LOI « TRAVAIL » II , GEL DES SALAIRES… CONSTRUISONS UNE GAUCHE DE COMBAT CONTRE LA POLITIQUE DE MACRON !

Document-page-001La victoire de Macron à la présidentielle puis aux législatives est un véritable coup d’État électoral. C’est en partie dû à la décomposition des deux partis qui se partagent depuis 30 ans les postes principaux.

Corrompus, usés, responsables des politiques les plus dures contre les travailleurs et la majorité de la population, le PS et les Républicains ont fini par perdre à leur propre jeu. Vivant dans leur bulle, loin de la population, ils s’imaginaient que tout irait comme les autres élections. Mais ils sont devenus la caricature d’eux-mêmes : la droite, toute à son arrogance de la vieille bourgeoisie, n’a pu présenter que le pire de ses candidats, le magouilleur corrompu (mais ultra catholique) Fillon, son programme de destruction sauvage et massive des services publics. Le PS n’avait que l’apprenti-dictateur Valls, le chien de garde du Medef, celui qui a permis l’usage d’une violence démesurée notamment contre les manifestations de l’année 2016. Ce qu’il reste de base électorale au PS n’a pas voulu de lui, il ne doit son mandat de député qu’à la fraude électorale. Edito publié dans l’Egalité 184

Pour une partie des capitalistes français, il y avait urgence, car l’élection présidentielle concentrait toutes les contradictions et son issue était incertaine. C’est comme cela qu’on s’est retrouvé avec Macron comme candidat officiel des grands groupes de la presse capitaliste et comme usine de recyclage de tous ceux qui n’avaient pas eu de place au PS ou à lR. Le danger pour les promoteurs de Macron, c’était que Mélenchon aille au second tour, ce qui était possible, même avec la candidature de Hamon (soi-disant pour le PS mais dont l’utilité pour enlever des voix à Mélenchon reste réelle).

LA GUERRE DES RICHES CONTRE NOUS TOUS

Le phénomène Macron, c’est avant tout le produit de la décomposition des partis pro-capitalistes traditionnels et la volonté d’une petite couche de la population, minoritaire, qui adhère au projet profond de Macron : peu importe la planète et la misère, vive l’individualisme et l’enrichissement sur le dos de la majorité. Ce sont des prédateurs. Rien d’étonnant à ce que dans le gouvernement et l’entourage de Macron on retrouve tant de personnes venant des banques d’affaires et des milieux financiers ; à tel point que les scandales financiers ont déjà défrayé la chronique à peine un mois après l’élection, un record.

Le reste est un champ de ruines. Il n’y a pas d’opposition institutionnelle à Macron, donc pas de roue de secours. Le PS est laminé et explose, les Républicains de même, le FN également. Le petit groupe de députés de la France Insoumise peut jouer un grand rôle, mais à condition de s’engager réellement dans la construction d’une opposition de masse et de lutte à Macron, une gauche de combat.

Ce qu’ont ignoré Macron et ses amis, c’est que la colère déborde largement les seules élections et les institutions « républicaines » qui n’ont plus de soutien dans une majorité de la population. Macron n’est que le président d’une petite minorité de super riches et de leurs larbins. Plus encore que Valls, il va devoir recourir à l’autoritarisme et refuser tout débat pour ne pas être mis en difficulté. De fait, il n’y a que deux possibilités : ou Macron réussit à réprimer suffisamment fort la contestation qui va aller grandissant face à sa politique, où il va se retrouver avec un mouvement de révolte qui rejettera à la fois sa politique mais également les institutions qui la mettent en place et le système capitaliste tout entier.

C’est à cela que la Gauche révolutionnaire va œuvrer : construire la lutte contre Macron à une échelle de masse, appeler à la construction d’une force politique de masse et de lutte, et développer notre orientation socialiste révolutionnaire contre la barbarie du capitalisme.

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