Amplifions la lutte pour stopper la politique de Macron

P1 198323-manifestation-sur-les-retraites-a-saint-nazaire-le-2-octobre-2010Les voeux de nouvelle année de Macron ont renforcé la détermination des centaines de milliers de travailleurs qui se sont mobilisés depuis le 5 décembre contre la casse des retraites. Avec son discours creux et son air méprisant, il s’est félicité de sa politique et nous a encore expliqué qu’il ne faut pas avoir peur et que bien sûr qu’on n’a rien compris, tout ça s’est pour notre bien… Nous lui répondons : dégage ! On est déterminés car on a bien compris que ce qu’il nous prépare c’est un avenir de précarité, de bas salaires et de conditions de vie encore plus dégradées que ce qu’on subit déjà.

Cette attaque fondamentale met en lumière la logique de fond de ce gouvernement : tout transformer en vulgaire marchandise pour offrir à ses amis riches patrons du CAC 40. Si on regarde bien les attaques menées ces dernières années (baisse des impôts pour les plus riches, flat tax, CICE, casse de l’assurance chômage, casse de la fonction publique…) on voit bien qu’il y a une logique. Il s’agit bien de permettre aux capitalistes de se remplir les poches, d’une part. Soit directement, avec les cadeaux type suppression de l’impôt sur la fortune (ISF), soit en leur permettant de nous exploiter toujours plus pour tirer plus de profits de notre travail (allongement de la durée de travail, baisse des salaires réels…). Et d’autre part, il s’agit de mettre à genoux les travailleurs et les jeunes en réduisant au minimum les services publics et la sécurité sociale (et en renforçant la répression). Mais n’est-ce pas la base même du capitalisme, exploiter les travailleurs pour nourrir le capital ?

Une brèche est ouverte et c’est le moment de l’enfoncer!

Ce n’est pas pour rien si la grève est majoritairement soutenue, malgré le matraquage médiatique et la propagande. C’est une lutte qui est bien plus large que le seul fait de sauver le système de retraite par répartition. Bloquer cette réforme, c’est ouvrir la voie à une remise en cause complète de ce gouvernement et du système qu’il sert. Mais pour cela la grève doit s’étendre à tous les secteurs et élargir ses revendications pour construire une grève générale qui remette en cause le règne des plus riches.

Le besoin d’un parti des travailleurs

Le potentiel du mouvement en cours se voit aussi à la position des partis politiques. A l’approche des municipales (et en préparation de la présidentielle) chacun essaie de nous caresser dans le sens du poil. Et surtout, il essaient tous de faire oublier que depuis des années ils n’ont rien fait pour défendre ceux qui sont aujourd’hui dans la rue. Les candidats LREM passent leur temps à dire que la politique locale et nationale ce n’est soi-disant pas la même chose pour essayer de limiter la sanction. Même chose du côté de LR ou du PS. Nous n’oublions pas que le PS au pouvoir n’est jamais revenu sur les attaques néolibérales et a même voulu aller encore plus loin que la droite avec la loi « travail ». Quant au RN de Le Pen, son programme repose sur la défense du patronat français, derrière son blabla populiste il n’y a rien à attendre pour les travailleurs.

Nous avons besoin d’un parti des travailleurs, un parti de combat qui permette de renforcer nos luttes et préparer une alternative au capitalisme. Dans la lutte qui se déroule, nous commençons déjà à échanger et expérimenter des moyens démocratiques de nous organiser. Nous commençons à prendre conscience de notre force en tant que classe. Nous faisons de la politique. Quelle que soit l’issue du mouvement, il faudra qu’un débouché politique en sorte avec un programme combatif issu de la lutte et traçant des perspectives pour en finir avec toutes les politiques capitalistes. Les retraites, les services publics, la production sont le fruit de notre travail. C’est à nous de les gérer, car c’est le seul moyen pour qu’ils soient au service de la majorité et pas de rapaces comme les fonds de pension et autres multinationales.

Les principaux secteurs de l’économie doivent être nationalisés sous le contrôle des travailleurs. Pour répartir le travail entre tous, pour que chacun puisse vivre dans des conditions décentes, pour protéger notre environnement et notre santé, on ne peut pas compter sur le patronat ni sur ses serviteurs au pouvoir : il nous faut un gouvernement des travailleurs. La Gauche révolutionnaire lutte pour une société socialiste. Une société libérée de la loi du profit et de l’exploitation de la majorité au profit d’une minorité.

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