G7: un nouveau chapitre dans les relations mondiales

La dernière réunion du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada) a été marquée par la décision de Donald Trump de rejeter l’accord préparé par le G7. Cette réunion marque une période de tensions croissantes entre les puissances impérialistes. Suite au G7, le gouvernement US a imposé des taxes supplémentaires sur toute une série de produits d’exportation de la Chine vers les US, comme sur toutes les importations vers les US de fer et aluminium. Les craintes augmentent qu’une guerre commerciale soit déclenchée ou, au moins, que ces nouvelles barrières douanières amènent un ralentissement de l’économie mondiale.

Article publié dans l’Egalité190

Les tensions croissent

Les conflits entre les dirigeants politiques des grandes puissances ne sont pas dus qu’à l’ego de Trump, mais sont le reflet des changements politiques et économiques en cours, dans une situation où l’économie mondiale n’a pas encore récupéré de la crise commencée en 2007-2008. Un changement fondamental est l’arrivée de la Chine capitaliste au rang de puissance mondiale, corrélée à l’affaiblissement de l’impérialisme des US. Leur domination stratégique internationale suite à la chute de l’URSS est finie. En même temps, les États européens font face aux tensions entre eux, essayant de gérer les effets du Brexit, l’impact des migrations et de prévenir une nouvelle crise de l’euro.

Les classes dominantes sont partout instables

Tout ça approfondit les conflits entre puissances rivales, qui veulent maintenir ou augmenter leur part dans une économie mondiale au ralenti. Le gouvernement de Trump voit l’instabilité créée par ses actions comme un coup qui déstabilise ses rivaux et libère l’économie US de quelques contraintes. Mais la bourgeoisie des US n’est pas seule dans la poursuite de ses propres intérêts, chaque bourgeoisie impérialiste le fait. La victoire électorale de Trump a été réussie partiellement grâce à la déception face aux promesses d’Obama et de la campagne de Clinton. Même si Trump représente un secteur de la bourgeoisie des US, sa victoire au parti républicain et à la présidence montrent que les classes dominantes ont perdu partiellement le contrôle sur les événements politiques dans leur propre pays. Mais sa victoire a aussi déclenché une opposition populaire et une polarisation sociale croissante.

Partout dans le monde, des luttes importantes auront lieu pour les conditions de vie, l’environnement et les droits démocratiques et contre les différentes formes d’oppression. Des stratégies pour gagner ces batailles sont nécessaires, mais pour que nos conquêtes ne soient pas attaquées, il faut lier ces batailles à la construction d’une véritable alternative socialiste. Où les ressources économiques sont en propriété publique et la production et distribution des richesses est planifiée démocratiquement pour servir les intérêts de l’humanité et pas les profits d’une poignée. C’est la seule façon de ne pas mener au désastre des capitalistes et leurs politiciens.

Par Pedro

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