Victoire judiciaire : les licenciements reconnus injustifiés à Molex

article_molex2Jeudi 27 mars, les salariés de Molex ont obtenu par le tribunal des Prud’hommes de Toulouse la reconnaissance que la fermeture de l’usine et leurs licenciements étaient injustifiés pour raisons économiques. Le tribunal leur accorde par ailleurs des indemnités approchant les 15 millions d’euros sur les 22 revendiqués. Même si sans nul doute la maison mère américaine va faire appel c’est un pas important qui a été franchi au cours de cette longue bataille judiciaire.

Municipales, pour le PS, la claque s’est transformée en déroute

Le second tour est venu confirmer les premiers éléments d’analyse que pouvait donner le premier. L’abstention a encore progressé, établissant un nouveau record, 38%, après les 36,5% du 1er tour (et 4% de bulletins blancs et nuls). Elle a d’abord touché l’électorat jeune et les quartiers populaires. Le rejet de la politique de Hollande se reflète dans ce constat. Alors qu’il avait été élu avec au moins le vague espoir que les choses s’adouciraient un peu, il n’en a rien été. Et si l’on excepte des villes comme Paris, Nantes ou Lille et quelques autres, plus la ville a représenté un enjeu pour le gouvernement Hollande plus la défaite a été cinglante. Le Ps réussit même la prouesse de perdre Limoges, ville pourtant dirigée par un maire « socialiste » depuis 1912 sans discontinuer !

L’UMP a du coup pu occuper l’espace mais sans recevoir un réel vote d’adhésion massif. Néanmoins, elle gagne des villes majoritairement à gauche comme Toulouse, et reprend ses villes traditionnelles comme Caen. En tout, 10 villes de plus de 100 000 habitants sont passées à droite, qui en dirige désormais 22 (contre 19 pour le PS , 1 pour les écologistes , 1 pour le pcf et 2 pour le centre). Dans les grandes agglomérations, les « métropoles », la droite risque d’être majoritaire : Lyon, Paris, Marseille… Et pour les villes moyennes, c’est tout aussi lourd, 155 villes de plus de 9 000 habitants ont basculé à droite. Mais le pourcentage total reste de 46% environ contre 45% en 2008, c’est bien évidemment la chute du PS qui permet à la droite de « prendre » des villes.

L’UMP ne présente pas une politique différente de celle de Hollande. Ce qu’il a manqué, c’est une vraie force d’opposition dotée d’une implantation locale qui aurait permis à de nombreux électeurs d’avoir un autre choix que l’abstention pour marquer leur mécontentement voire leur rejet de la politique de Hollande.

Le FN confirme sans s’envoler
Le Front National a donc confirmé ses scores du 1er tour, gagnant 11 villes de taille modeste. Finalement, c’est sa victoire dès le premier tour à Hénin Beaumont, cœur du bassin minier, et à la mairie du 7ème secteur de Marseille. Dans ces endroits très populaires, frappés par le chômage de masse et la désindustrialisation, le FN a avant tout fait campagne sur un programme très social et en essayant d’incarner une opposition virulente au gouvernement PS-EELV. Enfin, l’aventurier Engelmann (il a d’abord été candidat à l’extrême gauche quand celle-ci faisait de bons scores avant de se tourner vers le FN quand celui-ci a ré-émergé) devient maire de Hayange, dans le bassin sidérurgiste de Lorraine, au moment même où la loi qui devait contrer les liquidations de sites industriels comme celui d’Arcelor Mittal, était repoussée par le Conseil constitutionnel sans provoquer beaucoup d’émotion dans les rangs du PS. Un peu comme si Hollande se satisfaisait de ce que chacune des mesures un tout petit peu à gauche qu’il avait formulé dans sa campagne présidentielle soit retoquée par une instance ou une autre (il en a été de même pour la pseudo imposition exceptionnelle des ménages les plus riches). Le FN n’a donc eu qu’à capitaliser le mécontentement social sans pour autant effectuer une percée gigantesque. Dans beaucoup de villes, une partie de ses électeurs s’est reportée sur le candidat de droite au second tour, et dans la plupart il progresse très peu entre les deux tours. En fait, son électorat s’est mobilisé dès le premier tour.

Un potentiel pour le Front de Gauche ?
C’est encore plus difficile de savoir ce que recoupent les résultats des listes à gauche du PS au second tour. Car le Front de gauche s’est présenté certaines fois sans une partie de ses composantes, notamment le PCF, d’autres fois avec EELV pourtant partie prenante de la politique de Hollande, et enfin parfois avec le NPA. Il est certes difficile de plaquer sur un scrutin municipal qui a été aussi bas politiquement (jusque dans le nom des listes bien souvent), mais il est clair que le FdG, notamment rassemblé avec toutes ses composantes et indépendamment du PS, avait fait de bons scores au 1er tour (sans pour autant retrouver ceux du PCF d’antan) bien que se présentant de manière autonome dans un nombre limité de villes. Au second tour, il est encore plus difficile d’avoir une vision uniforme. De fait, c’est l’érosion du PCF qui continue mais sur un rythme très lent et pas de manière inéluctable et continue. Si, de manière assez incroyable, la ville de Bobigny, située dans la banlieue rouge de Paris, passe à droite (tout un symbole), le FdG et le PCF conservent une implantation locale et ancrée dans les quartiers populaires. Le problème, c’est qu’à de rares exceptions, le PCF est incapable de reprendre une mairie qu’il a perdu, et que pour de nombreuses mairies qu’il dirige, c’est souvent au moyen d’une alliance avec le PS…

Le 2nd tour est donc moins riche d’enseignements que le premier, notamment sur ce potentiel réel qui existe pour un Front de Gauche réellement indépendant du PS, tourné vers la masse des travailleurs, des chômeurs, des habitants des quartiers populaires, des jeunes… c’est avant tout en analysant les résultats du 1er tour que d’importantes leçons politiques peuvent être tirées. Lisez notre article d’analyse

Un gouvernement au service exclusif des intérêts des patrons, des banques et des actionnaires

Soldes
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Avec un taux de satisfaction de 17% selon les dernières estimations de TNS Sofres, Hollande a atteint un des pires taux de l’histoire. Et ce n’est pas un hasard ! Depuis son élection, il mène, avec son gouvernement, la même politique que Sarkozy… celle pour laquelle on l’avait dégagé ! C’est-à-dire une politique au service des grands patrons, des banques et des actionnaires. Cette politique vise à faire payer toujours plus la crise du capitalisme à la classe ouvrière pour maintenir les profits des capitalistes. Qu’on en juge !

Un constat accablant !

Les entreprises licencient déjà par milliers chaque mois et le chômage atteint de nouveaux sommets. La loi scélérate sur la prétendue « sécurisation de l’emploi » du gouvernement Ayrault-Hollande a encore renforcé l’an dernier les possibilités des patrons de virer massivement leurs salariés. D’ailleurs, il y a eu une constante dans l’action de ce gouvernement à propos de l’emploi : l’inaction coupable vis-à-vis des patrons qui, d’Arcelor-Mittal à PSA en passant par Titan avec Goodyear ou les entreprises de l’agro-alimentaire de Bretagne, ont licencié massivement des travailleurs et des travailleuses. Il y a eu aussi la énième réforme de la retraite dans l’exacte ligne des réformes de l’ère Sarkozy et celles antérieures. Et la retraite n’est pas la seule branche de la protection sociale qui est attaquée. C’est tout le système de protection sociale solidaire et par répartition qui a été, est, ou sera attaqué afin de baisser nos salaires en diminuant les cotisations versées directement par les patrons. Ceci permet d’accroître la « compétitivité » des entreprises selon les termes du patronat et du gouvernement. Ainsi la branche « famille » risque de disparaître de la protection sociale si on ne se mobilise pas contre le Pacte de responsabilité. Les mêmes arguments reviennent : les salariés coûtent trop cher et les pauvres sont des assistés. Par contre, les grands patrons s’octroient des salaires mirobolants. En 2013, le salaire moyen annuel des patrons du CAC 40 était environ de 3,5 millions d’euros ! Soit près de 240 années de travail d’un Smicard. Les 10 personnes les plus riches de France avaient une fortune cumulée en 2013 de 135,5 milliards d’euros. Dans le même temps les entreprises perçoivent jusqu’à maintenant environ 175 milliards d’euros par an d’aides publiques de l’Etat et des différentes collectivités territoriales – et pour quel résultat ? Un taux de chômage officiel de près de 11% en augmentation continuelle depuis 3 ans ! Enfin les entreprises du CAC 40 ont fait 48 milliards d’euros de profits l’année dernière. Ce n’est pas la crise pour les gros capitalistes ! Et que fait le gouvernement afin d’améliorer les revenus de la grande majorité de la population ? La loi reprenant l’ANI (accord national interprofessionnel) de 2013 qui institutionnalise le chantage patronal à la baisse des salaires contre le maintien (même pas assuré) de l’emploi pour le secteur privé, gel des salaires pour les agents publics (et peut-être le gel des évolutions de carrière) et hausse de la TVA, qui impacte bien plus les classes populaires et moyennes !

Concernant les dépenses publiques, la dette publique a été créée par 40 ans de politiques libérales. Le gouvernement prévoit encore 50 milliards de coupes supplémentaires afin de financer les cadeaux pour les patrons. Ceci entraînera encore la suppression de services publics (écoles, hôpitaux et autre), et empêchera toujours plus les services restants d’être de qualité et vraiment pour tous. Alors, qui coûte réellement trop cher ? Qui sont réellement les assistés ? En réalité avec la «compétitivité » des entreprises, c’est le profit pour les actionnaires qui est recherché et uniquement cela. Des embauches il n’y en a pas… pas plus que des investissements productifs. Les capitalistes préfèrent, dans leur logique du gain maximum immédiat, les taux de profits de la spéculation boursière plutôt que ceux, trop faibles à leurs yeux, de l’économie productive ! On le voit, comme lors de son voyage aux Etats-Unis où Hollande a mis en place une véritable opération de séduction des entreprises et de défense de leurs intérêts. A un point tel que l’UMP n’a rien de pire à proposer que le Pacte de responsabilité et que le patronat unanime félicite le gouvernement pour son action. De l’autre côté, la répression contre les travailleurs et les syndicalistes qui luttent continue comme avec Sarkozy… Les pétales de roses pour les patrons et les épines pour les travailleurs ! L’élection d’Hollande n’avait pas suscité ni adhésion ni un espoir démesuré. Cependant, en virant Sarkozy, on pouvait s’attendre à ce que cela soit un peu moins dur pour la vie quotidienne. Mais en se réclamant de « gauche » tout en faisant une politique anti-ouvrière et antipopulaire, le gouvernement et le PS veulent faire croire qu’aucune politique n’est possible en faveur des travailleurs et de la majorité de la population. C’est faux : le gouvernement Hollande-Ayrault fait cette politique parce qu’il a accepté d’engager le combat contre les travailleurs, les privés d’emplois et la majorité de la population ! Montebourg restaure davantage les profits des gros capitalistes que les emplois. Les différences entre le gouvernement PS et l’UMP au niveau économique et social sont très minimes aujourd’hui. Il n’y a rien à attendre de ce gouvernement et de tous les partis politiques qui justifient les licenciements, les coupes budgétaires par la crise économique alors même que les profits sont énormes.

La coupe est pleine !
Faisons éclater notre révolte !

Nous refusons d’être encore davantage exploités ! Hollande fait une politique d’austérité sévère qui ne dit pas son nom et avec le pacte de responsabilité et les 50 milliards de coupes supplémentaires il n’en est qu’au début. Tout cela se fait sur le dos de ceux et celles qui travaillent, souvent pour des salaires dérisoires et qui produisent toutes les richesses de ce pays sans en voir la couleur, sur le dos aussi des dizaines de milliers de licencié-es et de tous ceux et celles, français et étrangers que cette société, injuste et pourrie, exploite et exclut. Qui peut croire que Hollande va pouvoir continuer ainsi jusqu’en 2017 ? Hollande et Ayrault savent que la colère gronde et qu’ils sont en position instable.
Ainsi , la mobilisation des travailleurs bretons, cet automne, contre les plans de licenciement la pris une forme de quasi révolte régionale. Si des patrons locaux y ont mis leur nez c’est parce qu’ils sentent bien le potentiel explosif de la période et qu’ils le craignent. Si ils ont pu le faire, c’est parce que les organisations syndicales et les partis politiques à gauche du PS et des Verts n’ont pas été assez offensifs, quelles qu’en soient les raisons. Qu’aurait pu donner une lutte déterminée, unitaire des travailleurs contre les licenciements en Bretagne si ce n’est l’envie aux autres travailleurs partout en France, menacés ou déjà privés d’emplois, de lutter de la même manière et ensemble ? Un récent sondage montre cette colère parmi les 18-34 ans. A la question «Est-ce que tu participerais à un mouvement de révolte type Mai 68 demain ou dans les prochains mois ?», ils sont 61 % à dire oui. Tous quasiment égaux dans la colère, femmes et hommes «tirés d’affaire» et jeunes en galère… 66 % des intérimaires, 63 % des chômeurs, 60 % des étudiants. Et même 54 % des employés en CDI ! Il est temps que s’expriment la colère et la révolte et qu’on ne la laisse pas détourner de ses objectifs : refuser les injustices que produit cette société qui n’offre pas une vie décente à la majorité ni un véritable avenir à la jeunesse, stopper les plans de licenciements, mettre un coup d’arrêt aux attaques contre les services publics, contre les bas salaires et la destruction de la protection sociale !

 

Le Havre : première victoire pour les syndicalistes CGT poursuivis en justice !

bis-5-630x0C’est avec une mobilisation forte de plus de 3000 manifestants devant palais de Justice du Havre qu’a été annoncée la victoire pour les 4 militants de la CGT poursuivis en justice pour leur action militante lors de deux luttes récentes. Malgré l’acharnement grandiloquent du Procureur, qui demandait de la prison ferme et est même venu en personne, n’ayant certainement aucune autre affaire de justice importante à gérer autre que celle de donner satisfaction au patronat havrais ; le juge a finalement prononcé la relaxe (la non condamnation) dans la principale affaire.

Malgré un gouvernement « de gauche » ou la très grande défenseuse des droits,  la (toujours !) ministre de la justice C. Taubira ; poursuivre les syndicalistes avec les moyens de condamnations de « droit commun », comme s’il s’agissait de vulgaires faits criminels, est très en vogue. Il y a les syndicalistes de Roanne, ceux de Continental, ceux de Goodyear… à chaque fois, la justice est là pour aider le patronat ou le gouvernement à essayer de briser les luttes. Mais à chaque fois c’est par milliers que les travailleurs et les syndicalistes se mobilisent, conscients que ce ne sont pas les actes en eux-mêmes que la justice cherche à condamner mais bien la résistance aux attaques patronale ou gouvernementale.

Par contre lorsqu’il s’agit de patrons qui font des malversations, qui brisent des gens en les jetant à la rue, qui maquillent des comptes pour justifier des fermetures, voire qui exercent une telle pression sur les salariés qu’ils les poussent au suicide, la Justice est bien évidemment beaucoup plus clémente ! C’est une justice à deux vitesses, favorable aux riches et aux capitalistes.

De la prison pour un petit carnet ?!

C’est sûr que les faits reprochés à ceux du Havre étaient vraiment terribles ! Dans le premier cas, il leur est reproché d’avoir collé des affiches contre la casse des retraites sur le local du PS lors des mobilisations de septembre dernier. Les syndicalistes ont également déboulonné la plaque de la permanence judiciaire de la députée PS Troallic, qui soutenait cette attaque.

Dans le 2ème cas, lors de la grève des salariées de la SPB (une société en courtage maritime du Havre), un inconnu prenait des notes dans un calepin, des photos et provoquait les travailleurs en lutte. Le carnet a fini fort logiquement dans le feu du piquet de grève. Là le Procureur a requis six mois fermes pour violence en réunion ! Un tel zèle à servir la bourgeoisie havraise laisse incrédule. Mais il y a toujours eu au Havre un acharnement contre les travailleurs et leurs syndicats trop combatifs. L’exploitation sur un port est toujours rude, et la bourgeoisie et le patronat d’un port industriel comme Le Havre a construit sa fortune sur cette impitoyable exploitation des dockers et des travailleurs portuaires.

Les équipes syndicales étaient venues d’un peu partout : des 5 départements normands, de la région parisienne, des entreprises du privé comme des services publics, principalement CGT mais également SUD-Solidaire et quelques-uns de la FSU et de FO. Il fallait montrer que face à ces intimidations, c’est notre solidarité dans la lutte qui compte et qui nous fera gagner ! D’ailleurs, de nombreuses travailleuses de la SPB étaient présentes pour apporter elles aussi leur soutien à ces responsables de l’Union Locale CGT du Havre, poursuivis pour avoir montré à un huissier qu’il ne déroge pas à la loi et doit se présenter pour exercer son sale métier d’indic et de laquais du patronat.

Une première victoire

Le Procureur était donc venu plaider lui-même. Néanmoins, le juge a prononcé la relaxe. Pour l’autre affaire, celle de la plaque, le juge a prononcé une dispense de peine pour « recel et vol de plaque » et infligé une amende symbolique de 100 euros. Certes, une plaque de député PS peut devenir un objet rare aux prochaines élections mais le trafic risque de ne pas être très lucratif… ! Qualifier cela en vol et recel consiste en fait vouloir transformer un geste politique en acte criminel ; ce geste politique qui était de ne pas considérer que la députée du Havre, Troallic, élue dans une circonscription ouvrière, ait une quelconque légitimité de voter la casse des retraites. Appel va donc être fait de ce jugement.

Hollande avait promis une loi d’amnistie pour les syndicalistes et militants menant des actions collectives lors de son élection en 2012. Cela ne lui coûtait pas grand chose car il y a peu de cas. Mais comme l’UMP et le patronat (et le FN) étaient vent debout, criant au scandale et à l’autorisation des pires « crimes » que pourraient commettre les travailleurs en lutte, Hollande a tout de suite retiré cette proposition de loi, en bon serviteur des capitalistes.

Mais cette victoire judiciaire au Havre, renforcée par la solidarité qu’elle a montré au Havre et dans de nombreuses villes et entreprises, a permis de réaffirmer qu’on n’a pas à baisser la tête ou à accepter leurs règles, qui ont pour objectif de nous empêcher de lutter, et qu’ensemble et unis dans la lutte, c’est eux qui devront reculer.

Alex Rouillard

Mettons un coup d’arrêt à la politique de Hollande ! 18 mars et le 12 avril 2014… Grève et manifestations

CGT-Manifestation-680x365Dans les semaines à venir, il est possible de créer un rapport de force, une mobilisation générale de tous et toutes pour stopper la politique de François Hollande, de son gouvernement et du MEDEF. Et il faut s’y préparer.

Le 18 mars, tous en grève ! tous dans la rue !

Les raisons d’être en colère ne manquent pas. Pour arrêter de subir les plans de licenciements, les fermetures de site, les coupes budgétaires, il faut s’unir autour de ces axes de lutte pour les travailleurs, pour la majorité de la population.
Jusqu’alors, il a manqué une riposte à la hauteur de l’ampleur des attaques. Le 18 mars 2014, une journée de grève interprofessionnelle et unitaire est appelée par les syndicats CGT, FO, SUD, FSU… Cette première journée de grève
tous ensemble doit permettre de se donner confiance et doit être une démonstration forte de la colère des travailleurs et des travailleuses ! Marre de laisser passer toutes ces attaques sur nos salaires, nos conditions de vie et de travail. Un maximum de gens doit faire grève, et les précaires, les chômeurs, les retraités, les lycéens et les étudiants doivent se joindre à cette mobilisation ! Et cela peut être l’occasion de discuter ensemble pour que cette journée ne soit pas sans suite. Pour mettre un vrai coup d’arrêt à cette politique, il faut un mouvement de grève massif et déterminé. La prochaine grève doit valoir le coup en stoppant totalement l’économie par des grèves et des blocages de masse, notamment sur les zones industrielles et de transport routier et ainsi s’en prendre aux profits des gros capitalistes. Les grévistes doivent savoir comment être utiles et efficaces ! D’ailleurs, au lieu de discuter des propositions du Medef ou des nouvelles coupes du gouvernement, c’est ce type de mouvement que devraient enclencher les syndicats partout en France.

Pour une manifestation de révolte le 12 avril !

Il faut affaiblir le camp des capitalistes durablement. Pour cela, le combat ne peut pas rester sur le terrain social, découpé du politique. Le pendant de nos luttes c’est de construire, avec la colère et l’envie de découdre de chacun, une véritable opposition de gauche à ce gouvernement. Le samedi 12 avril prochain, les forces politiques telles
que le Parti de gauche, le PCF, le NPA… qui refusent l’austérité d’Hollande appellent à une grande manif de révolte de gauche. Cette journée doit être massive, combative. Et elle doit servir de premier pas pour une opposition de gauche capable de traduire la révolte et la colère actuelles et de regrouper tous ceux et toutes celles qui refusent les licenciements, les privatisations, la dictature des marchés capitalistes, des grands patrons et des groupes
d’actionnaires. La Gauche révolutionnaire appelle tous ceux qui veulent résister et lutter à nous rejoindre pour organiser ces journées de lutte et en faire des journées de révolte ! Préparons une grande mobilisation contre la politique d’Hollande et du MEDEF ! Dans les semaines qui viennent, la pression doit monter ! Le 18 mars contre l’austérité, le pacte de responsabilité, pour des hausses de salaires et contre les licenciements et la casse de la protection sociale, et dans la suite le 12 avril tous à Paris pour montrer qu’une opposition de gauche est possible et nécessaire !

Assez de cette société !

Ce système n’a rien à nous apporter d’autre que le chômage, la misère, la surexploitation, le racisme, l’antisémitisme
et le sexisme. Une vraie opposition à Hollande et au Medef doit être combative et déterminée à organiser la lutte. Elle doit se doter d’un programme capable d’emmener une majorité de la population à résister et à lutter. Pour lutter efficacement contre les conséquences dramatiques du capitalisme, il faut en finir avec ce système. Nous nous battons pour une société socialiste, une société démocratique où l’économie pourra être planifiée en fonction des besoins
sociaux, démocratiques, culturels et d’une gestion intelligente des ressources naturelles par la propriété publique et collective des moyens de production, d’échange et de transport ainsi que les ressources naturelles. Une organisation démocratique de l’économie et de la société dans les lieux de travail et de vie, dans laquelle tous et toutes décideront en fonction des besoins et non plus pour les profits ! C’est le sens du travail militant de la Gauche révolutionnaire ! N’hésitez pas à discuter avec nous, à militer ! Rejoignez nous !

Licenciements à la Redoute: colère de salariés face à la signature du plan par la CFDT

1163847746_B972117352Z.1_20140227140016_000_G8H21CLC3.2-0.jpgMi- décembre 2013, le groupe Kering, du multimillionnaire Pinault a vendu La Redoute à deux membres de la direction. Aussitôt ceux- ci ont annoncé un plan de licenciements sur 4 ans de 1178 salariés sur 3500, encore un après,celui de 2008(672 salariés).Le prétexte bien entendu était de rendre plus compétitif le magasin de vente par correspondance. La direction voulait boucler ça très rapidement. Tout devait être réglé le 17 mars .C’était sans compter sur la mobilisation des salariés notamment ceux du site logistique de La Martinoire à Wattrelos Ce jour-là, le site était occupé avec piquets de grève. Des salariés du siège de Roubaix étaient présents aussi. La direction a dû reculer:20000 euros au lieu de 15000 d’indemnités extralégales pour tous, plus7500 à 12000 euros par années d’ancienneté, préretraites payées à 80% des salaires pour les plus de55 ans… La direction a reculé mais a quand même imposé en ultimatum au syndicat majoritaire CFDT (35%): «vous signez le 21 mars avant 14h».la CFE-CGC avait dit qu’elle signait. Sinon ce sera le dépôt de bilan au tribunal de commerce.
Les salariés ont continué à se mobiliser: ceux de Wattrelos allant sur le site de Roubaix pour leur dire de continuer la lutte ensemble. Ce n’était pas facile car les pressions de la direction étaient fortes et certains étaient prêts à partir avec les 20000 euros et non les 40000 revendiqués et avaient très peur d’un dépôt de bilan.
C’est alors que des syndicalistes de la fédération CFDT qui n’étaient jamais venus se sont pointés et ont fait aussi pression s dans les assemblées générales pour la signature. A Wattrelos, les salariés ont voté majoritairement contre le plan et la CFDT n’a pas signé vendredi .Mais le week-end, les pressions des politiques, des dirigeants nationaux et locaux de la CFDT ont été nombreuses. Il y a eu une assemblée le lundi 24 mars (350 salariés).la fédération ne s’est pas pointée et c’est par les médias que les salariés ont appris la signature par la CFDT.
Les travailleurs du site de la Martinoire ont finalement cessé la grève le mardi 25 mars, très amers. Lundi 31 mars 18 élus syndicaux CFDT sur 24 de Wattrelos ont brûlé leur carte et veulent «rejoindre un autre syndicat pour continuer la lutte». Celle-ci en effet est loin d’être terminée.