Nancy, Lorraine… des licenciements et des luttes tous azimuts !

Les salariés de l’hôpital de Nancy sont en lutte contre la suppression de 250 postes. Mais le chiffre des suppressions devrait être plus élevé, puisque le directeur de l’hôpital parle de 12% de personnels en trop, soit 800 postes. Ces suppressions de postes succèdent à la suppression de plusieurs centaines de contrats aidés au cours des dernières années. La cause ? Un déficit chronique qui atteint plus de 20 millions d’euros en 2012. L’hôpital de Nancy est la victime des politiques publiques en matière de santé, en particulier la réforme Bachelot et sa tarification à l’acte (T2A)

Les 50 salariés d’Altadys de Vandœuvre-lès-Nancy sont en grève avec piquet contre la fermeture de leur entreprise depuis plusieurs jours. Altadys, l’entreprise publique SEITA privatisée et rachetée en 2008 par Imperial Tobacco, engrange pourtant d’énormes bénéfices : +50% en 4 ans, l’année dernière l’action a pris 20%. En 2008 les salariés de Nancy avaient subi un plan de licenciements. Le groupe a déjà fermé 3 sites depuis le début des années 2000. La direction propose le reclassement en région parisienne ou lyonnaise pour 22 salariés, des départs en préretraite pour une poignée d’autres… pour le reste, c’est les licenciements secs.

Les 330 salariés de SODETAL, une tréfilerie produisant à Bar-le-Duc des fils d’aciers pour les pneus et les panneaux photovoltaïques, filiale du géant allemand de l’acier Saarstahl, sont menacés de licenciement. La cause de ce désastre, une mauvaise stratégie de la direction de l’entreprise, qui au lieu d’investir pour moderniser l’outil de production à préféré se lancer dans le photovoltaïque, secteur à très forte concurrence. La fermeture de cette usine porterait un coup économique et social rude pour la Meuse et le Barrois.

Par Yann Venier

Paru dans l’Egalité n°163 (oct-nov 2013)

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