Face à Macron il faut un front uni!

Defile-du-26-mai-une-cinquantaine-d-organisations-vont-participerNous avions écrit dans le précédent numéro de l’Égalité : « Les 5 et 26 mai, la « Fête à Macron » et la « Marée populaire » ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes. Ces grandes marches de résistance à la politique de Macron, qui ont eu lieu partout à travers le pays, ont été appelées collectivement par de nombreux syndicats, partis et associations. Elles ont prouvé qu’il était possible de mettre tout le monde d’accord pour appeler à sortir dans la rue, le même jour. C’est un pas en avant, car c’était la première fois que le « tous ensemble » existait depuis que Macron est au pouvoir ». Depuis lors, rien ne s’est passé de ce côté-là.

Une occasion ratée pour un front de lutte

Or, il aurait été tout à fait possible – et souhaitable – que dans la foulée des 5 et 26 mai, un front se mette en place pour continuer d’organiser la
lutte contre ce gouvernement au service des riches. Cela aurait pu être le rôle de la France insoumise, avec d’autres forces motrices, d’appeler à la création de comités « 5 mai » ou « marées populaires » pour appeler à des meetings, discuter de comment se battre contre Macron, avec les militant-e-s de toutes les forces autant politiques que syndicales, mais aussi l’ensemble des travailleurs, jeunes, chômeurs, retraités…

Avec un tel front uni de lutte et de résistance en place, au moment où le scandale Benalla a éclaté, nous aurions pu appeler à des manifestations contre le gouvernement partout en France en juillet. Au lieu de cela, l’indignation est restée cantonnée aux réseaux sociaux et n’a pas pu trouver d’expression réellement collective, dans la rue. Ce qui nous aurait permis de se retrouver une nouvelle fois, de discuter. Ensuite, nous aurions pu nous servir de l’été non pas pour nous demander chacun dans notre coin ce qu’il allait bien pouvoir se passer à la rentrée, mais pour continuer à mobiliser pour une première journée de grève à la rentrée.

Avançons vers l’unité contre Macron et les capitalistes

La Gauche révolutionnaire pense que la construction d’un front de lutte contre la politique du gouvernement, autour de revendications simples comme la défense des retraites et de la Sécu, la baisse du temps de travail sans perte de salaire pour embaucher les chômeurs, l’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé, l’annulation des mesures en faveur des riches et des patrons, est non seulement possible mais aussi nécessaire. Les discussions doivent reprendre, autour d’échéances comme la grande grève du 9 octobre. Elles devraient avoir lieu non seulement entre les forces politiques et syndicales, mais aussi au moyen de débats publics, meetings… pour permettre au plus grand nombre de se saisir des discussions et de s’impliquer. Macron n’est pas si fort qu’il aimerait le faire croire.

Créer le débat entre toutes les forces

Il s’agit de créer le débat entre toutes les organisations. Car face au projet de contre-révolution sociale de Macron, il ne faut pas jouer le jeu d’une fausse séparation entre « le social » et « le politique ». Il faut au contraire que partis, syndicats et associations forment ensemble ce front uni. Dans ce processus, la France Insoumise, à laquelle la Gauche révolutionnaire participe depuis près de deux ans, devrait jouer un rôle moteur. Elle devrait appeler à de telles rencontres, réunions publiques, ouvertes à tous ceux qui veulent lutter…

Nous devons continuer à nous regrouper pour lutter tous ensemble. Et pouvoir discuter à une échelle de masse de l’alternative que l’on veut pour en finir avec cette société capitaliste : le socialisme, où l’économie est gérée et planifiée démocratiquement par les travailleurs et la population pour satisfaire les besoins de tous et protéger l’environnement. C’est ce que défend la Gauche révolutionnaire.

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Par Cécile Rimboud

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