Conférence climat de décembre à Paris : le gouvernement sème du vent…

reunion sur le climatLe gouvernement a tenue à inscrire dans la loi transition écologique l’objectif de réduire la part du nucléaire à 50 % dans la production d’électricité (aujourd’hui 75%). C’était l’engagement de Hollande en 2012 mais il ne sera pas tenu. L’objectif des 50% représente la fermeture d’environ 20 réacteurs sur les 58 d’ici 2025 alors que le gouvernement rechigne déjà à fermer celui de Fessenheim. Pour les centrales nucléaires il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour les fermer; d’ailleurs le temps très long du démantèlement devrait conserver une bonne partie de l’emploi mais les syndicats s’inquiètent légitimement. Une solution doit être trouvée pour chaque travailleur et pas les pseudo reclassement après les licenciements qui laissent une bonne partie sur la touche.

L’autre gros problème c’est le traitement des déchets nucléaires car on ne sait pas les traiter en fait. Une bonne partie des pays a déjà abandonné l’idée et les stockent alors qu’il faudrait plus de recherche sur le sujet. En France il y a le site d’Areva de la Hague qui concentre une quantité monstrueuse de déchets radioactifs et qui ne sert en fait qu’à séparer les éléments à des fins militaires tout en polluant la zone. En plus de cela, le site va être agrandi ce qui comporte beaucoup de risque comme les centrales. Dans le même temps Areva suite aux fiasco de l’EPR, de l’effondrement du marché japonais après Fukushima compte supprimer des postes et est en voie de rachat par EDF. Encore une fois la logique de l’économie capitaliste c’est d’être contre les travailleurs et l’environnement.

Pendant ce temps là le gouvernement continue sa communication. Le sommet climat et territoire qui a eu lieu à Lyon début juillet a rassemblé les maires et les élus des territoires d’un peu partout dans le monde pour affirmer leur place dans le débat en vu de la COP21, la conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu à Paris en Novembre. Ils mettent en avant les « progrès » des villes par rapport aux Etats. Mais même si il y a des progrès (réduction de consommation d’énergie dans les bâtiments et dans les transports) ça ne change pas les problèmes fondamentaux qui sont les types d’énergies utilisées ni ne touchent à la sphère de production industrielle et agricole, responsables de deux tiers des émissions de C02 en France. Souvent il y a des campagnes pour « sensibiliser » les habitants à leur consommation (voire les culpabiliser ou les faire payer) pour rejeter le débat sur les solutions individuelles, qui en plus demandent souvent beaucoup de temps que les gens n’ont pas.

En fait, beaucoup disent que même si Hollande parle encore d’accord contraignant sur la limitation à 2 degrés du réchauffement climatique, de fait, cette limite sera dépassée qu’il y ait accord ou pas. En effet, aucun de ces gouvernements ne s’attaque aux multinationales et à leurs profits. Or, pour faire ces profits, il faut réduire au maximum les coûts de production, ce qui veut dire rogner autant que possible sur les salaires et sur la sécurité y compris environnementale.
Il sera donc indispensable de faire entendre la voie des travailleurs, des jeunes et de tous ceux et toutes celles qui subissent réellement la pollution au travail comme dans la rue face à la mascarade de la COP21.

Nous préparons cette mobilisation pour mettre en avant un programme socialiste révolutionnaire qui s’en prenne réellement aux vrais pollueurs : les capitalistes!

Par Matthias

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