population sont désarmés pour pouvoir lutter. C’est ce qui explique pour une bonne partie l’absence de mobilisations massives, et ce, malgré un nombre important de luttes. Où est la gauche de la gauche ? Où est la gauche de la gauche ?

Crises et faiblesses au PS et à l’UMP

PHotoega168

http://blog.fanch-bd.com/

La crise du PS fait les choux gras de la presse. Le fossé entre les «frondeurs» et le gouvernement semble infranchissable mais les différences ne sont pas flagrantes. Les «frondeurs» ne remettent pas en cause la politique d’austérité et souhaitent un pacte de responsabilité moins contraignant de 20 milliards d’euros pour « laisser une chance » à la croissance. Les positions prises par Montebourg et Hamon, puis par Martine Aubry tiennent plus de la posture en vue du futur congrès que d’un soudain virage à gauche. Tout comme lors du vote de confiance à Valls, les fondeurs évitent soigneusement de voter contre le projet de budget pour ne pas mettre le gouvernement en difficulté.

Certes, la fronde affaiblit le gouvernement mais sa situation de crise est née du rejet de la politique d’austérité qu’il mène au profit des capitalistes, y compris par une partie de ses militants et non des manœuvres parlementaires.

La défense des intérêts du patronat au détriment de ceux des salariés, des chômeurs, des jeunes, des retraités a fait grossir l’impopularité du duo Hollande-Valls qui atteint des records. La soi disant « aile gauche » du parti socialiste sait que cette situation est irréversible et les ténors du parti veulent se démarquer de Valls.

 

L’UMP n’est pas en mesure de profiter de la situation

Le retour « providentiel » de Sarkozy est un échec. La dynamique qu’il espérait impulser autour de sa personne comme en 2007 n’est pas au rendez-vous : selon un sondage Odoxa, 75% des sondés jugent son retour raté, tout comme 56% des sympathisants de droite. Mais pire, concernant ses propositions, ils sont 77% en général et 58% des sympathisants de droite à juger qu’il n’en a pas fait qui soient intéressantes pour répondre aux problèmes qui se posent à la France. Le souvenir cuisant de sa présidence dans les classes populaires et les casseroles le concernant qui se multiplient font que sa cote de popularité est en baisse constante, aujourd’hui à 26%.

Les autres leaders de l’UMP, Juppé en tête, le voient dorénavant plus comme un problème encombrant qu’un recours. La guerre pour la présidence du parti et celle pour être le candidat de la droite aux prochaines élections présidentielles risquent de paralyser le parti. Les coups bas et les révélations vont continuer à miner ce parti englué dans les scandales. Et ce n’est pas le changement de nom préconisé par Sarkozy qui y changera quoi que ce soit.

 

La bourgeoisie a un véritable problème de représentation politique

La crise des deux partis de pouvoir traduit la faiblesse de la bourgeoisie française qui voit les tensions et le danger de la colère sociale.
La bourgeoisie a senti le risque de la méthode brutale et frontale de Sarkozy et fait le choix du PS qui a toujours défendu ses intérêts mais et plus à même de par son image de gauche de masquer une politique libérale.

Tout en constatant la réussite en terme de réformes, les capitalistes se rendent compte de l’échec en terme de « paix sociale ». La colère s’exprime toujours et la compréhension même confuse que les intérêts des travailleurs sont opposés à ceux du patronat est grandissante.

Le social libéralisme a échoué tout autant que le sarkozysme et la bourgeoisie est partagée dans sa recherche d’une solution pour prévenir la crise sociale. Pourtant, si les capitalistes sont affaiblis, ils s’en sortent bien tant le mouvement ouvrier est éteint. Les directions syndicales même combatives refusent de déclencher la mobilisation de peur de ne plus la contrôler, et les partis à la gauche de la gauche multiplient les critiques mais se cantonnent au terrain électoral sans porter le débat sur les luttes et la stratégie pour les mener.

Par Luc de Chivré et Yann Venier

Hommage à Rémi Fraisse : «Occupy street» à Rouen. Prochaine manifestation à Paris Samedi 14h métro Bastille.

zadMardi 4 novembre, à la fin lycerouend’une manifestation en hommage à Rémi Fraisse organisée par les associations, organisations politiques et syndicats de la ville, et à laquelle ils avaient participé, une trentaine de jeunes militants écologistes n’ont pas voulu en rester là. S’inspirant du mouvement «Occupy Wall Street», ils ont créé «Occupy Justice»

Massy : les territoriaux refusent l’austérité !

indexmassyLe 5 novembre, 150 travailleurs de la ville de Massy, dans le 91, se sont rassemblés devant la mairie à l’occasion d’une réunion entre une délégation syndicale et le maire, Vincent Delahaye.  Cumul des mandats oblige, celui-ci n’a pas daigné se pointer au rendez-vous.