La réforme du master : le gouvernement s’en prend de nouveau à l’éducation

photo de citizenside.com

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Tout ira bien dans le meilleur des mondes. C’est ce que semble vouloir dire Najat Vallaud- Belkacem, ministre de l’Education, dans ses discours. Mais après la réforme du collège, elle s’attaque au secteur universitaire. Belkacem ne le cache pas : la sélection à l’université est bien présente aujourd’hui.

Aujourd’hui, la sélection en master se fait à la deuxième année du diplôme, entraînant des étudiants dans des études dont ils n’ont jamais voulu et ne voudront jamais. La solution de Belkacem ? Supprimer la sélection en deuxième année. Bonne idée, si on ne la décale pas à l’entrée en première année. C’est pourtant ce qu’elle propose pour la rentrée 2017 : permettre l’envoi d’étudiants dans des masters non désirés, sélectionnés selon les notes, la motivation et le projet professionnel de l’élève. Autrement dit, la décision de l’avenir d’un étudiant ayant obtenu sa licence – insuffisante pour trouver un emploi – sera basée sur l’avis d’un jury.

Un master ? Peut-être, mais pas près de chez vous

Une valorisation de la mobilité géographique est prévue en même temps que la réforme, accompagnée d’une augmentation des aides financières à l’élève devant aller étudier dans une ville qui n’est pas la sienne. Toujours en discussion, cette partie du projet permettrait d’envoyer un étudiant n’importe où dans le pays pour obtenir un master qui ne lui convient pas forcément. Un investissement complètement inutile, qui ajoutera une charge supplémentaire à l’étudiant qui aurait dû faire un master choisi dans sa propre ville.

Les syndicats échouent dans les négociations

L’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF) a tenté des négociations avec le gouvernement concernant la réforme du master, mais n’a obtenu qu’un « compromis » inutile dont certains sont satisfaits, mais qui est râillé par la majorité des syndiqués. Il faut se battre et se mobiliser contre le massacre de l’Éducation, et arrêter de « réformer » cette sélection dont nous revendiquons la suppression.

Par Vincent

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