Avec Hollande, le changement c’est pire qu’avant !

 

"Ce n'est pas parce qu'ils se disent de gauche, qu'ils le sont!"  Retrouvez les dessins de Fanch sur son blog http://blog.fanch-bd.com

« Ce n’est pas parce qu’ils se disent de gauche, qu’ils le sont! »
Retrouvez les dessins de Fanch sur son blog http://blog.fanch-bd.com

Alors que de nombreux plans de licenciements sont annoncés, dans de nombreuses entreprises les premiers effets de laccord national interprofessionnel se font sentir : baisse des salaires, hausse des heures de travail, aggravation des conditions de travail, etc. Dans le secteur public les agents subissent toujours des suppressions de postes, la surcharge de travail (entrainant la dégradation des services rendus aux usagers), et une 4ème année sans augmentation de salaire, le gouvernement continue sa politique de rigueur afin datteindre un déficit public de 3,6% du PIB (au lieu des 4,5% en 2013). Conséquence ? Cest encore aux travailleurs et au travailleuses et à leur famille de payer la crise du capitalisme !

Le budget de lEtat en baisse.

Les dépenses de lEtat nont pas été oubliées, puisque cest 9 milliards deuros qui sont prévus avec la suppression de 13.000 postes de fonctionnaires ou dagents non-titulaires de lEtat dégradant un peu plus la qualité des services publics, le gel des salaires pour une année de plus, la diminution des aides aux opérateurs publics comme Météo France, lAgence de lenvironnement et de la maîtrise de lénergie ou aux collectivités territoriales (des impôts locaux en hausse sont donc à prévoir)

Une fiscalité en faveur des entreprises.

La pause fiscale claironnée sur tous les tons par les ministres ne sera pas pour tout le monde. Les entreprises verront effectivement une diminution de 12 milliards deuros des prélèvements obligatoires qui les concernent, grâce en particulier à lentrée en vigueur du crédit dimpôt compétitivité emploi (CICE) dun montant de 10 milliards deuros décidée lannée dernière.

Les ménages, quant à eux, verront globalement leurs prélèvements augmenter de près de 11 milliards deuros : fiscalisation des majorations de pensions pour les retraités ayant élevé au moins trois enfants (1,2 milliard), hausse de la TVA (6 milliards deuros), ou encore la non-indexation des aides aux logements (APL), etc.

Le budget des 4 branches de la Sécu (santé, retraite, famille, accident du travail) aussi sera impacté puisque le gouvernement veut en réduire le déficit de 3,4 milliards deuros. Bien évidemment, ce sont les travailleurs qui devront supporter leffort.

Les budgets sociaux amputés.

La réforme des retraites en accroissant le nombre dannuités pour avoir des pensions à taux plein (ce qui diminuera le montants des pensions et/ou augmentera lâge effectif de départ à la retraite pour le plus grand nombre) entre dans ce cadre, bien sûr. Concernant la branche « famille », dune part la baisse du plafond du quotient familiale augmentera de 1 milliard deuros les prélèvements des ménages alors que dans le même temps, afin de financer la réforme des retraites, les entreprises verront leurs prélèvements « famille » diminuer de 0,15%.

Mais cest sur la branche « santé » que le gouvernement prévoit de faire le plus déconomie, avec 2,9 milliards deuros. Les dépenses de santé ne doivent pas augmenter de plus de 2,4%, malgré le vieillissement de la population et laccroissement des pathologies – soit laugmentation la plus basse depuis 1998. Leffort portera en particulier sur les dépenses hospitalières (440 millions deuros) fragilisant un peu plus les hôpitaux et réduisant loffre de soin ou encore en fiscalisant pour les salariés la part employeur dans les mutuelles et assurances dentreprises.

De pire en pire

Alors que sur un an lINSEE décrit une hausse des prix à la consommation de près de 1%, déjà, le Haut conseil des finances publiques dépendant de la Cour des comptes prévoit un effort supplémentaire au cours de lannée 2014. Avec ce gouvernement, comme avec les précédents, dun côté, on a toujours plus de cadeaux pour les entreprises, les patrons et les capitalistes et de lautre toujours plus dimpôts, de taxes, des salaires en berne, le chômage et la misère croissante. Hollande est bien « le président des entreprises »,  des patrons en fait.

Par Yann Venier
L’Égalité n°163 (octobre-décembre 2013)
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