Agression d’étudiant.e.s mobilisé.e.s, une milice attaque une occupation à Montpellier !

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La colère monte partout dans les universités contre le manque de moyens, les projets de fusion des facs, la suppression d’antennes, les bâtiments pourris, la sélection à l’université profondément injuste… Dans certaines fac, des étudiant.e.s se sont mobilisé.e.s contre toutes ces choses. À Toulouse, la mobilisation gigantesque à la fac du Mirail a empêché que soient adoptés des budgets de coupes. Cela a conduit Macron et sa clique à mettre l’université sous tutelle – suppression des conseils, nouveau président administratif… À Grenoble, des étudiant.e.s se sont fait matraquer par les CRS sur leur campus. Même scénario à Dijon, et dans d’autres universités.

Le jeudi 22 mars, c’est une véritable milice, cagoulée et armée de bâtons, qui a pu entrer dans l’amphi occupé par la mobilisation à Montpellier à coup d’insultes racistes et homophobes. Ils ont violemment agressé et frappé les étudiant.e.s qui occupaient pacifiquement. La sécurité de l’université est restée passive, et le doyen de la fac de droit s’est bizarrement entretenu à huis clos avec les miliciens tout en ayant fait fermer le rideau de fer. Il y a plusieurs blessé.e.s graves. Toutes les portes ayant été fermées par l’administration, tout montre que c’est grâce à elle que cette milice d’extrême droite a pu entrer, pour mater la contestation.

Il faut une réponse collective de masse !

Contre ces agressions et la répression qui frappent les mobilisations, il faut une réponse collective, unifiée des étudiants, des profs, des personnels, des syndicats et des partis. À la violence de cette poignée d’individus, nous devons répondre par de nouvelles Assemblées générales et manifestations massives !

Contre la casse de l’éducation en général, contre les plans de Macron qui cassent les droits des travailleurs, qui cassent la SNCF, la retraite ou la Sécu, nous devons nous organiser. C’est en portant une autre société qu’on pourra battre Macron et sa politique au service des super-riches, une société égalitaire, juste, démocratique, avec des services publics gratuits et de qualité, en somme le socialisme. Construisons un mouvement de masse pour tout cela et pour battre la répression et les groupuscules d’extrême droite !

Yohann Bis

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