Un lycéen gazé devant son lycée lors d’un blocus !

Unst ouen blocus 71113 lycéen a été gazé ce matin devant son lycée lors d’un blocus. C’était le premier blocus organisé au Lycée Blanqui de St Ouen contre les expulsions de jeunes immigrés Vers 7h30 les flics ont débarqué pour démonter le blocus, en prétextant que la position des barrières était dangereuse… Ils ont gazé les lycéens présents et en ont aussi collé à terre. L’un d’entre eux a perdu connaissance et a été emmené à l’hôpital. Comme souvent, les flics font dans la dentelle quand il s’agit des quartiers populaires ! L’un deux aurait même lancé « il n’y a pas eu de mort » pour minimiser la gravité de l’incident.

Les profs ont débrayé pour protester contre cette violence policière et soutenir les lycéens dans leur droit à défendre leurs idées.

La classe politique a souvent peur des mouvements de jeunesse, car ils sont moins contrôlables et manipulables. Chaque manif lycéenne est toujours « escortée » par des cordons et des fourgons entiers de policiers et tout autant de flics en civil des renseignements généraux, et ce n’est pas pour protéger les lycéens. Il est courant qu’ils provoquent les hostilités et ensuite accusent les lycéens de les avoir agressé.

La meilleure protection est celle qu’on organise nous mêmes dans nos luttes, tout d’abord en étant le plus nombreux possible. Car les flics sont courageux, mais pas téméraires, ils hésiteront plus à attaquer un groupe nombreux et organisé.

Y’en a marre de ce mépris de la jeunesse en général et de celle des milieux populaires en particulier. Ce sont les jeunes d’aujourd’hui qui construiront la société de demain en luttant pour leurs droits, et leur avenir.

Contre ce gouvernement et ses politiques anti jeunes et anti ouvrières, contre le racisme et le FN, il faut une grève totale !

Contre le racisme et contre le Front National, menons la lutte, tous ensemble !

Paris 18 Octobre 2013.

Paris 18 Octobre 2013.

 L’expulsion de Léonarda, collégienne, et de Katchik, lycéen, avaient entraîné une vague de protestation et des milliers de manifestants lycéens. Parce qu’une telle injustice n’est pas acceptable. Hollande et son gouvernement font-ils vraiment autre chose que Sarkozy avant eux qui prenaient sans cesse les étrangers, les habitants des quartiers ou autre comme cible pour diviser et faire passer sa politique qui favorise les grands patrons et les plus riches sous prétexte de crise ?

Les même politiques d’austérité contre les travailleurs et les plus modestes sont mises en place par les différents gouvernements comme partout en Europe. En même temps un climat réactionnaire est entretenu et des partis d’extrême droite gagnent en popularité, alimentée par un racisme d’État comme en France avec Valls.

 Grâce aux manifs le gouvernement a reculé !

 Les manifs lycéennes d’octobre qui avaient rassemblé environ 15000 jeunes à Paris et 20000 dans le reste du pays pour lutter contre l’expulsion de Leonarda et Katchik avaient commencé à faire reculer le gouvernement qui accepte désormais qu’un lycéen ou un collégien ne soit pas expulsable.Hollande a proposé à Léonarda de rentrer en France (sans sa famille) pour y continuer ses études. Il s’agit bien évidemment d’une solution insatisfaisante, qui consiste à forcer une collégienne à choisir entre sa famille et son droit à l’éducation. Mais cela montre quand même que le gouvernement a peur d’un mouvement de masse des lycéens.

 Et la mobilisation des lycéens à la suite de l’expulsion honteuse de Léonarda et de Katchik montre bien que toute une partie de la jeunesse refuse d’accepter un climat de plus en plus raciste et pesant.

S’opposer au gouvernement et au FN !

 Les déclarations racistes, en particulier islamophobes, se multiplient, de la part de la droite comme du gouvernement PS-Verts et renforcent un climat raciste ouvrant la voie au FN.

 Et dans le même temps, alors qu’on envoie des dizaines de policiers pour expulser une collégienne, ou autre, ce gouvernement laisse faire les grands patrons qui à Peugeot ou ailleurs suppriment des milliers d’emploi et envoie des travailleurs à la rue et au chômage.

 Ce qui fait monter le FN ce sont ces politiques anti-sociales et l’aggravation des conditions de vie. Si le FN risque de gagner des conseillers municipaux et même des mairies aux prochaines élections c’est qu’il peut se présenter comme une alternative, mais il est loin d’être un parti anti-système. Il prétend s’opposer « au monde de l’argent » alors que la famille Le Pen est millionaire. Et son programme attaque en fait les classes populaires, avec la destruction des droit syndicaux, ou pour le report de l’âge de la retraite etc. Le FN n’a même plus besoin de développer son programme raciste, car la droite et le PS s’en chargent pour lui ! Il s’appuie donc sur le dégoût et la colère de beaucoup de travailleurs et de jeunes. Il faut construire une opposition de gauche qui défende les travailleurs et les jeunes, refuse l’exploitation capitaliste et lutte concrètement contre le racisme.

 Tous ensemble !

Des milliers de travailleurs perdent leur emploi et c’est sur des gens comme Léonarda et Katchik que le gouvernement et les politiciens s’acharnent ! La lutte pour un véritable emploi ou pour le droit de suivre ses études dans des conditions correctes est une même lutte, celle contre la politique du gouvernement et ce système capitaliste qui ne nous offre aucun avenir !

– Menons campagne contre le racisme et le FN !

– Régularisation des Sans Papiers !

– Pour une éducation gratuite et accessible à tous et toutes !

– Luttons contre le capitalisme, pour une alternative socialiste.

N’hésite pas à nous contacter pour discuter avec nous et mener campagne ensemble contre le racisme et le Front National.

Télécharger le tract en version PDF ici.

Bretagne : unité des travailleurs contre le patronat et le gouvernement !

images L’annonce, jeudi 31 octobre, de l’arrêt des exportations de poulets par le volailler Tilly-Sabco s’ajoute à la longue liste des plans sociaux dans la région (Gad, Doux, PSA, Alcatel). La CGT , SOLIDAIRES et la FSU appellent à manifester à Carhaix le 2 novembre à 15 heures place du Champ de Foire à Carhaix. Elles ont appelé à ne pas se rendre à Quimper et préfèrent défiler à Carhaix le même jour et à la même heure pour se démarquer du patronat qui mène, selon elles, une campagne « antifiscale ».

La situation tendue en Bretagne est un signe de la complexité de la situation.

L’Écotaxe est officiellement conçue pour taxer au kilométrage les poids lourds polluants immatriculés ou non en France et servir à financer le transport fluvial ou sur rail. Elle devrait être payée par les transporteurs et serait repercutée sur les prix. Mais cette écotaxe taxerait les petits patrons et les producteurs paysans victimes de la domination des grands transporteurs et les multinationales agro alimentaires qui eux ne sont pas taxées. Au lieu d’aider et transformer les modes de production et d’échanges par l’investissement public, le PS et Europe écologie les verts veulent taxer et bien souvent l’argent est redirigé ailleurs sans qu’on puisse contrôler.
Le « collectif pour l’emploi » qui appelle à manifester à Quimper regroupe notamment des organisations d’agriculteurs ou de commerçants, des salariés de l’industrie agroalimentaire, les délégués FO des entreprises Doux et Gad. Mais aussi des représentants des transporteurs, de la grande distribution et des élus, dont les conseillers généraux de l’Alliance pour le Finistère et des députés UMP.
Ils tentent de faire passer la fiscalité et donc l’écotaxe pour responsable des licenciements qui comme par hasard sont tous médiatisés au moment ou elle devait être votée et alors que bon nombre d’entre eux ont commencé avant. Les travailleurs qui ont participé aux diverses manifestations que ce soit sur les portiques « écotaxes » ou ailleurs ont eu raison de laisser éclater leur colère, mais ne doivent pas se laisser duper. Les premiers exploiteurs et licencieurs, c’est le grand patronat qu’il soit breton ou pas.
On ne peut rien gagner à lutter avec les mêmes patrons qui polluent la Bretagne responsable de l’algue verte et des nitrates dans l’eau et qui licencient. Les travailleurs qui iront manifester à quimper doivent avoir leur propre cortège avec leurs revendications.
Après les  »pigeons » autoentrepreneurs puis comme le collectif des bricoleurs du dimanche qui a obtenu gain de cause devant la cour d’appel de Paris pour ouvrir le dimanche, le gouvernement cède encore aux patrons. Mais il cède aussi à cette grogne car il craint que le climat d’affrontement breton ne s’étende à des luttes de travailleurs et que les liens se fassent avec les licenciements et pour sauver les emplois en Bretagne.

Le capitalisme fossoyeur de l’industrie agro alimentaire

C’est une vraie saignée de l’emploi avec par exemple 900 licenciés sur le site Lampaul-Guimiliau appartenant à Gad. Derrière tout le bruit médiatique autour de l’écotaxe, c’est toute la filière porcine et de volaille qui a des difficultés économiques. Mais ce n’est pas la fiscalité qui a bon dos. Depuis 20 ans les exonérations de cotisations patronales, d’impôts n’ont cessé d’augmenter et la France a perdu 300 000 emploi industriels et ce processus était bien enclenché avant la crise de 2008 par les délocalisations. Ces filières et l’emploi sont menacés par le fonctionnement de l’économie capitaliste. La concurrence accrue entre entreprises puis l’ouverture des marchés européens avec l’UE dans les années 90 a lancé la bataille à qui paye ses travailleurs le moins cher pour diminuer les prix. L’euro fort a plombé les exportations, la spéculation sur les matières premières et la course au prix bas de la grande distribution à étranglé ce secteur. Pour ne pas payer les cotisations sociales en France ils ont même préféré contourner la loi en utilisant le détachement de travailleurs de l’UE qui doit être exceptionnel. Dans certaines entreprises, ils ne sont même pas déclarés et sont payés moins que le smic et logés dans des endroits insalubres. GAD a par exemple fait venir des dizaines de travailleurs roumains. Et en plus après ils licencient. Même ceux sous liquidation judiciaire aujourd’hui en France ou en faillite organisée ouvrent des usines en Europe de l’Est ce qui montre que ces multinationales ont les moyens de maintenir les emplois.

Les manifestations de samedi 2 novembre  devraient avoir des répliques dans d’autres régions contre les licenciements et la politique antisociale du gouvernement qui soient vraiment préparées. Cela pourrait être un point d’appui pour construire la vraie grève qui bloque tout le pays dont nous avons besoin. Pour la filière porcine et volaille comme bien d’autres la solution réside dans la réquisition des entreprises qui licencient par les travailleurs pour continuer l’activité. Cela doit se faire en lien avec les travailleurs des autres entreprises pour lutter pour la nationalisation du secteur. Seul le contrôle des travailleurs est à même de pouvoir faire passer l’emploi puis l’environnement avant les bénéfices, planifier la production selon les besoins et investir utilement.

Situation mondiale : au seuil de grands événements de l’Histoire.

SawantCWIUSCette année les mouvements de masse en Turquie, au Brésil, en Égypte, en Afrique du Sud, en Espagne, en Grèce… nous ont montré des exemples époustouflants de la puissance de la classe ouvrière.

Les occupations massives de places en Turquie étaient les plus grosses que le pays a jamais connu. En Égypte, 22 millions de personnes ont signé la pétition pour la démission de Morsi, suivi par une mobilisation qui a rassemblé jusqu’à 33 millions de personnes ; plus que pendant la révolution de 2011. Au Brésil, l’augmentation du prix du ticket de bus a déclenché une marée humaine d’un bout à l’autre du pays, qui a non seulement annulé cette mesure mais aussi arraché des concessions importantes pour les transports, l’éducation et la santé, quand le mouvement a atteint 120 villes !

Les évènements ont concerné majoritairement les travailleurs des zones urbanisées ; montrant une fois de plus que la classe ouvrière est réellement la force dominante partout dans le monde. Ce poids écrasant du prolétariat est crucial pour comprendre les prochaines étapes : c’est bien l’irruption massive de la classe ouvrière sur la scène politique et sociale, avec des grèves et la remise en cause de la mainmise de la bourgeoisie sur la production, qui a été le facteur décisif dans tous les mouvements de masse qui se sont produits ces dernières années. De plus, les événement ont été et seront particulièrement suivis notamment par la jeunesse, via les médias sociaux, ce qui aura un grand impact sur la classe ouvrière dans tous les pays : l’internationalisme et la manière dont les liens mondiaux se tissent sont aussi décisifs.

Ces mouvements massifs sont caractéristiques de la période que nous vivons : la crise la plus féroce du capitalisme, qui vit sa sixième année, et à laquelle la bourgeoisie désespère de trouver une issue. Si, à cause d’un manque de direction révolutionnaire, la classe ouvrière, malgré sa motivation et sa force, ne parvient pas à prendre le pouvoir, comme nous l’avons vu en Égypte, le capitalisme pourra peut être retrouver la croissance, à long terme. Mais à court terme, les capitalistes n’ont pas la moindre idée de comment sortir de la crise. Cela a bien été résumé dans un journal portugais : « les objectifs fiscaux sont inatteignables, les conditions sociales se détériorent et la démocratie s’affaiblit. Il n’y a aucune raison de croire que la situation va s’améliorer.

Situation explosive

Le journal The Economist reportait que près d’un quart de la jeunesse mondiale (soit 290 millions de jeunes) n’est ni au travail, ni à l’école, ni en formation. C’est une situation potentiellement explosive qui se développe partout. Le mouvement de masse au Brésil a créé la base pour des explosions sociales dans toute l’Amérique Latine. Aux États-Unis, malgré la timide croissance de la production, le pays compte 20 millions de chômeurs. Les travailleurs et les jeunes ont vraiment de plus en plus l’impression qu’Obama ne fait que poursuivre la politique de Bush ; particulièrement depuis l’affaire Snowden.

Toutes les grandes économies ralentissent, stagnent ou reculent ; y compris la Chine. La situation y est différente de l’Europe car l’austérité n’y règne pas, et les gens peuvent avoir des espoirs quant à l’amélioration de leurs conditions de vie, qui pourraient mener à des explosions sociales d’une ampleur gigantesque si cette amélioration n’avait pas lieu. On retrouve, jusqu’à un certain point, des éléments de la situation en France en 1968 ; où on avait un État fort et De Gaulle qui appliquait une énorme répression, il fallait juste l’étincelle du mouvement étudiant pour déclencher une des plus grandes grèves, un mouvement magnifique de la classe ouvrière de France. C’est ce qui est à l’ordre du jour. Si l’on pense à l’importance des mouvements de masse au Brésil et en Égypte, déjà énormes ; imaginons les impacts qu’aura un soulèvement de la classe ouvrière chinoise à l’échelle mondiale !

Il est inévitable que la lutte des classes s’intensifie dans la période à venir. Mais, il n’y a pas de crise « finale » du capitalisme ; ce n’est que quand la classe ouvrière prendra le pouvoir que ce système pourri pourra être achevé. Partout où il intervient, le CIO a la vocation de construire, avec les travailleurs, les jeunes, les masses pauvres et opprimées, les outils nécessaires à cette victoire ; pour qu’enfin l’humanité laisse derrière elle la barbarie archaïque d’un système absurde et reconstruise une société basée sur la coopération et la solidarité internationales et la pleine satisfaction des besoins de tous.

Par Cécile.
Paru dans l’Éalité n°163 (oct-dec 2013)

Vers une baisse notable du chômage?

 Pôle Emploi dénonce 2/carte chomage europe3 d’emplois non pourvus en 2012, emplois délaissés sous le prétexte que « les gens ne veulent pas travailler ». Cette propagande, largement portée par les médias attise les tensions entre chômeurs et travailleurs et vise à les opposer tout comme le discours indigné contre les 6 millions de personnes vivent avec des minimas sociaux.

Mais la réalité est autre. Seulement 40% des inscrits à Pôle emploi sont indemnisés par l’assurance chômage, que nous travaillerons deux annuités de plus sous prétexte de combler le déficit de 14 milliards d’euros des retraites. 20 % d’ouvriers et d’employés, malgré leur travail, vivent déjà en-dessous du seuil de pauvreté. 2 millions font vivre leur foyer avec moins de 800 euros par mois. Il suffirait de réquisitionner les biens de Bernard Arnault, première fortune de France, estimée à 24 milliards d’euros, pour rééquilibrer les comptes des retraites, du chômage et de la sécurité sociale, …sans pour autant le mettre sur la paille !

 L’Allemagne comme exemple ?

Selon les medias et le gouvernement, tout à l’air plus facile pour nos voisins allemands. L’impôt sur les sociétés est de 25% et les profits réalisés sont défiscalisés. Il y a un taux de chômage de 6%. Or par ailleurs, 4 millions de travailleurs actifs touchent moins de 7 euros brut de l’heure et ce sont des aides sociales qui permettent de complémenter leurs besoins primaires. 10 millions de travailleurs en Allemagne sont pauvres, notammment depuis les jobs à 400 par mois de Hartz IV créé par Schroder ! L’économiste en chef de la Deutsch Bank le dit clairement :  » Nous ne pouvons pas fournir au travailleur un salaire suffisant pour faire vivre toute sa famille ». Les propos du président de l’industrie allemande ne sont pas plus acceptables : « la main d’œuvre a un coût comme le porc ». Il s’agit en fait d’une grande propagande sur le coût du travail faite en France et en Allemagne cache en fait le fonctionnement même du système capitaliste, toujours plus d’exploitation. Comme l’expliquait Karl Marx, le travailleur vend sa force de travail pour vivre. Les capitalistes cherchent à réduire au maximum les salaires pour tirer le maximum de profits de la valeur produite par le travail d’un travailleur.

 «Plein emploi», ressources et partage des richesses

Le taux de chômage varie selon les périodes, lorsqu’une branche de l’économie n’est plus assez rentable pour les capitalistes, il y a des licenciements. Il y a eu des périodes dites de «plein emploi» dans les années 50-60 en France, mais cela ne veut pas dire 0 % de chômage, mais un taux inférieur à 5 %. Avec la crise, le patronat et la bourgeoisie utilisent encore plus la pression du chômage pour forcer les travailleurs à accepter des conditions de travail dégradées.

En réalité la réduction du chômage est donc une question politique et donc un terrain de lutte pour les travailleurs contre les patrons. Ce qui intéresse les capitalistes c’est de dégager assez de profits et d’avoir une main-d’œuvre qui s’adapte à leurs besoins par tous les moyens nécessaires : chômage, délocalisations, pression sur les salaires… La lutte contre le chômage n’est pas une question morale, du style «les patrons sont-ils gentils ?», c’est une question d’efficacité économique.

Le système capitaliste est une course aux profits dans laquelle répondre aux besoins de la population n’est pas une priorité. Seuls les travailleurs ont intérêt au plein emploi. Le travail est un lien social. Il est la principale source de création de richesses, sans travail pas de production ni de services. C’est en créant un système socialiste qu’on créera un monde qui s’adapte à nous et à chacun. Un système démocratique qui évolue en même temps que les capacités individuelles et collectives et qui donne à chacun la possibilité de participer à l’effort collectif selon ses moyens.

Zéro licenciements ! Non à l’ANI et à la flexibilisation du travail pour les intérêts des patrons.

Non à la privatisation de Pôle emploi !

Un emploi décent pour tous ! Partage du travail entre tous !

Réduction du temps de travail jusqu’à disparition du chômage sans perte de salaire !

Réquisition et nationalisation, sous le contrôle des travailleurs, des entreprises qui licencient.

Retraites : une réforme contre les travailleurs et les jeunes.

Dessins de Fanch sur son blog http://blog.fanch-bd.com/

Dessins de Fanch sur son blog http://blog.fanch-bd.com/

Le gouvernement prévoit d’augmenter la durée de cotisation jusqu’à 43 ans. Augmenter la durée de cotisation n’a jamais comblé le déficit mais creuse encore le chômage des jeunes en laissant les plus vieux s’abîmer au travail tout en sachant que beaucoup d’entreprises préfèrent se «débarrasser» des seniors moins productifs. Dans les faits ça ne donnera plus la retraite à taux plein à 62 ans mais 67 ans. Et vu le montant des pensions, beaucoup seront contraints de continuer ou de faire des petits boulots en plus de la retraite.

Les cotisations retraites déduites de notre salaire vont augmenter de 0,15pt tandis que les cotisations patronales seront compensées vraisemblablement en prenant sur les cotisations familiales. Au final les pensions (déjà minuscules quand on reste au smic) vont baisser car on devra partir sans toutes les annuités. On veut nous obliger à cotiser à des fonds privés. L’enjeu est de taille pour les capitalistes qui bavent devant l’argent de nos retraites. En effet dans d’autres pays comme aux États-Unis , on cotise à des fonds de pensions qui représentent des centaines de milliards en bourse. Mais on voit ce que ça donne avec la crise. Quand le fonds fait faillite les travailleurs perdent tout !

Pour financer la retraite il y a trois moyens principaux. D’une part faire disparaître le chômage ce qui donnera des milliards en plus de cotisations. Pour cela il faut déjà empêcher les plans de licenciements, créer des emplois dans les services publiques et dans le privé en réduisant le temps de travail avec maintient du salaire. D’autre part en récupérant les 80 milliards de fraudes fiscales, et en puisant sur les 200 milliards d’aides publiques aux entreprises qui profitent surtout aux grosses qui n’en n’ont pas besoin. Enfin l’égalité salariale entre les femmes et les hommes permettrait d’augmenter les ressources de 10 milliards pour 2020.

2012 signes