Education: luttons pour des moyens à la hauteur des besoins!

Ce vieux slogan des mobilisations dans l’Éducation (et dans d’autres secteurs de la fonction publique) est toujours d’actualité. Il résume bien que la question des moyens est centrale pour aboutir à une Éducation gratuite, de qualité, accessible à toutes et tous.

Macron et Blanquer accélère la casse de l’éducation

La lutte pour plus de moyens était et est au coeur des mobilisations dans l’Éducation de ces derniers mois et semaines (contre les réformes du lycée général et du lycée professionnel, contre la loi Blanquer dans le 1er degré, contre les suppressions de postes…). Avec toutes ces contre-réformes et mesures régressives, Macron et Blanquer mettent en place une casse en profondeur de l’Éducation avec plusieurs objectifs : réduire drastiquement le budget de l’Éducation nationale en supprimant des milliers de postes d’enseignants tout en instaurant plus d’emplois précaires, renforcer le tri social et accélérer la privatisation rampante des secteurs entiers (plus de formations professionnelles dans le privé au détriment des lycées professionnels, plus d’argent public pour les écoles maternelles privées, etc). Et tout cela accompagné des mesures réactionnaires : drapeau tricolore dans toutes les classes, chanter la Marseillaise, museler les personnels avec « l’obligation de réserve »… Il est évident que cette politique ne sert que les intérêts des capitalistes et des super-riches au détriment des jeunes, notamment des jeunes issus des milieux populaires, et des conditions de travail des personnels.

Des mesures progressistes de Macron?

La mobilisation massive récente des enseignants du 1er degré et des parents contre la loi Blanquer et des fermetures de classes et d’écoles a mis le gouvernement sous pression. Macron a annoncé le 25 avril des maximas de 24 élèves par classe de la maternelle jusqu’au CE1 et la création d’une centaine de postes dans le 1er degré. Mais nous ne sommes pas dupes : à l’égard des besoins pour cette mesure, une centaine de postes est complètement ridicule et il y aura un retrait des postes encore plus massif dans le second degré (collèges et lycées) car aucune augmentation du budget de l’Éducation nationale est prévue, bien au contraire. Déjà, la « mesure phare » de Blanquer, la mise en place des CP et CE1 à 12 en éducation prioritaire, s’est faite au détriment des autres niveaux et des écoles hors éducation prioritaire.

En dehors du fait que 24 élèves par classe c’est encore trop. Pour pouvoir réduire un minimum des inégalités scolaires et sociales qui ne cessent de croître, il faut se battre pour des maximas de 15 élèves par classe en éducation prioritaire et de 20 élèves par classe hors éducation prioritaire. Une lutte d’ampleur s’impose dans l’Éducation pour la satisfaction de  cette revendication cruciale.

Continuons la mobilisation contre Blanquer et Macron!

Cette revendication montre le chemin. Tout en mettant en avant celle-ci, il est aujourd’hui urgent de faire reculer le gouvernement sur les « réformes » et lois actuelles. Ce dernier temps, des multiples grèves et
des actions combatives (occupations des écoles, collèges et lycées) ont vu le jour dans beaucoup de villes. Ce qui nous a manqué pour l’instant, c’est une coordination et une unification de ces luttes : un mouvement de grève massif, national de toute l’Éducation et de tous les personnels, en lien avec les parents d’élèves jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Il faut aussi créer un lien plus fort avec les autres travailleurs de la fonction publique et du privé et avec le mouvement des Gilets jaunes pour créer des bases pour un mouvement « Tous ensemble ». Les salariés de l’Éducation nationale ont tout intérêt de se joindre à la journée de grève nationale de la Fonction publique du 9 mai et de continuer, par la suite, la mobilisation contre la casse de l’Éducation.

Après avoir fait ses preuves l’année passée en tant que machine de sélection et de reproduction sociale,
Parcoursup entame la dernière phase de sa deuxième année avec une nouveauté pour les nouveaux bacheliers : certaines formations demandent des frais de candidature à payer de la poche des candidat.e.s ! Ces frais, allant de 37 € à 150 €, sont une nouvelle barrière qui se dresse devant les élèves les moins favorisé.e.s. L’enseignement supérieur doit être gratuit et ouvert à tou.te.s !

Par Olaf

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