Consolider le mouvement

21728525_1134835103285446_8924884817994010866_nLa journée du 16 novembre (appel CGT, FO, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) s’annonce comme la suite des 12 et 21 septembre, à quelques détails importants près. Tout d’abord, la direction nationale de FO, poussée par ses bases, est cette fois-ci de la partie. Une journée de mobilisation où les militants CGT doivent pouvoir commencer à construire les actions avec les militants FO. Ceci va renforcer ces sections déjà grévistes en septembre et rendre impossible tout « freinage » de Mailly. Une approche ouverte vis-à-vis des opposants de la CFDT permettra aussi à ces salariés de ne pas se couper de la lutte, malgré leur direction.

UNIS POUR COMBATTRE SUR TOUS LES FRONTS !

L’intersyndicale semble décidée à sortir du piège d’une grève contre les seules ordonnances Macron même s’il faut continuer à revendiquer le retrait pur et simple. La déclaration issue de l’intersyndicale du 24 octobre fait de cette question un point crucial mais au même rang que les attaques contre l’assurance chômage, l’emploi, l’insertion des jeunes, la sélection à l’entrée des universités, les salaires, les services publics, la protection sociale.

La confédération CGT qui jusque là limitait le conflit aux attaques inacceptables sur le code du travail est décidée à axer plus la mobilisation contre les mesures antisociales. Voilà de quoi donner au 16 novembre un visage différent des journées de septembre en pouvant faciliter le lien entre les luttes. Les fonctionnaires seront dans la rue le 16 pour défendre leurs salaires et les services publics, les jeunes pour s’opposer à une sélection accrue ; et l’impact pour mobiliser plus largement des salariés du privé déjà en conflit pour leurs salaires ou leurs emplois sera plus fort.
Plusieurs ingrédients sont réunis pour que les mobilisations soient plus massives en novembre que celles de septembre ou du 19 octobre contre les ordonnances Macron, qui avaient le défaut d’être très tôt pour l’une, et sans temps de préparation suffisant pour les autres. Mi-novembre est donc un moment crucial pour les salariés mais ce ne sera pas tout ou rien !

Chaque journée réussie marque une progression dans la prise de conscience qu’il faudra lutter contre la politique de Macron-Philippe, et qu’un bras de fer sera nécessaire. Et ne pas reconduire la grève le 17 novembre ne voudra pas dire que la bataille est perdue. La colère est profonde
et les attaques pleuvent. De nombreux salariés, jeunes, retraités, sans emploi… sont contre Macron, mais beaucoup ont encore des doutes sur la possibilité et les moyens de construire la grève générale nécessaire pour les stopper alors que des grèves d’un jour se sont succédées sans faire céder les différents gouvernements.

Les militants, syndicalistes ou travailleurs en colère doivent en priorité convaincre les autres de rentrer en lutte. Les grévistes et les manifestants jugeront leur capacité à gagner un conflit plus dur en comptant les coups qu’ils vont infliger aux capitalistes et à Macron.

Par Luc de Chivré

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