Non aux licenciements chez Tati !

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Piquet de grève devant le magasin de Tati à Barbès (Paris) le 4 mai 2017

Des magasins Tati pourraient fermer. Le propriétaire, la société Agora, filiale du groupe Éram, a récemment été placé en redressement judiciaire. La marque Tati, elle, a été déclarée en cessation de paiement. Les repreneurs qui se sont fait connaître ne proposent qu’un rachat partiel : 600 postes sur 1300 (quasiment la moitié) sont menacés.

Le 4 mai, les employés en grève de Paris venaient crier leur colère à Barbès, devant les grilles des magasins fermés ce jour, soutenus par la CGT. Tous et toutes sont inquiets pour la suite : « J’ai 59 ans, je suis à deux ans de la retraite. Qu’est ce qu’on va faire ? », disait une vendeuse. « Personne ne va nous réembaucher si on est licenciées. On n’a reçu aucune formation, on a rien », disait une autre. Et le 4 mai, les salaires d’avril n’avaient toujours pas été versés.

À Nancy, le climat était identique. Sur seize employés, une dizaine se sont mobilisés. Nadine, salariée chez Tati depuis plus de 30 ans, est « choquée par la situation ».

Ce sont encore les travailleurs qui vont subir les conséquences de ces fermetures. Parmi ces employés, la plus jeune a cinq ans d’ancienneté. Les autres sont à 15, 20, 30 ans et plus, ne reçoivent aucune considération, et des indémnités aussi ridicules qu’insultantes : 10 000 € pour 28 ans d’ancienneté ! Alors qu’en 2016, Xavier et Luc Biotteau, les patrons du groupe Éram, étaient 210ème au classement Challenges des plus grandes fortunes de France avec 360 millions d’euros… plus de 313 000 SMIC !

Que ce soit chez La Halle aux Chaussures, Mim, Kookaï, Marks et Spencer, Chevignon, Tati… Il y en a assez des fermetures et des licenciements dans un secteur qui perd soi-disant de l’argent alors que les patrons sont riches à millions !

Par Mato

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