La politique d’austérité du gouvernement tue dans la Santé !

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Manifestation des Hôpitaux Parisiens devant l’Hôtel de ville

Cela fait un an et demi que les travailleurs des Hôpitaux de Paris luttent contre la  » réforme Hirsh » qui va les précariser davantage en supprimant des RTT, en ne comptant plus les heures supplémentaires, ou en flexibilisant les horaires. Il y a eu de nombreuses grèves et manifestations, les personnels hospitaliers ont été là contre la loi travail, à Nuit Debout, malgré les réquisitions. La réforme dans les hôpitaux a été passée sans l’accord des syndicats, en mode 49.3.

Les travailleurs sont pressés comme des citrons

22 000 suppressions de postes prévues pour les prochaines années, plus de 15 000 fermetures de lits d’ici 2017, c’est un massacre organisé alors qu’un gaspillage incroyable a déjà lieu en embauchant des intérimaires (!) à la pelle. Cela n’a pas l’air d’émouvoir autant Valls que trois stupides coups portés aux vitres de l’hôpital Necker à Paris…

La politique managériale s’installe pour mettre la pression sur les travailleurs. Le 13 juin, un infirmier s’est suicidé dans son bureau à l’hôpital Rangueil (31) et cela a été reconnu comme accident du travail. Le 24 juin c’est une infirmière du Groupe hospitalier du Havre (76) qui s’est aussi suicidée en laissant une lettre mettant en cause la dégradation constante de ses conditions de travail.

Notre santé en danger

La loi « santé » (qui défend autant la Santé que la loi « Travail » le travail…) de Marisol Touraine commencera à être appliquée le 1er juillet. Des Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT) permettent d’organiser les suppressions de postes en rendant dépendants les établissements de taille moyenne aux plus gros. Déjà de nombreux services, chirurgies, urgences de nuit, maternités ont été supprimés, jugés pas assez rentables par les Agences Régionales de Santé.

Cette politique a déjà des répercussions. En 2015, l’INSEE a relevé une augmentation de la mortalité de 7.3 %, du jamais vu depuis la seconde guerre mondiale et aussi un premier recul de l’espérance de vie. Le vieillissement et la dégradation des conditions de vie l’expliquent mais l’accès aux soins rendu plus difficile a aussi un impact.

Cette casse de l’hôpital public a pour but, sans privatiser directement, de remplacer une partie croissante du système de santé public par le privé pour les profits des capitalistes, et au détriment de notre santé ! Il est nécessaire d’en finir cette loi du profit.

Il nous faut un vrai service public de santé unique, gratuit, de qualité et accessible à tous. Pour cela exigeons :
– Le retrait de la loi « santé », de la réforme Hirsh…
– L’arrêt des fermetures des services et une répartition des structures sur tout le territoire selon les besoins définis démocratiquement et non plus pour la « rentabilité »
– La titularisation de tous les précaires et l’embauche massive dans les hôpitaux en fonction des besoins, l’augmentation des salaires
– Une santé publique et gratuite pour tous et toutes : remboursement à 100% par l’assurance maladie de tous les soins et médicaments !
– Pas de place pour le business dans la santé : nationalisation de tous les grands groupes et cliniques privées !
– Gestion et contrôle des équipes de travailleurs et travailleuses du secteur eux-mêmes en lien avec les usagers des besoins, des budgets et des embauches

Par Matthias

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