Face à l’Ubérisation, il faut une fédération CGT d’auto-entrepreneurs!

p5 manif deliveroo lyonLa loi Macron a mis en dépeçage les services publics de transport pour les privatiser. Les lois « travail » ont servi à casser le statut de salarié. Les plateformes en ligne comme Deliveroo ou Uber, pour les plus connues, en ont profité pour revoir leurs contrats au rabais et pour payer les chauffeurs à la course. La majorité LREM a voté un amendement empêchant la requalification en salariat.

Article publié dans l’Egalité 195

À Paris depuis fin 2016, le « CLAP » collectif des livreurs autonomes de Paris a su mener des luttes, par des appels à la grève et à limiter la casse des conditions de travail. Uber Eat en 2018 a baissé les revenus des travailleurs de 25 %. À Bordeaux, pour s’opposer à cette casse sociale, ils ont monté le syndicat CGT des livreurs de Gironde. À Lyon le comité chômeurs et précaires CGT aide à créer un rapport de force face à l’employeur. Uber Eats est présent dans 83 grandes villes et va venir s’installer dans les petites et moyennes villes comme Cherbourg, Bergerac, Brive, Cholet, Libourne et bien d’autres. Les collectifs de livreurs étaient spécifiques à des territoires, mais maintenant, c’est dans un périmètre national qu’Uber emploie ses chauffeurs.

Une fédération CGT des auto-entrepreneurs répondrait mieux contre les attaques des patrons comme Uber. Les travailleurs coursiers des plateformes numériques doivent s’imposer dans le syndicat, cela leur permettrait d’être reconnus comme salariés. Tous ceux qui subissent l’auto-entrepreneuriat devraient organiser cette démarche comme un premier pas, pour sortir de la précarité.

Par Mathieu Jardin

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